SCÈNE Vil Les îvîÉanis, AInGELA
AMOLLA. rite sort de ia liuLlc aux bras de Luisa el de Cornclio. Non,
hiissi z-niui, je me sens ia force d'aiier moi-même remercier mou sanviMir.
DON LUIS, ii part. Soi! SaUVCUl'!
wohacEj .-tiiaiii au-ticvaiii. d'elle. Ah! seïïorita, vous ne me devez aucun remerciaient... et moi je devrais vous gronder pour votre imprudence... Marcher, lorsque vous êtes à peine remise de votre- évanouissement. Permettez- moi de vous présenter don Luis d'Aguiiar.
oo>: luis. A (pli donc ai- je l'honneur?...
c.ornp.lio. A la s( fin ri la Angola de Terres...
don luis. De la famille du général Guerrero Azclecas 3 il me sembk 1 '?...
axgll.à. Sa nièce, schor... Et si j'ai le plaisir de répondre moi-même à vos questions, je le dois à ce gentilhomme qui nous a sauvés des Gomanches.... Oh! seigneur cavalier, si vous l'aviez vu pendant le combat... terrible et menaçant!... Il me rappelait le grand saint Michel-Archange, qui est peint dans mon livre d'Heures!...
don luis. Je vois avec plaisir que le comte Horace n'a pas obligé mie ingrate!... El... où vous rendez- vous?
anl.klà. A (kiaymas!
DON LUi.?. Ah !
anglla. Près de mon oncle, le général.
tigukuo, s'apriochant du comte. Capitaine, n'oubliez pas que nous devons partir demain de grand maiiii.
uonACE. C'est juste! Seîiorita,la lune est déjà haute à l'horizon, et, croyez-moi. le repos vous est nécessaire; pardonnez-moi de prendre congé de vous si vite, mais je réponds de votre santé! A demain, senorita!...
AXGELA. A demain, comte. (Elle lui tend la main; il la prend par un mouvement spontané : il va pour la portor à ses lèvres, pui* il hésite; Angola avance sa main ; il l'embrasse.)
II011ACE, se retournant et saisissant lu regard de don Luis sur
Angola. Comme vous la regardez 1 quel étrange coup d'oeil !
doïv 7 luis. Je me pique d'être observateur, et je cherchais à lire dans les yeux de celle jeune fille, sij dans son cœur, la reconnaissance" ne ferait pas bientôt place à un sentiment plus doux !
HORACE. El?
don luis,, (l'une vois sourde. Et je crois qu'elle vous aimera! horace, joyeux. Ah! Dieu vous entende!
DOK LUIS, vivement. Ail revoir, COlllle! (il disparaît, rapidement; le comte reste un'inslanl étonné, puis son regard tombe sur Ciirumilla.)
horace. C'est étrange! pourquoi ce brusque départ?
TIGIŒRO, s'approclianl d'Horace. Comte?
horace. Qi.ry a-t--i!?..-
TiGiiERo. Voilà celui que j'aime le plus au monde, après vous.
HORACE, faisant un si une a Curumilla qui s&ipproche. AlOl'S c'est
toi qu'on appelle Curumilla ?
curumilla. Je suis le frère de ton frère !
TiGRiïRo.Elilvous aimera, car son cxeuresl.de bonne race.
HORACE. Voici ma main. (Horace cl Curumiila se serrent la main.)
cu'iu.milla. Que faut-il faire?
HORACE, le conduisant près do la Initie où s'est relirce Angola.
Vmller sur celte enfant, comme lu veillerais sur ta femme, sur la sœur, sur ta mère.
CURUMILLA. Je veillerai. (îl déploie son manteau, s'assied ilessiiî et lient son Fusil entre ses jambes. Angola cl- Luisa sont rentrées sons la lente : les aventuriers se sont groupés d'une façon pittoresque :Yvon s'approche d'Uorace et déploie une peau délivre, ; Horace s'en enveloppe et s'étend sui'lo sol ; Y von se couche à ses pieds. Un rayon de lune donne en plein sur te camp, la lente d'Angela est restée dans t'ombre. Tout a coup Horace, comme agité, se lève, pusse la main sur son front, fait qinljiifs pas» s'approche de la lente d'Angola, s'assied sur un tronc d'arbre et contemple l' endroit, oit elle repose. A ce moment, en liant sur wnc émiuenco, éclairé par Ii lune, parait don Luis, qui, accoudé contre un arbre, regarde en silence aliernativmiioul l'endroit où repose Angola cl Horace étendu sur sa peau de tigre- Silence complet, calme profond d une nuit américaine.
T R 1 S 1 E M 13 T A 13 L E A VJ Ïj'Siôîi'IL ele lia IPoSkii, à. Siira-iîViMïeÎKïiî».
Uno taverne ii San Francisco. — Au loin, la ville bâtie en bois, la mer, foule de buveurs et de joueurs de tous les pays. — Au lever du rideau on entend au loin de grands ciis et des roulements de tambour ; arrive un drôle de mauvaise mine battant de la caisse, un autre porteur d'un drapeau noir, enfin, un gentleman asse?. mal vêtu.