‹ Les Flibustiers de la SonoreChapitre 47 sur 64 · SCENE UNIQUE · texte numérisé non relu

SCENE UNIQUE

HORACE. GUERRERO, TIGIVERO, CURUMILLA, SANDO- VAi DE SAUVES, ANGELA, Aviïntujuiïrs, Miïxicains,

PlUïTLi^ et PluhtîlïSSKS DU SOLKIL.

cur.uauM.A. J'ai promis d'assisler au mariage delà fille de

don Rnphaèl... me Voici...! (Derrière les chefs indiens s'avancent les pi cires et les pi étresses du soleil, ioisipto le défilé est tenuiiié, une des ]irêtn:sï(s sedéfaclie du groupe et dit les vers suivants :)

LA PftlîflUïSSE, s'avançant suivie des prêtres du soleil.

L'immense nuit tombait des bauieurs éternelles,

Kl sous le noir manteau de ses deux grandes allés

Tenait captifs les vents et la terre et les eaux;

Le parfum, la couleur, te goût, le nom, le nombre,

Rien n'était! — Tout dormait dans tout, — tout était l'ombre,

Les principes de tout Douaient dans le chaos ;

Quand, semblable à l'enfant dont le pas tremble encore,

Fraîche, comme une vierge à l'heure du réveil,

Apparut la première aurore

Sourire du premier soleil !

(Tous les piètres et toutes les prêtresses se retournent et s'inclinant devant

l'aurore.)

Tout fut. — La fleur s'ouvrit, — l'oiseau chanta, — la femme

Aima. — L'astre fécond à tous prêta sa flamme;

Il mit dans l'œil de l'aigle un éclair de fierté,

Un rayon de douceur dans l'œil de la gazelle

Et, dans l'homme, alluma la divine étincelle

L'amour, qui contient tout, la force et la bonté.

Et c'est pour que ce feu se rallume sans cesse

Que tes enfants pieux t'invoquent en ce jour,

Soleil, étemelle jeunesse,

Qui verse l'éternel amour !

(siême jeu, devant le soleil qui apparaît au fond brillamment illumine..

S'adrossant aux jeunes filles.)

D'un pied léger rasez la terre, A l'oiseau dérobez son vol, Dansez mes sœurs, selon l'usage héréditaire!

(Aux jeunes gens.)

D'un pied vaillant frappez le sol Jeunes gens hardis à la guerre Et sages au sein du conseil, Dansez, c'est aujourd'hui la fête du soleil!

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