BALLET
Le char du soleil s'est levé au fond du théûtro, commencent les danses, prêtres cl prêtresses du temps des lncas.Au milieu du ballet, la îïOailïA, dansée par mademoiselle MAlUQUlTA. Le bailel fini, Tiyrero s'avance devant Guerrero.
TicuŒiio. Nous, représentants du comte Horace d'Armançay, nous venons réclamer de vous, don Antonio Guerrero, doua Angela de Torres. Consentez-vous à la remettre entre nos mains et à abandonner les droits de tuteur que vous avez sur elle !
GUEHiuïito.Moi, don Antonio Guerrero de Azeiecas, j'abandonne tous les droits que je possède sur cette jeune fille, je les transmets au corn le Horace d'Annançay... et je lui délègue les pouvoirs que la loi me confère sur doua Angela de Torrès.
nonAŒ. Parle Dieu qui nous entend, je jure amour et fidélité a doua Angela de Torrès.
guiïmœko, a la Manuée. Don-i Angela. soyez heureuse! (n
prend la main d'Angola.) Seigneur COUltO, Alïgèla, échangez VOS
anneaux.
cuiujjyiim.a. Doua Angela de Torrès, c'est à vous d'offrir
au seigneur comte, en signe de soumission
conjugal
breuvage des fiançailles! (Deux jeunes filles apportent l'une l'anneau, l'autre la coupe.)
ANGIÏLA, tenant ouvert an -dessus de la coupe l'anneau conjugal.
Doubles anneaux d'or un instant, séparés, soyez le talisman qui communique à ce breuvage la (lamine de nos cœurs?
(La jeune fiile laisse lomber l'anneau dans la coupe, llécliil un genou et le présente à Horace.)
uohack. Pur amour, sainte flamme, pénètre en moi comme une vie nouvelle, (il hoit.)
GmsmiKito, à part- Enfin !
sakdoval, bas à uiieiTcro. Fiez-vous à moi et laissez-moi faire.
noKAcis, offrant la coupe h Angtia. Angela ! vous serez désormais mon bonheur, mou courage mon génie, ma force....
tua... (Arrêtant Attela.) Ne hoispas!...
angkla. Horace, pourquoi pâlissez-vous?
hohacis. En effet, je ne sais... un peu de fatigue sans doute... Angela, resie près de mos... Oh! mon Dieu., qu'est-ce que j'éprouve ?
TiGitmto. Horace, mon frère! qu'avez-vous donc?
angiïla. Ah ! vite du secours !
nouAciï. Rassurez-vous, ce n'est rien, je ne souffre pas! je... Vaienlin, mes amis... Ah! de Sauvés, tu es médecin, regarde-moi, je suis pâle, n'est-ce pas; je sens ma vue se troubler, j'ai le feu dans la poitrine... Ah! ce breuvage! Ah ! je meurs !
ANuiïLA. Horace! que dit-il?
TIGlilïHO, montrant An-ela et Guerrero. Qu'on s'aSSlirO de Celle
\ femme et de eet homme !
sandoyal. Un crime commis ici! au milieu de nous, nous déshonore tous, s'il reste impuni. A mot, messieurs, et emparons-nous des coupables.. . ! Seigneur alcade, je réclame
main lorle. (Tous les compagnons d'Horace se précipitent vers lui cl î'entonrcnl; les Mexicains profitent de ce mouvement pour disparaître; avec Guerrero cl Angola évanouie.)
oueruero. Allons! la partie n'est pas {perdue! (il fait.) de sauves. Voici une bague trouvée au fond de la coupe.
et voici les mois écrits sur cette bague : Carmen d'Aguilar,
Mexico, i5 avril 1842.
tigrero. Carmen!... la sœur de don Luis..! (regardant autour
de lui) don Luis en fuite.. ! Je Comprends tOUt. (Horace retombe épuisé sur le divan ; sont groupés autour du moribond, de Sauves, une main sur le cœur, interroge le mal; Curumilla, agenouillé à son chevet, le regarde avec une profonde attention.)
AGTE QUATRIÈME
HUITIÈME TABLEAU Le Sëanvlio.
Un rancho en ruines dans une forêt. — La nuit. — Clair de lune.