‹ Les folies amoureusesChapitre 19 sur 50 · LE CORSET DE DORIMENK · texte numérisé non relu

LE CORSET DE DORIMENK

— Non, non ! cria Fabrice. Je me révolte. Il ne nous manquerai plus que de nous raconter nos bonnes foitunesaprèsboire! Que ne convenonsnous de faire des récits alternés, en confiant à la moins endormie de as dames le soin de décerner le prix? Le Dècaméron chez Brébantl Âh! je ne m'attendais pas à cène niaiserie suprême.

— Il y a dix mois, dit Lorsay, que j'adore la marquise Dorîmène. Je ne ia nommerai pas autrement; vous la connaissez. Coquette, elle l'est au point qu'elle n'a i-mais pu voir jouer le Misanthrope sans sourire de pitié, et Célimène lui semble la sœur cadette d'Agnès. Sa perversité étonne, vraiment. Elle a une femme de chambre, blonde à peu prèscommeelle,cequi lui permet de donner à ses prétendants, des boucles de cheveux su£Qsamment vraisemblables, sans attenter à la beauté de sa propre chevelure. Qniconque valse avec elle pour la première fois demeure stupéfait ; elle se donne dans un extra-tour. Ne pas être désirée lui paraîtrait monstrueux. Elle ne compte plus les bottes vernies que le bout de sa boitine n'a point repoussées sous la table, après le Champagne; elle boit lentement, en moutllam À peine le bout de sa langue, comme une chatte, et en regardant vos lèvres de façon à vous rendre fou. Elle mettrait à la porte son cocher, s'il ne tournait à chaque instant la tête vers sa maltresse étendue dans ia calè-

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