‹ Les folies parisiennes; quinze années comiques 1864-1879Chapitre 15 sur 62 · UN PEU DE REALISME · texte numérisé non relu

UN PEU DE REALISME

— Cocher, vous retirez la banquette?

— Toujours, madame, en revenant de la foire au pain d’épice.

35 DEGIlÉS a l’ombre

— Monsieur veut-il une contremarque ?

— Misérable! ça ne vient pas de vous! Vous connaissez ma belle-mère?

— Ah ben, merci! j’ai l’air de suivre un enterrement civil!

Pas fâchés, les maris, de voir une mode qui empêche leurs femmes de courir.

— Une douzaine d’huîtres ! Bigre, vous êtes nombreux à celte table 1

QUESTIONS D’ART

Embaiias deo Missionnaires protestants! Impussium do l'airu accepter d’autre Bible i[ue celle à deux cents francs, illustrée par Gustave Doré.

Il N

— Comment trouves-tu ma peiu.urc?

— Très bien pour la circonstance. Nous sommes en carême : tu fais maigre.

Bien reconnaissants, tous ces braves Turcs, de ce que l’Institut ait pensé à monsieur Gérômc

leur ami et peintre.

— Sapristi! c’est là le portrait de ma femme?

— Monsieur, les effets se payent à part.

QUESTIONS D’ART

Mon ami, voilà un tableau qui est mal éclairé. C'est probablement l’huile qui ne vaut rien.

— Croûtes! plats d’épinard, galettes! Au lieu d’appeler cela un salon, on ferait bien mieux de dire une cuisine.

— Dites donc, marne Pocliet, les peintres, paraît que c’est tous coquins! 11 y avait une médaille d’honneur : pas un n’a été jugé digne de l’obtenir.

— Un très grand peintre certainement! Mais qu’est-ce que cela peut te faire, a loi, puisqu’il n’avait que le sentiment du beau?

— Voici mes cinquante centimes.

-- Bravo! Vous êtes voltairien!

— Je suis tapissier. Voltaire, c’est un fauteuil

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