‹ Les folies parisiennes; quinze années comiques 1864-1879Chapitre 16 sur 62 · QU H S T I O N S D’ART · texte numérisé non relu

QU H S T I O N S D’ART

— Mais c’est une horreur ! Avoir retouché mon portrait pour

l’Exposition! Je n’ai jamais eu ce teint-là! Demande l’adresse de M. Jadin pour manger ses modèles.

— Madame, cette année, il faut flatter les étrangers. Votre portrait est peint uniquement au bleu de Prusse.

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— Ça, un Voltaire? Allons donc! en costume du Directoire’

— Justement. Voltaire ne croyait à rien : je l’ai par conséquent représenté en incroyable.

Costume proposé pour la statue de Voltaire, a 15 n de le rendre populaire dans les campagnes.

Stupéfaction des souscripteurs!

M. Havin n’ayant pas suffisamment expliqué au sculpteur de quel Voltaire il était question pour le monument.

M. Havin exigeant que la statue de Voltaire ait la tête couverte, alin qu’ii soit à l’abri d’une mésaventure a la Duguescliu.

QUESTIONS D’ART

— Peste, Madame! Vous achetez la statuette d’Hereule!

— Hercule? Le marchand m’a assuré que c’était un Plantagenet, et que si je ne l’achetais pas, il allait le céder à l’Angleterre.

M. Courbet les supplie de ne pas y mettre des matériaux trop chers.

La réédilication de la co'onne Vendôme réduit Courbet financièrement et physiquement.

— Monsieur Courbet, on vous donne congé! Vous ne pourrez jamais payer la colonne Vendôme et votre terme.

— Monsieur Courbet, vous ne regretterez pas votre argent: la colonne Vendôme sera plus belle qu'avant.

QUESTIONS D’ART

— Vous allez porter ce tableau au jury.

— Vous n’en auriez pas un autre ?| Celui-là ne me fera (pas honneur.

— Portez-moi ce tableau a l’Exposition.

— Monsieur n’cn aurait pas un plus vêtu? Vousjjconcevez... on tient à sa morale.

— 11 a envoyé une toile au salon; on l’a reçue !

— 11 avait donc oublié de mettre de sa peinture dessus?

Sculpteur apprenant que rien nrest changé au mode des cxdositions.

— Vous me rapportez mon tableau?

— Une fois la-bas, je l’ai regardé! Alors j’ai plus osé le présenter : on a son amour-propre !

— Ah! mon Dieu! vous m’avez fait un œil au milieu du front !.

— Oui, madame, pour que votre portrait soit remarqué a l’exposition.

QUESTIONS D’ART

Jean lla.uux. — KxclIIomU', iu.i j A /faite Clemenceau! Si vous voulez, nous allons nous associer tous les deux. Moi, Jean liiroux, je ferai les mauvais coups, et vous, monsieur Dumas fils, vous les raconterez.

Conelusiun’^dans l 'Affaire Clemenceau, le '.public ayant rendu son verdict.

Notre spirituel ami Albert Wolff organise sur sa plume un train de plaisir pour le Tyrol et la Carintliie.

L'intérêt de 1 ' Affaire Clemenceau amenant un armistice, lien que pour se livrer à cette attrayante lecture.

La pieuvre furieuse contre M. Alexandre Dumas lils, qui a trouvé moyen d’écrire un roman intéressant en se passant cl elle.

Les postillons du Peiit Journal reconnaissant Albert Wolff sur les boulevards.

QUESTIONS D’ART

Conférences de M. Alexandre Dumas.

— Pardon, M. Dumas. Vous serait-il égal de parler là-dedans? J’ai l’oreille un peu dure.

— Tu ne m’achètes pas le programme pour Mercadet ?

— Le véritable programme, je le l’achèterai demain : Les œuvres complètes de Balzac chez Calmann Lévy.

— Notre spirituel ami Sarcey supplie le chef d’orchestre de 11e pas lui battre la mesure pendant sa conférence à l’Opéra - Comique.

12» AUONKÉ INDISCRET

— Monsieur, vous avez là les œuvres complètes de Ba.zac, auxquelles vous donne droit votre abonnement à l’Univers illustre.

— Ne pourriez-vous me donner avec cela la fameuse canne de Balzac, à jjomme d’or?

De ta demeure dernière, grand citoyen, tu dois être content !

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