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Psychoses à interprétations épisodiques

Il n’est peut-être pas d’état psychopathique qui ne soit susceptible de donner naissance à des interprétations. Lorsque celles-ci ne surviennent qu’à titre d’épisode bref, il n’existe aucune raison de penser à l’éclosion possible d’un délire d’interprétation, surtout alors que les symptômes cardinaux permettent de rejeter d’avance pareille h 3 '^pothèse.

Dans la paralysie générale des interprétations niaises, mobiles, contradictoires, se produisent parfois ; elles n’aboutissent pas à la constitution d’un délire systématisé b

1. Ducosté, Les interprétations délirantes dans la paralysie nénérale. Rev. de psychiat., fév. 1907.

DIAGNOSTIC-

Des épisodes interprétatifs peuvent se montrer comme reliquat d’un accès de confusion mentale, ou bien coexister avec cet accès quand l’obnubilation intellectuelle est légère ; il se développe alors une psychose interprétative aiguë comparable à la psychose hallucinatoire aiguë. Dans ce cas les interprétations par leur abondance, leur étrangeté désorientent le malade ; elles restent toujours isolées ; le délire prend souvent l’apparence d’un rêve.

Uépilepsie larvée ne revêt que très exceptionnellement l’aspect d’une psychose interprétative. Levi Bianchini a décrit naguère une épilepsie paranoïde caractérisée par le développement d’une série d’idées délirantes assez bien organisées, à la suite d’un accès convulsif fruste. Ces délires, d’ailleurs transitoires, s’associent à un état crépusculaire pathognomonique.

Dans Vhystérie il n’est pas rare de voir apparaître des interprétations délirantes isolées. Garnier a publié des exemples d’auto et d’hétéro-accusation qui semblent résulter d’interprétations erronées; il s’agit en réalité, le plus souvent, de conceptions qui relèvent de la mythomanie. L’hystérique n’est pourtant nullement réfractaire au délire d’interprétation essentiel.

La psychasthénie ne s’accompagne habituellement que d’interprétations accidentelles; celles-ci prennent, dans quelques cas, un relief plus sensible [psychasthénie délirante de Raymond et Janet).

Le plus souvent, d’après Raymond, ce sont les obsessions de scrupule et de crime qui aboutissent ainsi au délire^. Certains traits — tels que la conservation presque complète

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