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C. La cellule hépatique

La cellulebépatique fait, à la fois, partiedes deux groupements que nous avons indiqués, du lobule sanguin et du lobule biliaire. Elle constitue, à elle seule, un microcosme glandulaire possédant un système sécréteur, le protoplasme hépatique et un système excréteur représenté par les surfaces de contact de la cellule avec les A'oies sanguines et biliaii-es, dans lesquelles elle peut déverser directement ses produits.

Double appareil excréteur cellulaire. — Nous

décrirons, d’abord, le mode de conlacl de la cellule et de ses deux appareils excréteurs:

D’a])rès la loi d’Andrejevic, le capillaire sanguin et le canalicule biliaire longent la cellule hépatique en direction parallèle, et de telle sorte qu’il y ait toujours, entre eux, une épaisseur ou une demi-épaisseur de cellules hépatiques.

Chacune de ces voies constitue, pour la cellule, un pôle et détermine, à son intérieur, deux zones d’influence distinctes.

Contact celliilo-sangitin. — Les rapports de la cellule hépatique et du capillaire sanguin sont extrêmement intimes, au point que, si l’on isole les cellules glandulaires, elles emportent souvent, avec elles, un lambeau de la paroi protoplasmique du vaisseau sanguin. Si les vaisseaux sont vides, la lace vasculaire de la cellule est plane ou légèrement convexe ; s’ils sont distendus par le sang ou par une injection, elle est concave, excavée en gouttière.

Le capillaire est composé d’une simple lame protoplasmique, très mince et continue ; aucun réactif ne permet d’y délimiter des cellules ; l’imprégnation du vaisseau au nitrate d’argent ne donne aucun liséré. Cette paroi protoplasmique mince, ininterrompue, est parsemée de noyaux aplatis. Les capillaires sont donc construits sur le type embryonnaire : ils sont, suivant l’expression de Hanvier, (( indéfiniment embryonnaires », disposition très remarquable en vue des échanges, et spéciale aux organes glandulaires très tactifs.

LA STRUCTURE DU FOIE

La couche endolhéliale capillaire n’est accompagnée d’aucune fibrille conjonctive (i).

Fig. 21. — Schème des rapports de la cellule hépatique et de ses voies d’excrétion (d’après Stôhr) : capillaires sanguins (bordés de leur endothélium) et canalicules biliaires (figurés en noir, en long et en coupe, sur les deux parties du dessin).

Rien ne s’interpose donc entre elle et la cellule hépatique dont elle est très difficile à séparer. Sur la face de la cellule qui touche au capillaire,

(i) Le slroma fibrillaire du lobule, très flexueux et anastomosé (fibres en treillis, Gitterfasern d’Oppel), constitue une fine dentelle entre les capillaires sanguins, mais ne s’interpose pas entre eux et la cellule hépatique. Les cellules étoilées (jSternzcUen') qui lui appartiendraient d’apres Wagner, Engel, Reimers, Disse, Frenkel, semblent, d’après un récent- travail de Kupffer, appartenir à la paroi endothéliale des capillaires : ils incorporent lès globules rouges du sang ou leurs débris. Enfin, d’après Disle, il y aurait, autour des capillaires, et même entre ces vaisseaux et les cellules hépatiques, de véritables gaines lymphatiques à paroi amorphe avec un réseau de fines fibrilles sur lequel sont des cellules étalées et aplaties: ces gaines serviraient de base au stroma du lobule.

ho FONCTIONS DU FOIE EN GÉNÉRAL

on ne trouve même pas la mince lame de ciment |)cri-cellulaire qui existe sur toutes les autres faces^ substance réfringente colorée en bleu violacé inlense par l’iiématoxyline, réduite en noir par le nitrate d’argent, très molle et demi-fluide.

On voit donc combien intime est le contact vasculo-liépatique et combien facilement peuvent SC produire les échanges, simplement à IraA'er.s une mince lame endothéliale sans structure, parsemée de noyaux, où la dialyse est très facile, mais qui présente, en plus, une activité protoplasmique spéciale sur laquelle nous reviendrons.

Contact cellulo-hiHaire. — Les rapports de la cellule hépatique et du canalicule biliaire sont aussi extrêmement intimes.

Dans les foies tubulés, par exemple chez. l’Ammocœtes branchialis (Renaut), on voit les cellules hépatiques succéder sans transition aux cellules biliaires dans la bordure du canalicule. Brusquement, à l’épithélium prismatique clair du canalicule fait suite la cellule hépatique, plus large et plus haute, reconnaissable à son protoplasma spongieux et à ses granulations graisseuses internes. La lumière du tubule lait directement suite à celle du canal biliaire, et son étroitesse n’est due qu’à l’augmentation de hauteur des cellules hépatiques. Chez la Grenouille et le Lézard, l’injection des canaliculcs pénètre entre les cellules li(;patiques, en suivant l’axe des cylindres de Bemak, avec, de distance en distance, des diverticules en doigt de gant s’engageant dans Fin-

LA STRUCTURE DU FOIE h

lervalle des cellules hépatiques, au sein du ciment intercellulaire (Renaut).

Dans le foie lobulé de l’homme, les capillaires biliaires, étudiés par Gerlach, Eberth, Ileiing, dessinent un réseau anastomotique continu (fig. 20).

t'iG. 22. — Slruclure histologique du foie (d’après Stôhr) représentant les rapports des cellules hépatiques avec les capillaires sanguins (espaces blancs) et avec les canalicules biliaires (lignes noires) mis en évidence par la méthode de Golgl.

Ils se terminent entre les cellules hépatiques qui, deux à deux, en bordent la lumière et en constituent, elles-mêmes, les seules parois.

On doit rejeter l’interprétation de Legros qui décrivait un endothélium interposé entre la cel-

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Iule hépalique cl la lumière du canal. « Le canalicule biliaire n’étant purement et simplement qu’une lumière glandulaire, il n’y a pas lieu à considérer une enveloppe quelconque de ce canalicule, pas plus qu’il n’y a à chercher une enveloppe à la lumière des acini pancréatiques ou des glandes de Brünner » (llanvier).

La cellule hépatique est, par conséquent, en rapport par deux laces dilTérentes : d’une part avec le capillaire sanguin, voie de la sécrétion interne, par l’intermédiaire d’une très mince couche endothéliale amorphe ; d’autre part avec la lumière du canalicule biliaire, qu’elle borde sans aucune interposition.

L’excrétion est donc extrêmement facile dans les deux sens ; la cellule hépatique, qui concentre, en elle, toutes les fonctions du foie, possède ses deux voies propres d’excrétion, et dirige, alternativement, sesdmdîles produits de sécrétion, souvent issus d’un même acte chimique, du côté des deux pôles excrétoires, le capillaire ou le canalicule.

En un mot, de plus en plus, l’étude anatomique et physiologique du foie se trouve réduite à l’étude de la cellule hépatique et de son fonctionnement (i).

(i) Les nerfs du foie, qvû proviennent de deux sources, le pneumogastrique et le |)lexus solaire, sont, pour la plupart, comj)Osés de libres de Remak, avec quelques fibres à myéline. Ils se distribuent aux canaux biliaires, aux parois vasculaires et aux éléments propres du lobule. Maccalum a décrit fies fibres sans myéline entre les cellules bepatiques

LA STRUCTURE DU FOIE

Appareil sécréteur cellulaire. — Noyau et protoplasuie. — J^our éUidicr isolement la cellule hépatique, il faut la dissocier dans du sérum physiologkpie. Sur le vivant, sa dissociation est impossible, à cause de sa grande fragilité et de son adhérence considérable aux éléments voisins. Elle est facile, au contraire, quelques heures après la mort ; il suffit, alors, de racler une tranche de section pour mettre les éléments cellulaires en liberté. Renaut explique le fait par une coagulation, postmortem, qui donne à la cellule une certaine rigidité, en même temps fpie se dissout le ciment inter-cellulaire.

Chaque cellule apparaît

alors comme un polyèdre, régulier, à 8 faces d’après llering, plus souvent irrégulier, mais de

Fig. 23. — Plexus nerveux du lobule hépatique du pigeon (d’après Korolkow).

N. Fibrille.s nerveuses entre les travées collulairesdu lobule; H. Fibrilles nerveuses se ramifiant sur les cellules hépatiques ; C. Cellules hépatiques.

(plexus iritercclhilairc), d’où partiraient des fdirilles terminales pénétrant dans les cellules du foie et s’ÿ terminant par un petit renflement. Mais d’après KorolkoIF (méthode du bleu de méth\lènc), et d’après Berkley (méthode de fJolgi), les fibrilles fines et variqueuses qui existent autour des travées épithéliales s’épuisent à la surface et dans l’intervalle des cellules, jamais dans les celhdes elles-mêmes.

diamètres sensiblement égaux. Cliaque cellule renferme un noyau, quelquefois deux.

Le noyau est arrondi, vésiculeux, se colorant l'aiblement par les réactifs nucléaires, comme tous les noyaux des éléments bautement différenciés.

De son pourtour partent des travées protoplasmiques délicates, qui dessinent des mailles à l’intersection desquelles sont des granulations. Ces mailles radiées vont rejoindre, à la périphérie de chaque cellule, une bordure mince, formée l)ar leur fusion entre elles et répondant à une lame de protoplasma demeurée homogène, sans granulations ni vacuoles, qui limite la cellule : il n’y a pas de membrane cellulaire propre.

Produits de l’activité cellulaire. — A l’intérieur des mailles protoplasmiques se trouvent différents produits, qui déjà x^ont nous éclairer sur quelques fonctions de la cellule hépatique.

Parmi les très nombreux produits de l’activité cellulaire hépatique, quelques-uns seulement peuvent être décelés par des réactifs micro-chimiques : tel le glycogène, la graisse, les sels de fer. Ils sont loin d’être les seuls, mais, grâce à leurs réactions, ilc peuvent être assez facilement étudiés Idstologlquemenl, et permettent de saisir, en partie, le fonctionnement même de la cellule hépatique.

Glucogène. — Si on traite une préparation de foie frais par une solution d’iode, alcoolique ou iodurée, on voit certaines cellules hépatiques

LA STRUCTURE DU FOIE

prendre une coloration brun acajou, caractéristique du glycogène. Ni les travées ni les granulations des points nodaux ne renferment de glycogène. Ce glycogène gonfle le protoplasme « comme un liquide sirupeux les mailles d’une éponge » (Renaut) : il ne s’y trouve pas sous forme de granulations, comme le croyait Cl. Bernard, et n’apparaît sous forme de grains que lorsqu’on a coagulé ces gouttes par l’alcool fort. Lorsque la cellule meurt, après congélation ou lavage du foie, on voit le glycogène, rassemblé en grosses gouttes, exsudant hors de la cellule. Cette issue cadavérique du glycogène, explique, en partie, sa disparition quelque temps après la mort. La quantité de glycogène sirupeux, entre les mailles de la cellule hépatique, est très variable suivant les animaux et leur état nutritif. Chez le rat, après 48 heures de jeûne, Banvier n’a plus trouvé de glycogène, dans les cellules hépatiques : les mailles sont alors distendues par un liquide de remplacement, clair, non bruni par l’acide osmique. Ces vacuoles sont « disposées d’une manière régulière comme les alvéoles d’un gâteau d’abeilles ». Il semble donc que le glycogène prenne naissance sur place, dans des vacuoles, fjui, en dehors des périodes nutritives, sont occu- ])ées par un liquide aquiforme (voir pages 121 et suivantes).

Graisse. — Les cellules hépatiques ne contiennent pas de graisse à l’état normal. Mais, dans certaines circonstances, elles en sont surchargées : c’est ainsi que, chez les femelles en lacta-

lion, lianvier, de Sinely ont coiislalé, par l’acidc osmique, des granulations graisseuses, surtout abondantes dans les cellules avoisinant la veine centrale du lobule, c’est-à-dire auprès des voies d’excrétion sanguine. Contrairement au glycogène, la graisse est contenue, non dans les vacuoles, mais dans les travées protoplasmiques mêmes. Elle y constitue des grains, de volume variable, très lins généralement, mais qui peuvent, quelcpiefois, se rassembler en gros globes : le noyau est alors rejeté sur un des côtés de la cellule. A la suite de repas abondants, on trouve, également, une accumulation de grains, colorés en noir par l’acide osmique. Nous reviendrons ultérieurement (p. 129) sur la lixalion de cette graisse et sur quelques expériences susceptibles d’en élucider le mécanisme.

Pigments: — Normalement, la cellule hépatique, qui fabrique le pigment biliaire, n’en présente aucun trace : pourtant ces pigments, lorsqu’ils existent, sont facilement décelés, et la moindre rétention biliaire montre, dans la cellule même, une surcharge pigmentaire considérable. Si les pigments biliaires ne se voient pas à l’état normal, à l’intérieur de la cellule hépatique, c’est probablement parce qu’ils y sont en solution faible ; leur sécrétion est continue, mais peu abondante, et il faut une cause de rétention pour <pje, la quantité et la concentration augmentant, ils deviennent visibles. 11 en est, du reste, de même des matières colorantes (carmin, indigo, etc.), qui, injectées dans la circulation, sont re-

LA STRUCTURE DU EOIE k-]

tenues par la cellule hépatique et éliminées aussitôt par les voies biliaires : en ellct, sur des coupes, leur présence ne peut être décelée dans la cellule hépatique, et l’est seulement dans les canalicLiles biliaires (Chronszerewsky).

D’autres pigiiaents, d’une origine très dill'érente, sont assez souvent visibles dans l’intérieur de la cellule hépatique : ces pigments ont une coloration ocre sous une forte épaisseur : ils sont invisibles lorsqu’ils sont peu nombreux, mais ils prennent les différentes réactions des sels de fer, et cette réaction micro-chimique les rend évidents.

C’est ainsi que, chez les jeunes animaux, des réserves de fer, assez importantes, sont constituées dans la cellule hépatique, ainsi que Font montré les dosages de Bunge, de Zalesky, de Kruger.

.r Maccallum a décrit différents pigments, les uns chfliis dans la cellule, les autres à l’état de granulations donnant les réactions micro-chimiques du fer : certains sont à l’état d’hydrate de fer, les autres à l’état de combinaisons organiques (ferratine de Marfori et Schmiedeberg, ferl'ine de Dastre et Floresco).

Zaleski a démontré, d’autre part, que le foie contient des combinaisons organiques de fer très variées, se comportant différemment avec les réactifs micro-chimiques.

Kunkel rapporte que, si on donne, à une souris, une alimentation riche en fer minéral, on observe une coloration noire des cellules hépatiques par le sulfhydrate d’ammoniaque.

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Cette surcliargc ferrique de la cellule hépatique a été bien étudiée dans des cas pathologiques de diabète pigmentaire et de cirrhoses diverses. Nous aurons, du reste, l’occasion de revenir sur les pigments ferriques et la fonction martiale du foie (p. loo et sq.).

En résumé, la cellule hépatique nous montre, par les réactifs micro-chimiques, la formation ou la fixation, à son niveau, d’un grand nombre des produits de l’activité hépatique (glycogène, graisse, sels de fer). Ceux-ci peuvent être envisagés comme types, mais beaucoup d’autres produits, non décelés au microscope, n’en existent pas moins et n’en ont pas moins, eux aussi, leur place dans la cellule du foie: tels les ferments d’origine hépatique, les alcaloïdes retenus et transformés, etc.

Mais si la cellule héijati(iue accomplit, à elle seule, une grande partie des fonctions du foie; certains actes lui échappent et doivent être attribués, les uns à Vendotkèliuni vasculaire intrahépatique, les autres à \o., cellule biliaire. Par exemple, la cholestérine semble, d’après les recherches de Naunyn, d’après celles de Doyon et Dufourt, avoir, en partie tout au moins, son origine dans les cellules épithéliales des canaux et (le la vé.sicule. Les cellules endothéliales du foie ont certainement, elles aussi, un nMe actif vis-àvis des corpuscules solides, pigments et microbes, granules de graisse, etc., retenus à leur traversée hépatique. Néanmoins, l’importance physiolo-

LA STRUCTURE DU FOIE

il)

yique des autres cellules contenues dans le foie disparaît à cote du rôle considérable de la cellule hépatique elle-même.

Rôle prépondérant de la cellule hépatique vis-àvis des fonctions du foie. — La cellule hépatique, avec son centre d’élaboration et ses deux voies d’évacuation représentées par les contacts capillaires et canaliculaires, reproduit, en miniature, l’organe total.

Elle seule est nécessaire et sulTisante pour assurer les fonctions du foie. Les autres dispo- •sitions anatomiques, lobulaires ou lobaires, sont accessoires et, du reste, variables suivant les animaux. C’est ainsi qu’un foie fonctionne de la même façon, quelle que soit sa forme générale, qu’il soit plus ou moins allongé, plus ou moins lobé, etc. Quant à la disposition de la charpente vasculocanaliculaire, et à la forme lobulaire qui en découle, son principal rôle est de réaliser une économie architecturale de vaisseaux et de canaux, fort remarquable du reste, mais nullement indispensable.

L’imj)ortance très accessoire des formes lobaires et lobulaires est prouvée par l’étude histologique des régénérations du foie, des greffes et des néoplasmes hépatiques :

i“ L’étude des régénérations du foie montre que, si l’on modifie la forme générale de l’organe par des résections très étendues, l’intégrité du fonctionnement hépatique est rapidement recouvrée: par exem])le, la quantité d’urée, primitivement abaissée aj)rès résection, remonte en deux

tiii.iiERT et Carnot. 4

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mois au taux normal; mais celte régénérai ion fonctionnelle ne correspond pas à une régénération morphologique, et ni la forme lobairc ni même la forme lobulaire du foie ne sont restituées. 11 ne se fait pas de nouveaux lobules, mais le nombre des cellules augmente, dans les anciens, de façon à mettre en batteries une même quantité d’unités actives sécrétantes. La régénération du foie se fait donc par hypertrophie et hyperplasie diffuses : le poids final de la glande est égal au poids initial, mais la partie réséquée ne se reproduit pas, et est l'emplacée localement, par une cicatrice conjonctive (Gornil et Carnot). Le retour au fonctionnement pliysiologique intégral n’exige donc qu’une chose : l’intégrité de la cellule hépatique, quelle que soit sa position anatomique.

2° L’étude des greffes de foie conduit aux mêmes réflexions: si l’on greffe des cellules hépatiques sur l’épiploon préalablement enflammé, on peut assister, au moins pour un temps, à une prolifération cellulaire active. Mais celte prolifération cellulaire se dispose, anatomiquement, sous une forme très différente de celle du lobule sanguin ou biliaire : les cellules sont, tout d’abord, pressées les unes contre les autres, rap[)elanl les bourgeons embryonnaires; elles se disposent finalement en nodules, rappelant l’évolution nodulaire, bien connue dans certaines lésions du foie, parfois même l’évolution adénomateuse (P. Carnot).

3" Les mêmes considérations générales sur

LA STRUCTURE DU FOIE

l’importance accessoire des formes anatomiques du foie se déduiraient de l’élude pathologique des adénomes, et noyaux néoplasiques du foie, (jui ne reproduisent qu’exceptionnellement une f(u-me lobulaire, sanguine ou biliaire ; cepen^ dant les nouvelles cellules hépatiques sont extrêmement actives à ce niveau et conservent, en grande partie, les attributions physiologiques des cellules hépatiques normales, la fonction biligénique notamment. (Hanot et Gilbert).

Les formes lobaire et lobulaire du foie ne sont donc qu’accessoires : \a.cellule hépatique, seule, est nécessaire et suffisante pour assurer les fonctions du foie

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