Lofjiq. transcend., 1. II, c.2, sect
modernes. D'après Tabbé Loisy, « on ne démontre Dieu ni par les faits seuls, ni par le raisonnement seul, mais par TelTort de la conscience morale, aidée de la connaissance et du raisonnement » '. L'auteur avait dit précédemment : « La priorité logique de cette démonstration rationnelle, dans le schéma officiel de la théologie catholique, ne correspond à aucune priorité réelle » '-.
M. Brunetière persiste à penser a que l'on ne démontre ni l'immortalité de l'âme, ni l'existence de Dieu, que c'était l'opinion de PascaP^ et de Kantet qu'il a le droit de se tromper avec eux»*.
M. Laberthonnière et M. Blondel concèdent que l'existence de Dieu peut être démontrée, mais prévenus qu'ils sont contre les données des sens et de la raison spéculative, ils ne trouvent que dans les preuves morales vertu et utilité pratique. Le premier s'exprime en ces termes : (( Ce n'est ni par nos sensations ni par nos idées, comme telles, que nous atteignons Têtre des autres. Nos sensations et nos idées sont en nous, relatives à nous. L'être des autres, si je puis ainsi dire, est en eux... ce que j'appelle le monde, c'est ma représentation^ et ce que vous appelez le monde, c'est également votre représentation. — L'être n'est ni une chose sentie, ni une chose pensée. Pour le découvrir, il faut
\. Autour d'un pelit livre, p. 215.