‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 114 sur 208 · Préface de la traducl. française du livre de M. Balfour · texte numérisé non relu

Préface de la traducl. française du livre de M. Balfour

regarder en dedans » ^ — ^ S'imaginer qu'à elles seules, par la vertu logique de leur forme démonstrative, les preuves de Texistence de Dieu peuvent nous donner Dieu et nous le faire connaître, c'est une prétention si constamment démentie par les faits qu'on s'étonne encore de la voir se produire » -.

De son côté, c'est par « l'action » et par l'action seulement, que M. Blondel s'élève jusqu'à Dieu. « Une preuve qui n'est qu'un argument logique demeure toujours abstraite et partielle... elle ne conduit pas à l'être ; elle n'accule pas nécessairement la pensée à la nécessité réelle. Une preuve qui résulte du mouvement total de la vie, une preuve qui est l'action entière aura, elle, au contraire, cette vertu contraignante » ^. — « C'est une nécessité ponr lui (l'homme) d'avouer sa dépendance à l'égard de cet hôte mystérieux, de soumettre sa volonté à la sienne... car rien de ce qu'il a voulu et fait ne lui est acquis, ni ne peut subsister s'il n'en trouve la possession et la consistance en ce Dieu présent et caché au cœur de toute action volontaire » ^.

II. — Que doit-on penser de toutes ces théories de forme subjectiviste et mystique ?

S'il s'agissait seulement d'ajouter aux preuves classiques de l'existence de Dieu une preuve

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