‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 136 sur 208 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

l'auteur, la foi n'est pas d'essence véritablement divine, la révélation, comme Dieu lui-même, étant « immanente » à l'homme K

Pour toute réponse, qu'il nous suffise de rappeler les propres paroles du Concile de Vatican : « La foi est une vertu surnaturelle par laquelle, prévenus et aidés par la grAce divine, nous tenons pour certaines les vérités révélées par lui, non à cause de leur lumière intrinsèque, perçue par la raison, mais à cause de l'autorité de Dieu qui les révèle et qui ne peut ni se tromper ni nous tromper » -.

La raison et la foi sont donc deux lumières essentiellement distinctes, celle-ci s'appuyant sur l'autorité de Dieu, celle-là sur l'évidence interne. De là deux sortes de connaissances également légitimes : connaissances scientifiques, connaissances religieuses.

Cependant la science et la foi ne vont-elles pas entrer en conflit ?

Pour certaines sciences, on ne voit pas d'où et comment le conflit pourrait naître, tant leur objet semble étranger aux choses de la foi. Comment, par exemple, le physique, la chimie ou les mathématiques pourraient-elles contredire la foi, si elles n'ont aucun rapport avec les vérités révélées ?

On ne saurait dire la même chose de la philosophie et de l'histoire, non plus que des sciences

1. Autour d'un petit livre, p. 194; cf. Revue du Clergé français^ janvier, 1900, p. 25.

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