‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 149 sur 208 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4. Comparer avec cette parole de S. Jean, entre cent autres : « Haec (signa) scripta sunt ut credatis quia Jésus est Christus, Filius Dei, et ut credentes vitam habeatis in nomine ejus ». JoAx., XX, 31. Cf. Tixeront, La Théologie aniénicéenne, ch. Il, § I et IL

parfaitement vrai que TÉvangile ne contient aucun enseignement théorique » ^

En résumé, Jésus-Christ n'a point fondé de doctrine, il a seulement imprimé un « mouvement » et c'est là tout ce qui reste de son œuvre. « Ce qui est vraiment évangélique dans le christianisme d'aujourd'hui n'est pas ce qui n'a jamais changé, car en un sens, tout a changé...; mais ce qui, nonohstant tous les changements extérieurs, procède de l'impulsion donnée par le Christ, s'inspire de son esprit, sert le même idéal et la même espérance » -.

Que si maintenant on recherche les causes de la répugnance invincible qu'éprouve M. Loisy pour la conception « thcologique » de la révélation, on s'aperçoit qu'elles se ramènent à deux vieilles objections rationalistes : c'est à savoir qu'une révélation véritablement surnaturelle ne conviendrait ni à Dieu ni à l'homme. Elle abaisserait la majesté de Dieu (anthropomorphisme déconcertant); elle porterait atteinte à l'autonomie de l'homme (principe kantien) et à la continuité de ses idées (déterminisme), car alors la véi-ité « tombant du ciel » entrerait toute faite dans notre cerveau, et serait indiscutable, immuable comme Dieu lui-même.

Supposer que la dignité de Dieu pourra se trouver compromise s'il daigne entrer en rapport avec riiomme et lui découvrir certaines vérités

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