‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 150 sur 208 · Ihid., p · texte numérisé non relu

Ihid., p

importantes que la raison ne saurait découvrir ou ne découvrirait que difficilement et imparfaitement, c'est oublier que Dieu ne juge pas indigne de lui de gouverner le monde par des lois particulières aussi bien que générales, de résider dans toutes les créatures par son immensité, de prêter à chacune son concours immédiat pour les diverses actions qu'elle est appelée à faire ; c'est oublier qu'il veille avec sollicitude sur le lis et le passereau, qu'il a compté tous les cheveux de notre tête et que pas un ne tombera sans sa permission 1. C'est oublier qu'un père ne déroge pas en adressant la parole à son enfant et que Jésus s établi sur la terre le dogme touchant de la paternité divine. « Videle qiialem caritaiem dedit nobîs Pater ut filii Dei nominemiir et simiis » -. Quant à « l'autonomie » de Thomme et à la <( continuité » de ses idées, il ne convient pas de l'élever à la hauteur d'un dogme. Le disciple peut-il raisonnablement soutenir que le ^laîb'e porte atteinte à son autonomie en tâchant de l'instruire ? Le Créatem' est-il oui ou non le Maître de la créature, même intelligente et libre? N'aura-t-il plus droit d'imposer des dogmes à son «esprit, de donner des ordres à sa volonté ? Le Maître qui fait l'éducation de son disciple n'introduit il pas dans l'esprit de celui-ci des idées (( nouvelles» qui ne «préexistaient pas » en lui sinon en puissance, en tant qu'il était capable

Page 1