‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 158 sur 208 · Ibid.. p · texte numérisé non relu

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que d'assez précaires, toutes contestées, d'ailleurs, par la critique » ^ — « Il est certain que Jésus n'avait pas réglé d'avance la constitution de l'Eglise comme celle d'un gouvernement établi sur la terre et destiné à s'y perpétuer pendant une longue série de siècles» 2. — '< On peut penser aussi que, lorsqu'ils moururent (les apôtres Pierre et Paul), ils ne se doutaient pas qu'ils eussent légué un maître à César, ni même qu'ils eussent donné un chef suprême à l'Eglise » ^.

Ce qui légitime la hiérarchie de l'Eglise, ce n'est donc pas qu'elle ait été établie par le Sauveur, c'est qu'elle a été amenée par les circonstances et qu'elle est devenue nécessaire à la vie et au développement de l'Eglise, et « il n'est aucune institution sur la terre ni dans l'histoire des hommes dont on ne puisse contester la légitimité et la valeur, si Ton pose en principe que rien n'a droit d'être que dans son état originel. Ce principe est contraire à la loi de la vie » ^.

Mais si l'Eglise s'est constituée et développée pour ainsi dire d'elle même, en vertu des lois ordinaires de l'évolution vitale, nous ne voyons plus qu'elle puisse commander au nom de Jésus-

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