‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 170 sur 208 · TiM., II · texte numérisé non relu

TiM., II

et les oppositions d'une science qui ne mérite pas ce nom » *. — « Tu m'as suivi dans mon enseignement ;... persiste dans ce que tu as appris, et dont tu as la certitude, sachant de qui tu l'as appris >> ^.

Il est donc bien certain que l'Ecriture ne contient pas tout le dépôt de la révélation et que la tradition non écrite renferme plusieurs vérités d'origine divine. C'est bien aiiisi que l'Eglise Ta toujours entendu ; aussi toutes les fois qu'une erreur s'est fait jour ou qu'une controverse a menacé d'agiter les esprits, elle en a aussitôt appelé à la Tradition aussi bien qu'à l'Ecriture.

M. Loisy n'accorde guère qu'une mention à la tradition dogmatique. M. Blondel, au contraire, fait jouer à la Tradition un rôle prépondérant ; mais ridée qu'il en donne paraît assez différente de celle que nous avons empruntée à la théologie. On en jugera par les citations.

(' Contrairement à l'idée vulgaire... on doit dire que la Tradition n'est pas un simple succédané de l'enseignement écrit ; elle n'a pas le même objet que lui... ; elle sait garder du passé non pas tant l'aspect intellectuel que la réalité vitale. Là même où existe l'Ecriture, elle a donc toujours à y (< ajouter » et c'est d'elle qu'elle extrait ce qui passe peu à peu dans les écrits et dans les formules. — Elle se fonde sans doute sur les textes, mais elle se fonde en même temps et d'abord sur autre chose qu'eux, sur une ex-

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