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CHAPITRE II.- DISTRIBUTION I.NTf.HIEIIRE, GALERIES

liants dans lesquels lair viendrait se (antonner, circonstance qui pourrait notablement diminuer lu débit de la conduite. Mais, ainsi que le, lait observer M. (leiiiéj’s, la recherche des fuites dans ce système devient aussi longue que dispendieuse, parce que l'eau peut couler dans le fond de la rigole, sans se faire jour jusqu'à la surface du pavé, et sans donner lieu à un enfoncement qui indique le point lixe où existe la perle d’eau.

J’ai^en conséquence, repoussé d’une manière absolue le mode n* 4, et lui ai pr^ré le mode n" 1, d'ailleurs moins onéreux, tontes les fois que l'accroLssement de dépense ne me permettait pas de n*courir au mode n° 3. Il est entendu aussi que j’employais tous les moyens possibles pour alTerniir les portions de terrains qui n oHraient pas une résistance sufUsante; je les faisais consolider par des piquetages, par une couche de sable, quelquefois même par des pierres piales placées sous les tuyaux.

Ainsi toutes les conduites de Dijon ont été posées soit en tranchées, soit sous des galeries spéciales. Quelques portions de ces conduites ont encore été établies dans le grand égout de Suzon qui traverse la ville; cela ne pouvait avoir dans la localité aucun inconvénient, à raison de l'assainissement parfait de cet égout; mais dans la plupart des cas, suivant l’obscrvalion de M. Ileiiiéys, ce parti ne doit pas être adopté. Si ou diminue la dépense, puisqu’on n’a point de galeries spt'cialcsà construire, on achète cet avantage par une foule d’inconvénients: la visite des conduites s'opère diflicileuient dans les égouts, qui présentent prt^sque toujours l'aspect d’immondes cloaques; il faut employer des moyens spéciaux pour prémunir les ouvriers contre l'asphyxie; les robinets d’arrêt et de décharge sont toujours recouverts par les matières impures auxquelles les égouts livrent pas-sage ; on les maïueuvr)! ainsi avec difficulté, dès lors plus rarement, bien que l étal dans lequel ils se trouvent exigerait qu'on les nettoyât et qu'on les essayât à des intervalles plus rapprochés. 11 importe donc, eu général, de constrnire pour les tnyniux dos galeries spéciales. A celte occasion, j'ajouterai que ce n’est que par exception cpi il faut permettre d'y loger des conduites de gaz; celte combinaison présente des dangers sur lesquels je n’ai pas besoin d'insister.

J'arrive maintenant à la discussion du premier et du troisième mode de la pose en Irancht'x's ou de la pose sous galeries.

la» galeries permettent de visiter avec aisance et rapidité les conduites, de reconnaître sur-le-champ les points où des fuites ont lieu, de réparer ou de

remplacer immédiatement les tuyaux défectueux, .sans creuser le sol des rues, sans bouleverser les chaussées pavées, saus entraver la circulation.

Mais si les tuyaux sont posés en terre, les visites sont impossibles : on ne vient ré'parer le mal que lorsque ce mal, par sa gravité môme, s'est révélé soit dans les caves voisines, soit à fleur du sol, soit par quelque suspension de service.

Sous galeries, les conduites sont jilaahs sur îles appuis que ne peuvent ébranler les secousses extérieures ré'sultant du passage des voitures trôs-chnrj^-es sur un pavé souvent défectueux. Et en effet, les conduites sont alors assises, soit sur %es banquettes continues en maçonnerie, soit sur des consoles en pierre ou en fonte, soit sur des chevalets; et tous ces points fixes reposent eux-mômes sur des radiers de galeries ou d'égouts non susceptibles de tassement.

En terre, les conduites sont, au contraire, d'autant plus gravement affectées par les cahots du roulage, que les couches de terrain sur lesquelles reposent ordinairement les tuyaux appartiennent presijue toujours à des terrains rapportés.

.Sous galerie, les suintements qui peuvent surgir des joints éventuellement altérés, ou des fissures mômes des tuyaux, ont un écoulement libre et régulier qui ne dégrade rien.

Au contraire, lorsijii'il y a une fuite, môme légère, sur une conduite placée en terre, le sol se détrempe, tasse et entraîne inévitablement, par suite de son affaissement, la rupture des brides ou des emboîtements. Ce tassement favorise en outre la formation de points hauts si nuisibles au débit des conduites.

Les galeries offrent le double avantage de livivr, ainsi que nous le dirons à l'article des bornes-fontaines, un écoulement souterrain immédiat aux eaux qui tombent, en hiver, des fontaines ou bornes-fontaines, et de. maintenir en été la constance de 1a température des eaux amenées {wr les tuyaux quelles renferment. Celte circonstance est tout à fait favorable à la solidité des conduites que les variations de température peuvent briser ou désemboîter; elle est également précieuse pour ralimenlalion privée.

Ouanl aux conduites en pleine terre, c'est par erreur que M. tieuiéys a prétendu, d'une manière générale, quelles participaient moins que celles sous galeries aux variations de température : h» expériences précises que j'ai faites à CO sujet, et dont je vais donner le résultat, ne laissent aucun doute i cet égard; cl [lourlant les conduites posées en tranchées à Dijon ont été descendues à une profondeur beaucoup plus considérable que celle indiquée par M. (leniéys, qui

aiAPITRE II — DISTIUBÜTION IIVTÉRIEORE. GALERIES.

se borne à reeommaiider de les placer à 1 mètre, pour les soustraire à l'eiret de la gelée et aux x ibralions produites par le mouvement des voitures.

De U (rnniiailMlen de lu teMp^rulure aux lu>ani.

J’ai dit, page 88, que j’indiquerais la cause, des variations assez sensibles qui existent dans les teinpéralures de l'eau donnée par certaines bornes-l'ontaincs: j'ai laissé entrevoir que <-es différences devaient tenir à ce que certaines condiiilcs étaient entièrement posén-s en galeries, tandis (jue d autres étaient en partie placées en tranchées.

Le tableau suivant donne, pour les différentes bornes-fontaines soumises aux expériences, la désignation des distances parcourues par l'eau, entre le réservoir de la porte Guillaume et les voies d'écoulement en galeries et en tranchées.

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