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CHAPITRE II. - DISTRIBUTION INTÉRIÉIJRE. PROHUS DES GALERIES

J'ai adopté pour les galeries deux profils en travers principaux ;P1. 15).

L'un offre dans œuxTe la hauteur de 1“ 75; la largeur, de 0" 90.

Le second présente dans œuvre la hauteur de 1" 75 ; la largeur de 0“ 75.’

Les pieds-droits de ces aqueducs ont, dans le premier cas, la hauteur de 1"30, dans le second, celle de 1" 375; ils sont recouverts par une voûte en plein cintre et reposent sur un radier de 0“ 30 d'épaisseur, formé au moyen de pierfes mises sur champ, dont le parement intérieur est disposé suivant un are de cercle concave, offrant une flèche de 0" 05. La hauteur réelle des aqueducs dans œuvre est doue de 1" 80.

Des consoles en pierre {'), d une hauteur de O" 30, d une épai.sscur de 0" 20, et faisant saillie de 0“ 35 pour les tuyaux de 0” 35, de 0“ 25 de hauteur, deO” 15 d'épaisseur et de 0” 25 de saillie pour tous les autres, sont encastrées dans un des pieds-droits des galeries. Leur face .supérieure est placée à 0”65 en contrehaut de la ligue d'intersection du radier et des pieds-droits.

Au-dessous de ces consoles est pratiqué, dans le pied-droit, un refouillemenl de 0“ 10 de profondeur, afin de diminuer autant que possible la saillie des tuyaux, et de laisstœ, par conséquent, la plus grande largeur possible A la galerie. Ces refouillements ont les hauteurs de 0“ 40 pour les tuyaux de 0” 35, de 0" 25 pour ceux de 0" 19, et de0“ 20 pour tous les autres. L'épaisseur du pieddroit qui porte les consoles est de 0“45; celle du second pied-droit a été r<!v duite à 0" 40; l'épaisseur de la clef des voûtes est de 0" 30 ; celle à leur naissance est de 0“41 du côté des consoles, et de 0"36 de l'autre côté. Elles sont, comme on le voit, extradossées suivant une sorte d'ellipse, laquelle est recouverte d'une, chape de 0"4)4 d'épaisseur.

distance entre les consoles est moyennement de 1“ 25 ; il faut les placer de manière que les joints des tuyaux tombent toujours dans l'intervalle qu elles laissent entre elles.

T>e cube des aqueducs de la première catégorie est, par mètre courant, de 2” 28; celui des aqueducs de la .seconde est de 2™ 23.

On voit donc que, même en y comprenant les déblais, cœs deux catégories d'aqueducs devaient différer infiniment peu de valeur; mais la stricte économie (*)

(*) J’ai employé par eiceplion des consoles ou foule. Sans le bas prix de la pierre à Dijon, j’en aurai.s fait partout usage.

310 HISTOIRE DES FONTAINES AjBUQUES DE DIJON. — Il' PARTIE,

que je m’étais imposée m'avait fait rechercher, au début de rentreprise, tous les moyens de diminuer lesdiijicnscs, et j’avais n%olu d'employer les aqueducs d'une largeur de 0“ 75 dans les rues où les conduites n'offraient pas un diamètre supérieur à 0” Ki2. C'est avec œtte dimension que sont établis les aqueducs des rues Berbisey et '\errerie. Ils remplissent d'ailleurs parfiiitemenl leur destination. J'ai n'connu, mais plus lard, que cette économie était trop insignifiante pour la préférer à la plus grande liberté de passage présentée pur les a(|uiÉducs de O” 90, et j'ai partout adopté cette dernière dimension.

.Si l’on jette les yeux sur la PI. 19, on remarquera qu'eutre la porto Saint- Pierre et le bassin de la gerbe, le profil en travers de la galeritî présente dans le radier, sous les consoles qui portent la conduite alimentaire du jet d'eau, une petite rigole de 0'°30 de largeur, sur la profondeur de 0"20. Cette rigole a pour but de conduire au cours de .Suzon le trop-plein du bassin de la gerbe. Elle permet ainsi aux ouvriers d’arriver toujours à pied sec dans la chambre que ce bassin recouvre, et qui renferme plusieurs appareils destinés au jeu de la gerbe et de la distribution dans les rues d'Auxoune et des Moulins.

Cette rigole aurait pu être établie dans tous les aqueducs qui, pendant l'hiver, livrent passage aux eaux versées d’une manière permanente par les borne.sfontaines. Cette disposition eût été une amélioration sans doute: si je ne l'ai pas réalisée, c’est encore par économie : il aurait fallu tapi.sser do dalles le fond de la rigole, et, de plus, augmenter l'épaisseur des pieds-droits; car l’existcnre de cette rigole aurait diminué la solidariU^ que le radier, tel qu'il est construit, établit entre eux.

Tels sont les deux profils généralement adoptés pour les galeries. Lmir chape est recouverte au minimum d’une épaisseur de 0“50 de terrain, compris le pavé. Il est inutile d'ajouter que quelques parties des dimensions en hauteur ont dû être réduites, à raison du niveau du sol des rues, et de celui auquel devaient arriver certaines portions des aqueducs. Par exemple, celui de la rue du Champ-de-Mars , qui débouche dans l'égout de 1a brasserie , a été réduit û 1" 30 et même à 1“ 20 de hauteur. Dans ce cas, et pour que le vide disponible fût augmenté, les pieds-droits ont été couronnés de dalles recouvertes d'une chape et présentant l'épaisseur de 0" 1.5.

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