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Mais que l'on remarque bien que ces valeurs de «iV;^ se rapportent au
cas particulier d'un aqueduc à surface lisse ou enduit avec du ciment de Pouilly. Avec différents degrés de rugosité des surfaces, l’expression de ces quantités varie, contrairement aux principes admis jusqu'à ce jour. Je l ui démonta^ dans mon mémoire sur l’écoulement de l'eau dans les tuyaux de conduite, et déjà j'ai pu tirer les mêmes conclusions dans un travail que je prépare sur les lois du mouvement de l'eau en ce qui concerne les canaux découverts, d'après un certain nombre d’expériences qu’il m’a été donné de recueillir.
Je ne donnerai, quant à présent, aucun développement à ces vues générales. La Commission de l'Institut, dans son rapportsur mon mémoire relatif a l'écoulement de l’eau dans les tuyaux, a bien voulu s’exprimer ainsi dans les conclusions :
« M. Darcy n'a pas borné ses travaux sur le mouvement de l’eau aux recherches si longues et si délicates dont nous venons de rendre compte à l’Académie, et l'on peut espérer que, si l'appui du ministère <lcs travaux publics ne lui fait pas défaut, il pourra bientôt compléter les études qu’il a déjà entreprises sur le mouvement de l eau dans les canaux, pour faire suite à celles qu'il a présentées sur les tuyaux de conduite. »
M. le ministre des travaux publics a entendu cet appel : sur la proposition de M. de l'ranqneville, directeur général des ponts et chaussées, il a accordé les crédits nécessaires pour exécuter, .sur une dérivation artiQcielle du canal de Bourgogne, des expériences relatives à rtscoulement de l'eau dans les canaux découverts.
Ces expériences sont commencées sur la plus grande échelle, puisqu’on peut disposer d’un volume d'eau qui s’élève jusqu’à près de A,000 litres par seconde. Ixs canaux d'ex[)érience ont diverses inclinaisons; leur surface présentera plu-
CUAPiTKE I. — EXPKRlENCfcS. AQÜEDUO Dü ROSOIR.
sieurs degrés de rugosité ; le périmètre mouillé, ainsi que la section d'écouloineot, varieront dans des limites très-étendues; et dans toutes les hypothèses de pentes, de rugosité, de variation dans le développement des contours et dans la surface des sections, on cherchera à étudier les questions relatives au mouvement uniforme du fluide, ainsi qu’à son mouvement permanent.
M. le mini.stre ne s’est point borné à allouer un crédit, il a bien voulu m’accorder pour collaborateur l’ingénieur en chef du canal de bourgogne, M. Baunigarten, bien connu par les recherches expérimentales qu’il a déjà faites sur l’écoulement do l'eau dans les rivières.
Nous sommes, de plus, assistés dans nos expériences par un jeune ingénieur très-distingué, M. Rittcr, chargé du service hydraulique dans la Cole-d Or, et par un nombreux personnel dont l'expérience égale le dévouement.
C'est dans cæs conditions que .sont, aujourd'hui, commencées les expériences hydrauliques pour lesquelles l'Institut réclamait l'appui de M. le ministre des travaux publics. Ces expériences seront très-vraiseniblableraenl terminées dans le courant de l’année 185t>.
HISTOIHE DES FONTAtNES PDBMQDES DE DIJON. — III* PARTIE.
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