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CHAPITRE II

EXPERIENCES REL.^TH ES \\j MOI VEMENT DE LEAÜ DANS LE RÉSEAU DES CONDUITES DE U DISTRIBUTION D EAU DE DUüN.

PREIIÊRE SECTION.

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Ma première pensée avait été de chercher dans ces expériences les moyens de vérifier l'exactitude des lois admises jusqu'à ce jour; mais Je n'ai pas tardé à reconnaître que je n’avais pas sous la main les éléments nécessaires pour résoudre une si grave question, et j’ai attendu que les circonstances me permissent de songer à la reprendre. Je donnai suite à ma pens»'“e première lorsque je fus appelé à Paris, comme directeur du service municipal. J'avais alors à ma disposition tous les appareils indis[jcnsablcs pour proaider aux expériences auxquelles je songeais depuis si longtemps. J'ai donc pu les exécuter, et les résultats obtenus ont été consignés dans un Mémoire que j’ai présenté à l'Institut et qui a été l’objet d’un rapport de M.M. Poncelet, Combes et .Morin.

Voici un extrait de ce document qui se réfère seulement aux quatre (premiers chapitres de mon Mémoire.

« Nous suivrons dans ce rapport, dit M. Morin, la marche que l'auteur a adoptée pour son travail, qui est divisé en six chapitres.

« Le premier est consacré à un examen critique des travaux antérieurs, dans lequel l'auteur indique l'insufBsancc des données expérimentales dont les ingénieurs qui font précédé avaient pu disposer.

« On sait, en effet, que Couplet, membre de l'Académie, qui, le premier, s'occupa de ces recherches, dont l'utilité était déjà reconnue de son temps, ne fit que

QiAmni; ii. — (x>ni)lites. formoles gkxkrales, am

st-pl expériences sur les conduites il'eau de Versailles, établies depuis longues aimées, et, par conséquent, parvenues, jwr raclion des dépôts quelles pouvaient avoir reçus, à l’état d anciennes conduites en sen ire. Bossut n’exécuta que vingtsix expériences sur des tuyaux neufs en fer-blanc de petits diamètres de I k i pouces, et Diibuut dix-huit sur des tuyaux aussi en fer-blanc, deO"’(l271 de diamètre. C'est donc sur cinquante et une expi^riences seulement que l’illustre M. de Prony put, par une habile di.seussion, établir les formules qui ont jiisipi'ici servi de règles aux ingénieurs pour rétablissement des grandes conduites de distribution d'eau dans les villes.

« Ces règles supposent, comme on le suit, que l’état des surfaces intérieures des conduites n’exerce pas d’influence sensible sur la résistance des parois, et elles sont basées sur une expression de cette résistance, qui contient un facteur composé de deux termes proportionnels, l’un à lu première, l'autre è lu seconde puissance de la vitesse moyenne de l’eau dans le tuyau.

" Or, depuis longtemps les ingénieurs qui ont établi de grandes conduites d'eau, avaient reconnu que, si les volumes d’eau réellement débités par les conduites neuves en fonte excédaient habituellement les volumes indiqués par les formules, peu après leur mise en service, il en était tout autrement quand elles avaient fonctionné pendant quelque temps, et (ju’il avait pu s’y former des dépôts, même assez légers.

« M. d’.4ubuisson, habile ingénieur des raines, auquel la ville de Toulouse doit ses établissements hydrauliques, et la science d’importantes recherches sur cette matière, avait consLaté, par l’observation et par des expériences faites sur des conduites de grandes dimensions, en service depuis plusieurs années, que les pertes de charges occasionnées par le frottement de l’eau dans ces conduites étaient parfois plus que doubles de celles qu’indiquaient les formules de M. de Prony, et il avait été amené à employer, pour le calcul des produits di's conduites où la vitesse atteint et dépasse 0" tiO, une formule qui supposait la résistance proportionnelle au simple carré de la vitcs.se, et qui donne des résultats plus faibles d’un tiers environ que ceux des formules de M. de Prony.

« M. Barcy fait remarquer qu’en réunissant les résultats des expériences faites par Bossut et Dubuat sur des petits tuyaux de fer-blanc neufs, à ceux que Couplet a obtenus sur des (xmduites de fonte de grand diamètre, déjà unis

IIISTOIHE UES FOOTAIVES PliBl.lQUES DE DIJON — IIP PARTIE.

cieniK's, M. tlprioiiy a pu ôtre imluit an erreur sur rinfluence de l'élnl des surfaces sur la résistance, par l’elTcl d'une eoinpensalion fortuite qui se sera faite entre la diminution de résistance que pouvait produire raccroisscmcnt du diamètre cl raugmenlation duc à la prés<;nce des dépôts.

« Pour lever ces doutes, l auteur a pensé (|u’il éqait nécessaire de rwhercher quelles étaient :

« 1“ L’influeiire de l'état des surfaces sur le débit;

« 2" l. inniience du diamètre des conduites sur la résistance.

« \ cet elfet, il a ex[s'riinenté sur des diamètres très-variés, depuis les plus petits que l'on emploie jus(|u'il ceux de 0“50, sur des tuyaux en fer étiré et en |domb, en fer bituminé neufs et en verre neufs sans dépôts; ainsi que sur des tuyaux en fonte, les uns neufs, les autres altérés par des dépôts et ensuite nettoyés.

» Hans le chapitre II, M. Darcy donne la description détaillée des appareils qu’il a employés |)our l'exécution de s«,*s expériences, ainsi que l’indication de toutes les précautions qu'il a prises pour éviter les causes «l’erreur qui auraient pu provenir de.s changements dans les volumes débités, de la présence de l’air dans les conduites, etc. Nous ne le suivrons pas dans c*!tte description, qui exige la vue des beaux et nombreux dessins que l'auteur a joints A son Mémoire. Nous dirons seulement qu'en l'xpérimentant sur des conduites d'un diamètre uniforme, de 100 mètres et plus de longueur, il a observé avec des piézomèlres, dis|>osi*s avec le plus grand soin, les pressions exercées ;

U 1" Sur les parois de ses réstïrvoirs d’alimentation, dont le niveau était parfaitement r«'glé;

« 2” l’n peu en amont de l'entrée de l’eau dans la conduite;

IC 3“ En aval dt; cette entré«!, à une distun«.’e où le régime et le mouvement permanent du Inpiide devaient être bien établis;

« 4” ,V .V) mètres et à 100 mètres en aval du dernier point.

« De lasorte, les trois derniers piézoïuètres lui ilonnaienl la pression éprouvée par la paroi ou la hauteur de 1a charge à laquelle l'eau aurait été soutenue [tendant le mouvement, d'abord h l’origine de 1a longueur des tuyaux en expérience, puis à 50 et «\ JOO mèlrtîs plus loin. Tæs dilTérences de ces charges lui donnaient donc la mesure de l'effet [troduil ou de la perle de charge occasionnée par la n'rsislance des parois.

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