CHAPITRE II.— CONDDITES. 1-ORMULE.S GÉNÉRALES
« Ouaiit au produit des eonduiles, il i^tait recueilli dansdt's bassins de jauge dont la rapacité était parfaitement connue.
n Pour les conduites en plomb qui n’avaient que 50 mètres de longiituir, ce qui correspondait à plus de douze cents Ibis le diamètre des plus gros tuyaux que M. Darcy ait employés, les piézoïnètres étaient placés l'un A 25 mètres de l'autre.
« Knfin, les conduites en verre avaient ii'SO de longueur, ce qui corrtîspondait à j>eu près A mille fois leur diamètre.
« Ia-s vitesses moyennes obtenues dans ces expiTiences ont varié de[iuis 0"ü3 jiisqu'A 5 nu B mètres par swonde, ce <|ui dépasse les limites en u.sage dans la pratique.
a Les pentes ont été réglées avec le plus grand soin dans la pose des conduites.
n Le mesurage du diamètre des tuyaux a été. fait avec toutes les précautions néces.saires par le remplissage, excepté pour les tuyaux de plomb qui, obtenus par l’étirage, étaient parfaitement Cxilibri‘S, cl pour les grands tuyaux de fonte de forts diamètres, à l'égard dest^uels on a procédé par mesure directe.
« Après avoir décrit les appareils qu’il a employésel les dispositions adoptées pour assurer la pn'sîision des observations, ,M. Darcy rapporte dans vingt-deux tableaux tous les résultats des cent (pialre-vingl-<li.x-huit exia'-riences q\i il a exéeutées pour déterminer ;
« 1” Les relations existant entre les pentes, les vitesses moyennes et les diamètres des conduites;
O 2“ Les perles de charge nécc'ssaires A la production des vitcs.ses moyennes lors de l’inlroduetion de l'eau dans les tuyaux.
" A l'aide des résultats contenus dans ces tableaux, l'auteur montn^ que, contrairement A l'opinion admise jnsqu'A ce jour, la nature et l'étal des surfaces exercent une influence notable sur les produits des conduites.
O On voit, en effet, que les conduites en fer enduites de bitume donnent das produits plus considérables que ceux que l'on déduisait des formules de .M. de Prony, dans le rapport de 4 A 3 environ; que le verre offre des n-sultats analogues; mais qu’A l’inverse, dans des conduites en fonte dont des dépôts, môme légers, n’avaient diminué le diamètre que d'une faible ([uanlité, la vitesse, et, par suite, la dépensi- se sont trouvées notablement inféri«!urus A ce <iu indi-
HISTOIRE DES FO?<TAIXES PUBMOCES DE DIJOX — IIP PARTIE.
qimiont les formules de M. de Prnny, lundis qu'apr^s le nettoyage il y avait accord entre ces formules et rcxjMVieiice.
« Quant au dianuHre, rmiteur constate aussi, par des expériences, que les formules de M. de Prony ne lui assignent pas une influence assez grande, et il montre que, pour les petits diamètres, les r<‘sultals de l'exp('‘rienee sont infi'>rieurs à ceux des formules, tandis que, pour les grands diamètres, ils leur sont su|M’'ricurs.
t Enlin, les conduites en plomb des diamètres de H, 27 et 11 millimètres ont fourni îles résultats d'accord avec les formules de M. de Prony.
« 51. Darcy pense que, si cette influence des diamètres avait paru à M. de Prony moins considérable qu elle ne l'est réellement, il faut l'attribuer à une sorte de compensation fortuite qui se sera établie entre la résistance des tuyaux de petits diamètres, mais bien polis, et celle des tuyaux de grands diamètres, mais souillés par des dépôts : c'est, d'ailleurs, cxi qu'il justifie par le calcul direct des cx|W;riences.
« L'auteur fait remarquer, en outre, que, pour les petiti's vites.s<‘s inférieures à 0'“lü par seconde, le, terme relatif au carré de la vitesse dans les formules de résistance paraît avoir si peu d influence, que cette résistance devient sensiblement proportionnelle à la simple vitesse.
« En classant ensuite les résultats de ses expériences par nature de conduite et par diamètre de tuyau, 51. l)an:y clierclie A reconnaître si les formules ordinaires se vérifient pour chaque tuyau en particulier.
« Au moyen de la représentation grapliiipie des n'-sullats, il constate que la formule ordinaire
RI = ae-t-<a.’*
exprime pour chaque tuyau la loi de la résistance, excepté pour les tuyaux de très-petits diamètres, et pour les faibles vites.ses; alors, comme nous venons de le dire, la résistance est sensiblement proportionnelle à la simple vitesse.
« 5lais, en passant d un diamètre à un autre pour une même nature de tuyaux, ou d'une es|)è-ce de tuyau A une autre, les expériences de 51. Qarcy montrent que les valeurs des coetficienis a et h des deux puissances de la vitesse ne restent pas les mêmes, et qu’elles varient avec les surfaces lorsque ces der-