‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 149 sur 211 · TT = — E'E · texte numérisé non relu

TT = — E'E

I“it = o au point E', le liquide n'éprouvant aucune pression s'écoulera en vertu ; 1" de la hauteur Ml'; 2" du poids total île l’atmosplière qui pèse en M, puisque ce poids n est pas contre-balancé en E'.

2" — E'E". Ce cas ne dilïïire du préci''dent qu’en ce que le point où la

pression est nulle a été relevé de la quantité E'E".

Eu charge en vertu de laquelle l'écoulement s'o|x'reru devra donc être diminuée de E'E’.

En un mot, lorsqu'une conduite atteindra ou dépassera la ligne de pression nulle oo', le débit et récoulenient s’y établiront comme dans un tuyau débouchant à l'air, et ([ui se terminerait au premier point E' ou E' où la pression est nulle, et comme si la charge, à l'amont de cet orilice fictif E' ou E", était augmentée de la pression atmosphérique. Dans une pareille conduite, le débit est donc susceptible d'un maximum qui ne peut croître que par une augmentation dir»;cte de charge dans le réservoir, sans qu'un abaissement plus considérable de son orilice réel C, au-dessous du prmuicr point E' ou E'", où la pression est nulle, puisse faire varier ce débit. Cette remarque trouve une application importante dans l'étude particulière du siphon (').

(') Je me rappelle uuc erreur coinmisr dans une circonstance où l'on n'avait pas eu égard ù celte observation.

JIISTUIKE DES FONTAINES FLBUOI ES DE DIJON. — ill* PARTIE

J'ai supposé «pu; U; litpiidt' pouvait ne n-nconlrcr etTofliverai'iil en E' qu'um? pression nulle : eela n'aura jamais lieu dans la [iratique.

r Si le tuyau di'-bouchait t\ l'air libre, il est évident «pm le liquide quitterail entièrement la brandie E'C ou E'C, et que dès lors la pression atmosphériipie s'exerei'rait en K' ou E"; 1a diarfîe serait doue diminiu'e soit d'une atmosphère, soit d'une atmosphère au}rment«.‘e de K'Iv’.

2’ Si le tuyau déboiiduiit dans l'eau, l'air que celle-ci lient en suspension irait se cantonner sous les points E' ou E", où il agirait avec une force •'lusti«iue la charge qui résulterait des données de la question serait donc atraibliede Ponde P + E'E".

Enlin je ferai Kunanpier en terminant, que si l'extrémité de la conduite tlébüiichait au fond d'un réservoir, ou était garnie d'un orifice «pii en diminmll la section, on arriv«‘rait exactement aux cons«‘qucnces pn'-citées. Stmlimienl, l'extrémité de la ligne indicatrice des tuyaux, qui sont soumis à une pression intérieure égale au jioids de ralmusphère devrait aboutir A la surface du ré-servoir ou A un point placé au-dessus de l'extrémité de la conduite, d une quantité égale A la charge restant disponible par suite de l'«;xistence de l'ajutage.

t.a ligne des pressions O serait de même parallèle A cette dernière et A une distanct; P de lü mètres, verticalement mesurt'a;.

Il <'st facile de tir«*r des résultats ci-dessus des conséquences relatives aux conditions A observer dans la pose topographitjue des conduites.

On a vu :

l'Ouc les conduites sur h;s parois intérieures desquelles s'exerceraient des (iressioiis plus grand«;s que l'atmosphèn! n'étaient sujettes A aucun inconvénienl; quelles pourraient même avoir des points hauts, attendu qu'il était possible de faire di'gager l'air retenu dans ces parties.

2 " Que les conduites A pressions plus petites que ratmos|)hèrc étaient suji-ttes A des intermittences causées par le d«‘gagement de l'air; qu'elles ne coulaient, en «dl'et, tpi A la manière des siphons, et ne pourraient être ini«;s en charge que par le proatdé employé pources appareils; que, de plus, dans leur tracé il fallait exclure tous les points hauts, puisque ni robinets, ni tuyaux, ni ventouses ne pouvaient être appliqués sur leurs parois; qu'entin le dégagement d'air auquel elles donnent continuellement naissance rend l'eau qu elles conduisent moins salubre pour les populations qu'elles sont destinées A alimenter.

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