‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 153 sur 211 · AIT · texte numérisé non relu

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Donc enfin il faut, pour que l'eau atteigne la rote ha qu<^

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pour qu’il y ait, au contraire, déversement en lu, il faut que cette cote soit plus grande que le deuxième membre de lequation ci-dessus.

On continuerait de la même manière pour déterminer les é(|uations de condition relatives k un plus grand nombre de points hauts. Les détails qui précèdent me semblent devoirsuffm; pour bien faire comprendre le rôle que joue l'air emprisonné dans les conduites.

KvaenallM 4e r«lr renfccMé l«e eeadvltra.

Il me reste à indiquer les moyens è employer pour faire évacuer l'air dont l'introduction modifie si profondément les conditions de récoiilemenl.

Les auteurs qui ont traité de cette matière, se fondant sur l’hypothèse que l’air devait acquérir une grande densité pour s’opposer au mouvement de 1 eau, se sont toujours accordés pour rei-ommander de placer aux points hauts des robinets, des tuyaux ouverts ou des venlousi's.

HISTOIKE DES FOM'AINES PDIit,K»LES DE DIJÜ.N. -Il' PAUTIE.

1" « Ou emploie en Italie, dit M. (îenieys, des construetions dites j/ju/ntore, qui ne sont autre chose que des espères de cheminées placées sur le sommet des inflexions et dont rextrémilé supiVieurc arrive jusrju'au niveau de la source.

■ (a> moyen, loiitsimple qu'il est, présente de grands embarras, surtout dans l intérieur d'une ville, lors<iue les sinuosités se multiplient et que le réservoir de prise d'eau est très-élevé par rapport au coude de la conduite. • Dans nos climats d'ailleurs, l'eau de (-(“s espt'sx-s de tubes piézcmiétriques pourrait se geler pendant riiiver et occasionner leur fractun.'.

2” O On j)eut encore placer pour ventouse, ainsi que le recommande Bélidor, un tuyau vertical très-court, fermé d'une soupape pesante. Lorsque l’expansion de 1 air est devenue assez forte jaïur forcer la soupape, il se crée lui-raème une issue, et jamais récoulement ne s’arrête.

3” U Ou em[)Ioie aussi un robinet placé sur le coude : on le laisse ouvert pendant que l'on uuU l'eau dans la conduite, juscpi’à at que l’air se soit échappé et que l'eau commenœà jaillir.

« On a générah-ment recours aujourd'hui à une soupape que l'on a cm avoir disposée de manière qu’elle pét laisser l'air s’échapper librement et se fermer d’elle-méme lorsque l’eau vient prendre sa place td remplir la capacité du tuyau. ■

(’.etle soupape ast appelé ventouse à Ihiicur. Llle est due à M. le chevalier de Itettancourt; voici la description <jue M. Girard eu donne :

« La ventouse à flotteur est composée d un vase cylindrique enfouie de cuivre, de 20 centimètres de diamètre extérieur et de 35 centimètres de hauteur, communiquant avec, le tuyau de conduite par un cylindre vertici»! de 10 centimètres de diamètre, boulonné sur une tubulure.

« Ce. vase porte intérieurement deux traverses, percées chacune d’un trou, dans lequel coule librement une tige de métal, formant l'axe matériel d’un globe creux de laiton destiné à servir de flotteur.

« Cet axe du flotteur est terminé, A son extrémité supérieure, par une portion di^ cène, laquelle sert d'obturateur à un orifice de même forme, pratiqué dans le fond horizontal du vase cylindrique ou boîte de la ventouse, lorsque le flotteur y est soutenu pur l’action de l’air dont elle est remplie.

• Lorsque l’air de la conduite a pénétré dans la boîte de la ventouse et y a acquis assez de densité pour faire descendre convenablement le niveau de l’eau.

aiAPlTRE II.— CONDDITES. INFLUENCE DE L’AIU.

lu floUuur s'abaissu avec le fluide, entraîne l’obturateur que porte son axe, (;t lüi.sse ouvert l'oriliw! de la ventouse par lequel l’air quelle contient s’éciiappe graduellement.

« L’eau pesant dans le même volume à -j- 4" et à ü”76, 770 plus que l'air, il s'ensuit que, quelle que soit la densité de l’air dans la ventouse, elle ne peut jamais être telle que le poids du volume déplacé par le globe soit égal à celui d’un même volume du liquide; ]>ar conséquent, si le niveau de l'eau baisse et qu’une partie du globe surnage, le poids du flotteur augmente, ce qui détermine son abaisseiuent et l’ouverture de la soupape supt-ricure.

« Il n'y a que Vaclion de l’air coinfiriinc contre la partie inférieure de l'obturateur qui s’oppose à ce mouvement, mais elle est trop faible pour pouvoir détruire l’effet dû à rabaissement du niveau de l’eau.

€ Ce? moyen de se débarrasser de l’air a l’avantage de n'exiger aucune surveillance : la dépense pour cet appareil est de 325 fr. »

M5I. les ingénieurs des eaux de l’aris ont apporté à cette ventouse quelques modifications qui l'ont simplifiée, et permettent de l’exécuter à un prix beaucoup moins élevé.

Les ventousesque J’ai employéesà Dijon coûtent seulement 89 fr, 55 (page 363). L? cylindre extérieur, au lieu d’être en cuivre, est en fonte : sa hauteur est de 0“40, son diamètre intérieur de O” 17. Il est terminé ù sa partie inférieure par un rétrécissement portant bride, laquelle s’ajuste avec la bridi; d’une tubulure ménagée sur le tuyau. La tige de la sphère en cuivre, de 0"135 de diamètn?, ou du flotteur, est guidée par une pièce en fer d'environ ü”04 de hauteur verticale, laquelle est fixée à la placpie en fonte boulonnée a la partie supérieure du cylindre de la ventouse. Cette plaque est percée d’un trou environné d'une garniture en cuivre, dans lequel vient jouer la soupape conique qui termine l axe du flotteur. (Voir la planche 12.)

J'ai donc accepté et employé cet instrument, à l'exemple de tous les ingénieurs chargés d’exécuter des fournitures d eau. Je croyais (jue l'expérienci? avait complètement légitimé son usage; mais je reconnais aujourd'hui que cet appareil, qui fonctionne très-bien, du reste, lors de l’opération de mise en charge des conduites, ne peut en général servir à l’évacuation de l’air que l'eau tient en suspension et qui vient, peu i peu, lors de son dégagement, s'accumuler vers les points hauts des conduites, et cela tient à co que, comme on le verra tout à

riieure, cl contrairement à l'opinion exprimé-e par M. Girard, l'action de Voir comprimr contre la partie inferieure de l' obturateur ext presque toujours assez forte pour détruire l'effet du ù l'abaissement du uireau de l'eau.

lju'il me üoit }M;rniis maintenant d'entrer duns qnelquca détails relatifs au mode dévaenation de l’air par les snupa[H“s eliurgées d’un poids, on pur les ventouses tlotteiir.

4* rtiarseM patia.

Si le liquide coulait à plein tuyau dans la conduite A B C (PI. 21, fig. 9), la pression qui s'exercerait en n serait nqiréscnlée par la hauteur piézométri~ (luerm", augmentée du poids de l'atmosphère, la ligne DG étant déterminée, ainsi qu'il a été expliqué: si la soupu|>c se trouvait plaa'-e en m, la pression que sa base inférieure supporterait serait P+ nu — mu ou P+n’m; elle tendrait ainsi à s'ouvrir en vertu d un poids représenU* par la hauteur n'm ; pour s'opposer à lu sortie de l'eau, il suflirail donc de charger la soupape supposée en équilibre d'un poids égal àrr’ n’inx 1Ü00*"‘, r étant le rayon de la soupape.

Maintenant il est aisé de voir quelle s’ouvrira aussitôt qu'un <ajrtain volume d'air sera accumulé dans le tuyau vertical i»« sur lequel repose la soupape: en efl'et, quelle sera la fort* élastique de cet air? Supposons qu il occupe é partir de la soujMipe l'intenallc mu' : la pression qu'il supportera de la part de l eau en mouvement sera évi<lcminenl représentée par(P+ntt' — nu') 1000“' ouP-f-nV xDtOO‘" : la soupape serait donc pressée de bas en haut par un poids égal à nr'n'n" et elle souvrirail puis<pi elle n’est retenue <|uc par le poids nr’ nm X lOOté" . Si l'air remplissait tout le tuyau vertical de longueur mu, la soupape serait soulevé* en vertu de l’excès de poids r.r*w«x t00ü‘" .

One l’air maintenatil soit en assez grand volume pour descendre au-dessous du coude en d, par exemple ; un voit immédiatement que l'obstacle qu'il présenterait à l'eau gênerait son écoulement et par suite ralentirait sa vitesse : une plus faible partie de la charge serait donc absorbée par les frottements, ünobliendrait coust'iiueuimeiil en m une plus grande hauteur delà colomie piézométriqueet par suite, pour l'air accumulé, une force élastique plus considérable encore que la précédente.

BnCu. si le volume de l'air grandi$.sant toujours descendait en d' de manière

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