CHAPITRE II. — EXPÉRIENCES SUR LES (7)NDDITES
quiétudes au sujet des couches calcaires ([iii, au bout d’uii certain temps, pouvaient réduire le diamètre des tuyaux de la distribution. J'ai donc voulu rcronnaltrc si le débit de ces derniers avait diminué d'une manière sensible, au boni de sept années. Tel a été le but des expériences de 1853.
Mais faisons immédiatement une remarque importante, c'est 1a diminution notable du dépél trouvé dans l’eau, après l'élévation de* wlle-ci en gerbe. Il résulte de ce fait que dans le trajet qu elle parcourt en s'élevant et en retombant, l’eau perd, en abandunnant son acide carboni([ue, lu faculté de dissoudre un aussi grand poids de substances calcaires, lesquelles dès lors se dé^ posent presque instantanément ; qu'il faut donc se garder, en général, de chercher à obtenir des effets hydrauliques à ïoritjine d'une distrilmtion ; car l'acide carbonique disparaissant, il en résulte une grande tendance è la formation de ilépôts dans les conduites d’aval, nonobstant lexistence de ceux qui s’opèrent immédiatement.
Du reste, j’ai toujours remaniué que les plus grands dépôts se forment à l’aval des déversoirs, sous It's roues de moulin ; dans les |)uints, eu un mot, où les eaux sont animées de la plus grande vitesse.
Aussi le tuyau de décharge du bassin du jet d'eau est-il promptement recouvert d'une épaisse couche calcaire. Le tuyau ipii conduit l'eau au lavoir de la porte Saint-Pierre, tuyau dont l'embouchure est ajustée à la conduite de décharge, a lui-méme sa paroi intérieure recouverte d'une assez forte couche de dépôt: mais j’avais pris en considération cette circonstance dans le adcul de son diamètre. Il faudrait y avoir |)arcillemenl égard dans le cas où l’on réaliserait le projet de conduire h« eaux du bassin du Jet d’eau, soit au roiid-poinl du cours du parc, soit au parc lui-méme.
lin mot cncon*, avant de donner le tableau des exjjériences. Toutiïs les parties de conduites dont la réunion forme chaque groupe se raccordent suivant des angles variables, dont je crois inutile, de donner la nomenclature.
Les perles de charge correspondront donc non-stmlemeni au frottement, mais aux variations de direction dans les vitesses et aux modifications de ces dernières elies-mém.cs, pui.s<pie chaque groupe se compose de tuyaux de divers iliamèlres, et que tantôt l’on pas.se d un tuyau d’un plus grand diamètre A un tuyau d'un plus petit, ou réciprociuement.
Dnns toutes les expériences faites, soit en 1 Slfi, soilen IRT):!, la charge n'a varié qu'entre les limitesde ir>*00 et de 1 On a donc adopté en moyenne le chiffre de t'l"95; sons l influence de celle charge, on a obtenu les résultats suivants :