RIVE DROITE OU OUEST
« 2li“ De Sillon, vix-à-vix Potiilhi, dans le cours même du torrent, au bas du talus du chemin d’Aliuy, A environ 100 mètres en aval du pont situé vis-à-vis Pouilly (28, C).
O 27“ De Sinon, prèx de Saint-Mariin, aussi dans le cours ilu torrent, au bas du cliemin dit Iluelle Saint- .Martin, conduisant à Fontaine (03, C).
« Ca» deux sources, assez abondantes, paraissimt sortir du coteau A l'ouest.
Iir lUSSIN DF. LOUCHE. — RIVE GAUCHE OU NORD.
« 28" De Vaixxon, au-devant du moulin de ce. nom, au pied du talus .sud de la route de Paris (22, 23, V) ; elle alimente un grand lavoir entouré de pierres de taille.
« 20' Dex Perrières, A l'extri'uni té ouest du eominunal porté sous le n“237 de la section U du plan cadastral ; elle est au fond des carrières et tarit pa r les grandes si'chere.sses; on y descend par un escalierconslruil sous une voûte qui 1a riTOuvre,
« 30’ De t’Iiampmol, sitiiéo dans le clos de l'asile départemental tles aliénés (ancienne Chartreuse. 73f>, V); elle est abondante, alimente un réservoir et se jette immédiatement dans l’Ouche A l’angle sud-est du clos de l’établissement.
« 31” /Jc.s t’/»iiTmi.r,ancienneiuenlt/(.’ lt!iincs(Jimxltiwariiin) ; elle sort parsept ouvertures en pierres de taille du pied du talus de la roule de Paris par Auxerre, près de la porte de l’asile des aliénés (7(i7, V'. Immédiatement au-devant existe un vaste lavoir public, et, plus bas, un abreuvoir (7tll, V); elle traverse ensuite ’ le jardin botanique et se jette dans l’Ouche, presqu’en face du grand déver.snirdn moulin «le ce nom. après avoir alimenté des réservoirs A poissons; elle remplissait autrefois rKtnng-l’Abbé, à 1 ouest du jardin botanique, supprimé jwr conveii'-
AITENOK’.R.— NOTE A
.'il!)
lion intonenuo les 7-1.'» août 1782, entre lu ville et les eharlreux, liomolof;iiée pur rinlejuliitil Amelol le i mai 178(i, el de là passait par un canal rectiligne au milieu de l'Aniuebuse.
« Plus anciennement réunie à une autre petite fontaine ipii conserve encore aujourd'hui le nom de Ruines (n° 33 ci-après), elle entrait dans la ville parla tour de ce nom, parcourait l’enclos de l'ahbaye Saint-Bmiigne, passait derrière le ch<rur de l'église Saint-Philibert, longeait la rue du Tillol, traversait la rue Cazolte et se jetait au Poiit-Arnot (Pont des Arnols ou anaules) dans Suzon, nu point où son canal forme une sinuosité très-prononcée. Lors de la nouvelle enraunte de lu ville, il y eut entre la mairie et l'abbaye de Saint-Bénigne, jiour l usage de ces eaux souvent employées à la défense de la ville, un procès sur lequel intervint une transaction à la date du 10 novembre 1 129, (|ui en régla la propriété, ainsi (|ue le droit de pèche et celui d'inondation. Cette fontaine est fort abondante, mais elle tarit l'été. 11 paraît ({u'avanl rétablissement (de 11)40 à 1077) delà route d'Auxerre située au-dessus, elle était pérenne.
U 32“ Autre des Chartreux; elle est dans le clos extérieur de l'ancienne chartreuse; entre l’asile des aliénés el le jardin botanique, où sou cours se réunit à celui de lu précédente (7.'>0, 753, V); elle tarit aussi en été.
« — Au fond du lit de toute lu partie de l’üuche qui, au sud, longe le clos de l'ancienne chartreuse el particulièrement aux cruix dits des Prêtres et de l’Ouche, il existe des sources venant du coteau situé au nord, et dont la jirésmiee se révèle par la dilTérencc très-sensible île température entre les couches supérieures el inférieures de l'eau.
« 33" De Haines, sort à l’angle d un clos situé dans l'ancien fossé de la ville aliéné par rptul le 25 août 1790, en face de l'avenue del' .Arquebuse, sur le bord du chemin vicinal de ceinture (804, 805, V), suit le mur du rempart, p.isse sous la porte d'Üuche et se jette à côté dans le fossé de décharge de l’aqueduc de la rue Portc-d üuche. Comme il a été dit plus haut, ellese réunissait autrefois à celle des Chartreux (n" 31 suprà).
« — On ne parlera pus de quelques sources, notamment de celle dite de Touillon, qui jaillissent dans le lit de la fausse rivière, le long du quartier de l'Ile, parce qu'elles ne paraissent être que des inültratious du bief du moulin Saint- Etienne, qui est à un niveau supérieur.
RI VF. DROITE OU Sin.
« 34" Du Frêne sur un communal, presque au sommet de la pente nord de la Combe-au-Serpenl (242 X); même dans les plus grandes sécheresses, elle donne toujours un peu d’eau.
HISTOmE DES FONTAINES PÜBMQUF^ DE DIJON,
O S')' De la Chavpeujnnite, sur la ponte nord île la rombe du môme nom. dans une cerisaie (Ii73 elle est très-faible, mais ne tarit pas.
O .'lli" De la Carriére-Rollin, assez bonne; est dans un eronx, an fond d’une carrière (253 X).
« :17“ De la Carrière-Pillel (2r>5 X); est sous une voûte; on y descend par quelques maivhes; son eau se maintient à une température très-basse.
M ;18” .1m C'aijen, près de la rente Itoullemier (2.’V} X); elle est sous une voûte de deux mètres carrés, dans laquelle on descend par quatre degrés; elle a été réparée en 18 iO.
O 3!)° De Cliaienatj; sort d'un mur clos au nord de la nuite de nom (453, X) et coule sur le chemin.
O lü° De (iirnnd-, elle consiste en un puits situé entre celte métairie et celle de ltel-.\ir ( 470, .X), et dont le trop-plein s'écoule par un conduit souterrain dans une mare en aval, au sud, près du chemin ; ses eaux abondantes ne tarissent jamais.
« ir De l-arrey ou d'Ouclie, anciennement d'Ohe (filO, V); elle a trois sources, dont la principale sort sous une voûte construite par la ville, en 17t(l ; son cours a 78t> mètres détendue jus([u’au franc bord du canal dans lequel il se jette; il est traversti à 1)28 mètres de la voûte par le pont de Larrey. Klle est très-abondante, mais tarit par les grandes sécheresses, l'n habile fontainier de Montbt'diard, nommé Flatnmaiid, apjielé en juillet 1017 par la ville, pour lui procurer des fontaines, proposait de l'amener sur la courtine de Cliarlieu, pour la distribuer dans le quartier do lu porte d'Ouche.
« 12° Des Dciix-neiires; elle est sur la pente nord de la combe Persil (400, X), coulant du nord au sud; elle traverse un communal où est une espèce de mare.
« 13° Au Persil; elle est à mi-cùle sur la pente sud de la même combe (330, X); elle consiste dans un puits creusé dans le rocher, de 50 centimètres de largeur, 70 de longueur, et 1 mètre de profondeur; ou y descend par quatre ou cinq marches; son eau, peu abondante, ne tarit jamais.
« il” De Dillenois; sort du bas de la pente sud de la combe Saint-Joseph (127, Y]; elle verse ses eaux assez abondantes dans une mare de 5 mètres de diamètre. La propriété (ainsi que celle du terrain , de la contenance de 70 ares, d'où elle jaillit) en est assurée è la ville par un traité du 18 mars 1813, passé avec .M. de Sassenay.
« 45“ Saillie- Aune ; sort du même coteau que la précédente, mais à un point plus élevé (139, V) ; par le traité susrappclé, la ville est propriétaire de 1 hectare 10 an's 10 centiares de terrain û l’entour! Son eau, la plus pure de toutes celles du territoire, est peu abondante, et est recueillie dans un bassin en ma-
APPENDICE. — NOTE A
çonnerie qui sert d’abreuvoir. En 1824 , lu source a été renfermt^ dans un monument en pierres de taille, décoré de pilastres de l'ordre peslum, avec un entablement surmonté d'un fronton cintré.
« Pour compléter cette notice sur les eaux superficielles du territoire de Dijon, on ajoutera :
« 1" Que la rivière d’Ouc/i« (Oicora, Osera, Oscia), qui le parcourt de l'ouest à l’est, sur une longueur d'environ 8,100 mètres, en le divisant en deux parties inégales, et dont la source est à Lusigny, près de Bligny, arrondissement de Bcaïune, présente, d’après les expériences faites au moulin d'üucbe de Dijon par M. Darcy, du 8 au 11 juillet 1833, [Hmdant une très-grande séclieres.se (pag. 50 à 05 de son Mémoire), un débit minimum de 23 mètres cubes par minute (1,725 pouces); que son eau, de bonne qualité, mais souvent chargée de limon , ne gèle jamais et a une odeur de marécage pendant l’été.
« 2" Que le Suzon (ou, selon l'usage à Dijon, simplement Suzon, sans article, éiiwio, Sisunus), est un torrent dont l’origine est à 5 kilomètres en amont du A’al-Suzon, canton de Saint-Seine, et l'embouchure dans l’Ouche, au bas de la ville, apn'-s un parcours de 1,700 mètres sur sou territoire; qu’è raison de l'intermitlena- de son cours et de la variation du volume de ses eaux, il est impossible d’en faire le jaugeage, même approximatif. — Mota. L'n bras, connu sous le nomades f'ieux- Terreaux, se détache du cours principal en amont de la ville, à cété de l’ancien couvent des Capucins, et se dirige de l'ouest à l’est dans rOuche , près Xeuilly. C'est au bassin de ce bras ou thalweg, dont la longueur est de 0,300 mètres, qu’appartiennent les sources mentionnées sous les n ’ 10 à 25 ci-dessus.
• 3° Enfin, .que le canal de Bourgogne, commencé en 1784 (la première pierre de l’obélisque sur le bassin de Dijon ayant été posée par le prince de Coudé, le 21 juillet de cette année) , a été ouvert à la navigation , pour la partie comprise entre Dijon et la Saône, le 14 décembre 1808, et pour celle entre cette ville et n'onne, le 2 janvier 1833; que, dans son parcours de 5,000 mètres sur le territoire, il suit à l’ouest et presque parallèlement 1e cours de l’Ouchc qui l'alimente. «
Courlépée. — « Plusieurs des sources (jui existent dans le territoire de Dijon ont été réparées et ornées de constructions.
« 1* Celle des Suisses, autrefois de Bergis ou de Champmaillot, a été couverte, en 1.584, d’une voûte portant les armes de la ville; elle a été reconstniite en l’an .V (1802). Son débit s'étant réduit à 1 décilitre par minute, des réparations y ont été faites pendant l'automne de 1847. Au moyen d'un bassin en maçonnerie qui recueille ses eaux, elle donne aujourd'hui 12 litres par minute. L’analyse, chimique qu’en a faite en 1843 M. Barruel neveu, de Paris, a ofl'ert les résultats suivants pour 1/2 litre: résidu salin, Os' ll), ou 38 pour 100,000
sn IILSTOIRE DES FONTAINES PUBLIQUES DE DIJON.
i-om|)üs<* de ciirbunnlit di'cliiiiix avw des (riin:» do magnésie, d'oxyde de fer ef lie mangani'‘su, et traces iinpoudérable.s de sulfate de chaux.
« 2“ I.ii rontaiiii' de Larrey ou tl'Ouchc, aiicieimemenl d'Oùe, a trois soiiroes, dont une sort sous une voûte eoiistruite par la ville en 17til. line seconde, située sous une vigne voisine, a été retrouvée en septembre IS17 el fournil plus d'eau que lu précé-dente , à la((uelle on l a réunie par un aqueduc en maçonnerie. Kn exécutant ces travaux, on a découvert, à 2"'ôt) .sous terre, plusieurs médailles romaines du llaut-Kinpire, en argent, et plus di? 1 kilogramme de, médailles en bronze, tellement oxydées (pi'elles ne formaient plus qu'une mass<!.
n Ile trente-quatre observations faites |)endant trois années, en toutes saisons, par M. l’errey, professmir à la l'acuité des sciences de Dijon, il résulte (pie. la température moyenne de cette fontaine est de 12^ 12 eenligr., avec variation seulement de 2/10 (h; dt'grés en moins et de :i/ 10 wi plus.
« lin fontainier de Montbéliard, nommé Flamand, appelé en juillet lt>17 par la ville, pour lui |)ro(;urer des fontaines, })ro|>osail de l'amener sur lu courtine deCharlieii, pour la distribuer dans le quartier de la porte d Ouche. Elle se jette aujourd'hui dans le canal de Uourgogue, après un cours de 7Sti nu'd. de longueur.
< 3° La fontaine Sainte-Aiine , dans un site luagnifiipie, est peu abondante; son eau, ({ui est recueillie dans un bassin en maçonnerie servant d'abreuvoir, est la plus pure de toutes celles de Dijon, puisque, d’après l'analyse de M. llarruel, 1/2 litre n'a donné ((ii'un résidu de 0" 077 ou 15,1 jmr 1(M),000, cômjMisé de (iarbonate de chaux, avec traces de magni'sie, d'oxyde de f(;r et de manganèse, sans sulfate ni chlorures, au moins en quantité appm'iable. En 1K21, sa source a été renfermée dans un monument en pierres de taille, dt-coré de pilastres de l'ordre pestum, avec entablcmenl surmonté d un fronton cintré. la: terrain d'où elle sort avait été cédé «\ cens par la ville <\ un sieur Jean Carnet, par acte du 17 février 1001, avec la seule réserve, au profit des habitants, de la servitude du puisage. .\u moyen d'un échange en date du IS mars 1S13, la ville en a racheté la |)ropriél(-, ainsi ipie celle de 1 hectan! 10 ares 10 ca;ntiares do terrain ù l'entour, sur le(|uel ont été fuites d(>s plantations.
« l* Li fontaine du Creiix-dEnferu été ornée on lS23d'une grotte en rocailles; elle alimente le bassin connu sous le nom de Creux-d Enfer, dont le pourtour a été i\ la même é|)oquc planté de fort beaux arbres et converti en promenade. Des réparations ont été faites en 1S17 à cette source, dont le volume diminuait chaque anni'C.
O 5" Celle de Mande, au nord et à {h u de distance de la route d’Auxonne, sur un chemin communal , a été couverte en 1828, aux frais de la ville, d une voiUe el pourvue d'un ba,ssin, le tout en pierres de taille.
« fi”, 7'‘ Des travaux sc:mblables ont été exécutés en 1838 à la funUine du
APPENDICE — N(n-E B.
Pàquier de Dijon, au levant du chemin de Uiilïev, ainsi qu'à celle des Péjoces, située à 100 mètres au nord de la roule d'Auxonne, sur un sentier commutm (|ui y aboutit. ■ •
« 8* On a établi en 1817, autour de l'abondante l'ontaine du PAquier de Hrav, au sud de la roule d'Auxonne, un liassin circulaire en ma«;onnerie do mètres de diamètre, et un cours régulier a été donné à scs eaux. L'emplacement de 15 ares qui 1 environne a été, <!u même temps, plaiiU'- d arbres.
Marché entre IMorro Belle, charpentier à Talant, et la mairie do Dijon, pour ainem;r les eaux des fontaines de Monlmusard à la porte Saint-Nicolas. — t AÏS, C dikcmhro.
a En nom de Notre-Soigneiiramen. L an de rincarnation d'y eelluy courrant, mil quatre cent quarante et cinq, lelundi, jour delà fesic de Saint-Nicholasd'hyver, sixième jour du mois de déeeinbn*, environ deux heures ajirès midy d'icelluv jour, en la ville de Dijon, en l’ostel cl domicilie de Jehan Rizol, notaire publique demouranl au dit Dijon. Je, Pierre Ihdle, charpentier, demotirant A Talent, près de Dijon, savoir fais à tous ceux qui verront et orront ces présentes Iccln's, que. pour ce que euvre méritoire et de grand louange cl retmmmnndalion est soy employer libéralement et de bon voloir au bien de la chose piibliipie et au senice et augmentation d’icelle, nonnrahle homme et saige maistre Pierre Baudot, licencié en lois et en décret, conseiller de monseigneur le duc de Bourgoingne; vyconte et mayeur de la ville et commune de Dijon, avec luy pluscurs de MM. eschevins, bourgois et habitans d’icelle ville ont advisié que ladiele ville de Dijon qui est le chief et le principal de toutes les aullrtjs villes du duché de Bourgoingne; en laquelle mondil seigneur le duc, madame la duchesse sa compaigne, mes aultres seigneurs de son sang et linaige et pluseurs atiltres grans seigneurs et gens de tous estais ont accoustumé de conversttr pour la notabletéd'ioelle ville est moult fort ordoye et gastéc de faings, houhes, pâlies et d’autres ordures cpii en grant quantité y abuudent par arnois de voiclurcs ipii y viennent A lu grand détestation et blasme de la dicte ville et de ceulx qui y demourent. Et en pluseurs assemblées qui ont faictes en grant nombre de gens ont advisé et volu a<lviser sur ce pluseurs remesdes et provisions pour la tenir necte desdicts faings, boues et aultres ordures, et pour secourir aulx nécessités de ceulx qui en auroyent affaire. Et entre aultres choses ont advisés pour le plus convenahlcqui est besoing et ex|M';dianl de serchier et assembler en ung lieu leseaulx de pluseurs fontennes cl sources d'ejiulx qui sont bien prouchaiuesou alcntourd'unevieillecolombière qui (‘.sloil à feu maistre liuy-tieliiiicr (Monlmusard), qui l'st as.sés près di- la porte
HTSTOIRE DES FONTAI?fES l’IlBLIQUES DE DUOS.
(leSnint-Nirholas de Dijon, comme à 400 toises on environ, que l'on face venir l'eau desdictes fontennes et sorccs par cors de verne dûs le lieu ou les eaux d'icelles se assembleront jusques à ladicte porte de Saint-Nicholas devers ladictc ville. Et illcct par ung grant tronc ou pied de verne qui sera fait à la lin du darrenier cor de ladicte fontenne dedans ladictc ville istra (sortira) l'eau d’icelles fontennes et sorces qui sera recuillieetrereuctcharraenunggrantnugedepicrre ou de bois, et dois ledict auge luy donra l'en cours par tant de rues que l'on advisera pour le mieulx que courra par dessus le pavement comme elle faict à- Reaulne, au long de ladicte ville, et charra une porcion ès fossés de ladicte ville et une aultre en Sucson, selon que l'on verra estre expédiant pour tenir ladicte ville necte et pour secourir aux exclandresde fcul et aullrcs nécessiU'js de ladicte ville qui pourroyent .sunenir. Et, pour mectre à exécution lcdict advis, ont fait veoir et visiter la chose par pluseurs maistres ouvriers et aultres gens à œ congnoissans qui ont dit et rapporté que la chose est fassablc, et que bien et sans difücullé elle se peut conduire. Et pour ce mondit seigneur le mayeur avec luv pluseurs de MM. les esehevins, et pour nom d'eschevins d'icelle ville, par l'advis con.scil et délibération de pluseurs des habitans de ladictc ville, à qui ceste matière a esté ouertc et communiquée, ont fait marchief et accort pour et en nom d'iccIle ville, avec moy ledit Pierre Belle, charpentier, des.sus nommé, de faire et parfaire ladite fontenne en la manière et pour le pris que sensuit. C'est assavoir que je ledit Pierre Belle sercheray et feray serchieren ma personne et en ma présence toutes les racines, dois et sources desdictes fontennes et icelles, je feray venir respandre et cheoir en la fontenne plus prouchaine de ladicte Colombière du cousté de ladicte ville de Dijon; tellement que les eaulx de toutes lesdicii's fontennes se assambleront ensamble pour avoir plus grant habondance et force d'eau. Et les curées desdictes fontennes et sorces d’eau se feront aux frais et aux journées de ladicte ville de Dijon. Mais je leditPierre Belle, ouvrier des.sus nommé, ne prandray rions de mes journétîs d'estre présent, et donray ausdis ouvriers forme eteaseigncmentcommant ils devront faire à la fin que ilessus.
ollem, lesdites fontennes ainsy mist's et reduictes en une, ladicte ville de Dijon curera et nectiera très-bien ladicte prouchaine fontenne en .souffisante grandeur et (irofondeur d’icelle fontenne, en manière qu'elle puisse comprendre et conUv nir toute l'eau qui charra en icelle et ce aux frais, missions et despens de ladictc ville, tellement que qu'il le vouldra cuvier de massonnerie par dessus el, cl fondemensque loutlailicte eau soit en close et meurée en ladicte massonnerie sans ce que par les coiisiés elle se puisse vuidier. ToutelTois l'on pourra faire en icelle massonnerie ung descliargeur pour vuidier trop grant quantités d eau sy elle venoit .selon que Ion advisi'rn, et que besoingsera.
«Item, ladicte ville de Dijon livrera à moy, ledict Pierre Belle.bois de verne en
APPENDICE. — NOTE B
bois et sur le piod.et je ledict Pierre Belle l'abalray à mes frais et missions, et feray coper et resser les troncs dudit bois pour faire lescors et les feray de la longueur d'une toise ou de moings selon qu’il plaira à mondit seigneur le maire et selon la mesure et eschantillon qui sur ce me sera baillée. Mais touttefois je ledit Pierre Belle ne bailleray aucuns cors ou il ait noux.pour double que les vermisseaux ne les gastassent; mais seront lesdits cors de bois tout plein cl unis sans meffaicture. Et ladicte ville charriera ledict bois à ses frais dois le lieu où il se prendra et auquel lieu je ledit Pierre Belle l'auray assamblé tout en ungmonseaul ou en plusieurs ainsy comme l’on le pourra mieux finer (trouver) jusques sur le lieu ou je ledict Pierre. vouldray que Ion le mcctc. Ouquel lieu ladite ville me livrera et administrera grange ou maison pour ovrer et faire lesdits cors.
« hem, je ledit Pierre Belle pcrceray à mes frais et missions lesdits cors en telle et sy souffisanl grandeur cl largeur que l’eau et le bois que l'on me livrera pourra souffrir afin quelle gccte la plus grant quantitey d’eaul que faire se pourra. Et je le dit Pierre Belle bailleray le perceur tout fait pour percier lesdits cors de telle longueur que je voudray diviser et de telle grosseur quey plaira à ladicte ville. Et ladicte ville me baillera à ses frais et missions toutes les viroilles et rouelles de fer qui seront nécessaires pour joindre et assambler lesdicts cors les ungs aux autres de la fasson que je ledict Pierre Belle les vouilray avoir, et ledict ovraige parfait icelluy demoura à moy ledict Pierre Belle pour ce que je l’auray fait à mes despens.
« Item ladicte ville fera à ses frais et missions les curées pour asseoir lesdits cors dés le lieu de ladicte fontenne jusques à ladicte porte de Saint-^icholas ou ladicte eau istra et seront faicles Icsdictes curées do telle aulteur ou largeur que je ledit Pierre Belle les voudray diviser et declarier.
« Item, je, ledit Pierre Belle, assarray et joindray les dis cors et les coteray et appoherai (appuierai) de bonnes pierres de çA et de là, tellement qu’ils ne peussentober ne crolcr, et y feray guiles et vailles (regard.s)par souffisante distances en lieux qui seront contre signées tellement que de legier l’on puisse ajMîrcevoir là ou l’eaul l'auldroit do venir au long desdis cors se faulte y avoir ce que Dieu ne vuelle. El aussy, je, ledit Pierre Belle, covreray lesdicts cors après ce qu'ils seront assis bien et convenablement, tellement que l'on ne puisse de ligier blecier Icsdis cors et parmi ce ladicte ville me baillera et livrera toutes j»iorres en place, et fera faire toutes massonneries ladicte ville de Dijon aux despens d'icelle ville.
« Item, ladicte ville de Dijon paiera à moy. ledit Pierre Belle, selon ce que ovrerai la somme de dix blans pour chacune toise de 7 pieds 1/2 à main que lesdis cors auront seulement de long. Et je, ledit Pierre Belle, seray tenus et promes par ces présentes lettres de rendre ladite fonlenne toute achevée, par-
HISTOIRE DES roMTAlNES PCBUQEES DE DIJON.
cl jcclanl cnul. Fraiiidicincnt et sans empcR-hcmenl-s «{uelxcoiiqiic.s, purnie de pied, par lequel ludietc eaiil islra en ladicTe ville de Dijon, bien cl Inyaunieiit et audiol <rouvriers cl de gens ayans en ce congnoissancc. El, lesdirls ouvraipes, je, ledit Pierre llelle, rciidray tout ussovis aux liabilans de ladicto ville de Dijon dedans 1a (este de Pcnllieeosle prouehaineinent venant. El. sur lequel pris et ouvraige des.sus ilit, je, ledit Pierre belle, ay reeeu pur les mains de .Simon Naissant, receveur et procureur, et par nom de receveur et procureur A ce. présent et stipulant au nom de ladicte ville celte pnisente marchandise, l'aisanletacc*-pUinl la somme de vint francs réalement et de fait en la présimce du notaire et des lesmoings cy dessoubz nommés et escripts, dont je, ledit Pierre llelle, me suis tenu cl lien pour bien coulens. Et j)romes, je, ledit Pierre llelle dessus nommé par mon serement pour ce donné corpondment aux sains évangiles de Dieu et soubs robligution de touts cl singuliers mes biens et des biens de mes hoirs tant meubles comme béritaiges présens et advenir (luelsconques, toutes et singulières les choses dessus dictes et chascune d'icclles coniprins4*s et contenues en ces présmiles lettres avoir et tenir fermes estables et apgréablcs sans jamais contrevenir par moy ne par aultres en aucune manière tuisiblemenl (tacilé) ou eu appert. Mais lesdis ouvraigc.s, faire, parfaire et accomplir tant par la forme et manière que dit est dessus et dedans le terme dessus dit; autrement je, leMit Pierre llelle, promes rendre et restituer à ladicte ville de Dijon, tous cousU, dommaiges, frais, niis-sions, interestz et despens sur ee fais et incourrus pour desfaults des choses de.ssus dictes non faicles et aa‘orn|ilies comme dit est dessus. En renonçant quant A ce, je, ledit Pierre llelle, A toutes et singulières exceptions de déceptions de cavillacions, raisons, delfances et allégations; A toutes lettres, grâces, privilaiges, estas, réspis, dilacions, dispensations de foy et seremenl impétrés ou A impétrerel A toutes aultres choses tant de fait comme de droit et de coustumes A ce contraires, et mesmement au droit disant que général renonciation ne vault se I cspccial ne pa^cède. Et. quant A robsenance des choses dessin* dites et d'une cbacune d'iiadles, je, ledit Pierre Ik'lle vinl eslre contrains et exécuté comme de chose adjugée par les cours de monseigneur le duc do Ilourgoingne, de, monsieur l'oflicial de l.angres et par toutes aultres cours, tant d'églises comme si-eulières conjoinclemenl ou divisement, l une desdictes cours non pour l'autre cessant aux juridiction et contraintes desquelles cours et d une chacune d iadle, quand ad ce je submis et oblige moy, mes hoirs et tous mesdis biens cl les biens de mesdis hoirs. En tesinoinp desquelles choses je le, dis, Pierre Belle, marchant dessus nommé, ay ri'ijuis et obtenu les seaux desdiles cours de mondit seigneur de Ilourgoingne et de bangres, eslre mis A ces présentés leclres faictes et passées par devant Jehan Itisol, notaire jun- dicellcs cours et coadjuteur du tabellion dudit Dijon, pour luomlil seigneur le duc. Présens:
ArPENDICE. - NOTE C.
Eslienne de I.ohure cl Viénol Tournerel.Couslurier, dcmormis ù Dijon, tcsmoiiis à (* appelas et rc(|uis, l'au et le jour dessus dis.
Et nous oflieial de ladiele court à la rolucioii dudit Jehan liisol, dessus nninnié, cl nnslre jur»! qu il les choses dessus dites toutes et singulières nous a relatées eslre vrayes et auquel quant ud ce et plus grand nous adjouslons foy plainne, et aussy que il nous a relaté que pour cl en nom de nous et de nostre auetorité, il la coniniendc et eujoinct de vive voi.v ledit Pierre Itelle, à ce présent, et consentant <pi‘il fasse enté'rine et accomplisse les chosifs dessus dictes, tout par la forme et manière que dit est dessus; aultrement faire il ne nous appareil lesdictes choses ainsy faictes et accomplies dedans ledit terme. .Nous à l’instance cl rt'quesie dudit procureur et receveur on de ladictc ville de Dijon. procéderons à l'encontre dicelluy Pierre Welle, pour deffaull de raccomplissemenl des choses dessus dites [>arscntenccd excommuniements»:lon raison, et avons fait mettre le seel de notre dicte court de Langrcs. à ces présentes lectres qui furent faictes et données à Dijon. l'an et jour que dessus est pn-sens les dessus dis. — Signé Bisot. Pro iitraque curia.
(/mcus sigil/i.) . {Locus siijilli.')
La date de ce marché étant de 1-4-45. il résulte des indications données page 2.5.
([u'il suffira de multiplier parle rapport j-j les sommes indiipiées dans ce marché pour avoir leur valeur actuelle. Voici du reste quelle était, en 1 445, la monnaie usitée en Bourgogne.
-Vu quinzième siècle, deux monnaies étaient en usage dans la Bourgogne, une fictive ou de compte, la livre, composés; de 20 sols (chacun de 12 deniers); la livre correspondait à 240 deniers; l’obole était lu moitié du denier.
On avait pour monnaie réelle, le franc, le gros, le blanc, l’engrogne et, enfin, le niquel.
L; franc comptait pour 12 gros.
la! gros valait A blancs ou 12 engrognes ou 20 deniers.
Ta! blanc valait 3 engrognes ou 5 deniers.
l.e niquet était le lü' du denier.
Les 12 gros étant multipliés par20,produisiint 240 deniers, le franc équivalait à la livre , seulement l’un et l’autre se divisaient en monnaies fractionnaires ditTérenles.
Celte note est relative aux fournitures d’eau de l.ondres, Paris, Bruxelles, Lyon, Bordeaux, Nantes, Besancon et Nîmes.
Fouralt«r« de Loiidree.
fourniture d'eau de Londres est faite par neuf compagnies. Les deux tableaux suivants indiquent, le premier, les noms des compagnies, et les sources doù elles tirent leurs approvisionnements; le second, la jtart que eliacunc des compagnies a obtenue dans la fourniture d'eau de la métropole, et la proportion dans laquelle elles partagent leurs eaux entre les différents seniciîs.
PREMIER T.ABLEAU.