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MONTANT

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COMItMOII.

KKI

QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET JüDiaAlUES.

Dans les concessions pur évaluation, on compte : quatre casernes, deux hôpitaux, trois maisons de charité, deux écoles, le lycée et six établissements de bai ns.

L'ensemble de ces concessions produit annuellement une somme de 3,705 fr.

Il m’a paru qu'il était possible de faire disparaître quelques-unes des causes qui ne permettent pas au chiffre des concessions de s'aceroître, et j'ai adressé, le 20 avril 1855, à ce sujet à M. le maire de Dijon une lettre ainsi conçue :

« Monsieur le Maire,

« Ce n’est pas sans un certain étonnement que j’ai vu, par le tableau des concessions que vous m’avez fait rhonneur de m’adresser, le faible chiffre auquel s’élève le montant total des concessions faites jusqu'à ce jour.

« Si la distribution des eaux de Dijon avait eu un but industriel, le but, il faut ^ en convenir, serait complètement manqué. On ne serait arrivé qu'à un véritable échec commercial. Mais j’ai voulu chercher s’il serait possible de rendre, même sous le rapport du profit péeuniaire, la fourniture d'eau de Dijon une opération utile.

« Et d'abord, voyons à quelles causes est dà le peu d'empressement <pie montrent les habitants à obtenir des concessions : à deux principales.

« La première! est certainement la multiplicité des bornes-fontaines, qui, garnies d’un appareil spécial, permettent d'y puiser à toute heure du jour et de la nuit, sans que l’on ait à franchir une distance moyenne de plus de 50 mètres.

« La seconde nViile dans le haut prix de revient des appareils nécessaires pour réunir la maison du concessionnaire au tuyau (jui doit alimenter su fourniture, et pour réaliser la distribution intérieure.

« La première cause résulte du principe mémo qui a présidé à la distribution des eaux de Dijon, principe éminemment libéral, éminemment favorable aux classes peu aisées, et qu’il faut conserver à tout prix.

« L’eau ne doit pas leur être mesurée, plus que ne leur sont mesurés l'air et la lumière.

« J’ajouterai que c’est encore dans leur intérêt que les octrois ne prélèvent jamais de taxe sur le blé; or, l’eau n’est pas moins utile que le blé, et l'on ne doit grever d’aucune taxe sa délivrance, à ceux pour qui la vie matérielle est chose si difficile.

510 IIISTOIUF. DES FONTAINKS Pl’BI.inrES DF. DIJON. — IV* P.MITIE.

O I.o lemi>s, à Dijon, ville pou coninieo'antc, pi-ii iiuiniifactiirii'ro, n'ost pii.s onroTP. de l'argcui, suivant l’ingi'niouse expression de Franklin, et les clasws ouvrières peuvent , sans perte appréciable, aller chercher aux voies d’écoulement l eau potable dont elles ont besoin,

» Il faut donc leur laisser cette faculté comme un droit.

«On objectera peut-être que les octrois doivent arriver au taux m'wssaire [lour assurer à tous les habitants, aux iie'cessileiix comme aux riches, lu sécurité et la salubrité indispensables dans toute agglomération d'hommes 1 Sans douh-, niais la nianière dont les octrois sont perçus et les objets sur lesquels ils portent doivent être mûrement étudiés.

O Mat combinés, les octrois écrasent des classes déjà épuisée.s; bien combinés, ils s’adressent à ceux qui peuvent, sans grande difliciilté, arriver à les acquitter.

« Encore une fois, c’est toujours le principe qui a empêché la taxation du blé. . que je demande à voir respecter.

« Je pense donc qu’il faut maintenir le puisage gratuit et facile aux bornesfontaines, et ne pas déroger à un princi[>e que l’ancien corps municipal avait si ehaleurcusement adopté, et que nos successeurs dans le conseil de la ville ne soutiendraient pas sans doute avec un moindre empressement.

« (.hiant à la .seconde cause, je crois qu’elle peut être singulièrement atténuée.

« l'oici comment.

« Et d'abord, quelle est la dépense nécessaire pour réunir la conduite alimeii- Uiireà la maison du concessionnaire?

« 11 résulte d’une note que m’a adressée le conservateur des fontaines de Dijon que eette dépense est moyennement de 100 fr.,sax'oir :

« I* Fourniture et pose du tuyau en plomb, fouille et ndablissement des lieux

dans leur état primitif. • ^

<■ Longueur moyenne à parcourir, 11" 40 à 5 fr 57 »»

« llobi net d'arrêt 15 »»

« Percement, collier, rondelle, salaire des employés de l’administration 10 »»

« Douche à clef et son tabernacle 15 » »

« Il y a des articles qui pourraient être singulièrement réduits, notamment

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l»CESTIONS ADMINISTRATIVES ET JUDICIAIRES.

an

le prix du robinet, qu'on pourrait prendre d'un diamètre inférieur è eeini qu'on a, sans utilité réelle, préiMjdeiumcnt adopté.

M Je jwnse, en premier lieu, que la ville devrait se charger de cette dépense.

« i° Passons à la distribution intérieure.

a Les maisons, à Dijon, sont gi’néralement composées d'un rez-de-cham>sée, d un premier et d’un second étage.

« Une distribution d'eau dans 1a maison exigerait donc qu'à l'exlréinité du tuyau, que la ville conduirait jusqu'à la fa(;ade, on soudât une branche desservant les trois appartements situés au rez-dc-cbaus.sée, au premier et au second.

« La môme branche peut sans inconvénient s'élever jusqu’au second étage.

« Le rez-de-chaussée , le premier et le deuxième étage auraient à peu près

à dépenser :

« 1” Rez-de-chaussée, environ 5 mètres de tuyau à 8 fr 10 »»

« 2" Au premier étage, id. id 10 d»

« 3° Second étage, id. id 10 »»

« A l’ensemble de ces chiffres il faut, en outre, ajouter trois robineU de distribution à 6 francs environ chacun (je ne parle pas de la pose, cctb! dé|Hms»' est insignifiante).

« Or, je crois qu’il conviendrait encore d’accorder, lorsque deux ou trois concessionnaires se présenteraient à la fois, d'accorder dis-je, à titre de prime, xcrvanl à aider aux dépenses des travaux intérieurs, la moitié de l'abonneuient de la première année, c’est-à-dire cpie les concessionnaires verseraient pour celte année seulement /a moitié du jtrix de Vabonttemenl.

■ Je désirerais aussi qu’on créât un dernier stimulant, en passant avec un entrepreneur unique un marché pour tous les travaux sous la voie publique; et 1a ville, à raison des ouvTages qu’elle prend à sa charge, imposerait, en outre, le môme entrepreiieuraux concessionnaires.

«Cette ilisposition permettrait d'ailleurs d’exécuter tous les travaux au plus bas prix possible.

« L’entrepreneur général serait choisi pur voie d’adjudication publique.

« ün voit pur cette combinaison que l intérôt de l'entrepreneur général le

512 HISTÜIKE DES TONTAINES PÜBUQUES DE DIJON — IV> PARTIE.

fonviiirailà dtjlorminfr les propriétaires à demander des coneessious, auxquelles d'ailleurs on l'inléresserail encore par une prime d'une valeur égale au 1/10 du monlanl des abonnciuents contractés dans l'année.

n Par ces moyens, l'intérét de l'entrepreneur, fortement éveillé, lui suggérerait des démarches auxquelles une ville, une administration publique ne s’assujettissent jamais.

« Il existe à Dijon 2,500 maisons, environ.

« Supposons qu'en vertu des dispositions pré'citées, 1,000 maisons seulement contractent des abonnements au prix moyen de .50 francs. (C.e chiffre est assurément trés-faible.)

« La ville, dans ce cas, percevrait un revenu de 50,000 fr.

« Elle aurait, il est vrai, dépensé, pour obtenir ce résultat, 100,000 fr. (').

« Mais l'intérét de cette somme étant de 5,000 fr, il lui resterait un bénéfice de 45,000 fr.

« Je ne compte ni les primes aux propriétaires, ni les primes accordées à l'entrepreneur; ces jirinies ne concernent que la première année de la concession, et comme elles ne constituent que des manques à gagner, il est inutile d'en tenir climpte.

« Telles sont, monsieur le Maire, les propositions que j’ai riionncur de vous soumettre, ainsi qu'au conseil municipal.

« J'ai la conviction qu'après avoir été améliorées par vous, avec le concours du conseil, elles donneraient le moyen, dans un certain nombre d'années, de couvrir les intérêts de la dépense que les fontaines de Dijon ont occasionnée, tout en maintenant, bien entendu, le puisage gratuit aux bornes-fontaines.

a La question d'affermage pourrait encore être examinée. Dans ce cas, la ville, tout en faisiuit les dépenses et en accordant les primes dont il a été question, concéderait le revenu des eaux ù un fermier, moyennant une somme annuelle dont une adjudication publique déterminerait le montant.

« ville, bien entendu, se réserverait toujours le droit de faire les concessions et d'imposer les conditions en vertu desquelles elles ont lieu.

(') tleUc somme serait, je suppose, dépensée on dix années : 10,000 fr. par an , somme égale au montant dos concessions actuelles qui couvriraient ainsi tous les frais de la combinaison que Je propose.

QVRSnONS ADMINISTRATIVES ET JÜDICIAIUES.

« Je VOUS serai Irès-reconnaissant, monsieur le Maire, de vouloir bien me tenir au courant de ce qui aura été décidé.

« .Agréez, etc. »

Je nu connais pas encore la suite qui a été donnée à ces propositions.

Si, à l'exemple de quelques villes d'Angleterre, Paisley, Glascow, etc., on adoptait 1a valeur locative des maisons comme base de rabuniiemenl aux eaux, on arriverait aisément à couvrir l'inUirét des sommes dépensées pour 1a fourniture deau de Dijon; il sufliniit d exiger pour prix de rabonnemeiit le vingtième du loyer.

Les maisons sur le territoire de Dijon sont au nombre de 2,1127.

Le revenu cadastral de ces constructions est de IKJ'J.ôül l'r.

la; revenu réel des mêmes propriétés a été évalué à l,8Ü7,71tS l'r., déduction faite dos frais d entretien et de n’paration. Sans celte réduction, le revenu réel s’élèverait à 2,iüS,()0(l fr.

Le revenu réel moyen par maisoii est donc de 017 fr. 03 cent.

Le môme revenu, mais sans déduction des frais d'entretien, s’élèverait à 800 fr.

En appliquant 1 un et l'autre de ces deux derniers chiffres au 2,.')00 maisons agglomérées, on arriverait aux totaux de 1,. 542, 500 et de 2,000,000. ür, le 20"" de chacun dos nombres préa^ents est de 77,125 et de 100,000; tandis que la dépense totale des travaux de la distribution ne s’est élevée qu’à 1,250,000 fr.

Ces résultats n’ont pas besoin de commentaire.

Avant de clore celle dernière partie, je veux donner un souvenir de sincère gratitude à deux hommes qui ont coopéré avec tant de zèle à l'établissement des fontaines de Dijon.

A M. Victor Dumay, ancien maire de cette ville, qu'une mort prémalurth* a enlevé à l'alTcction et à l’estime de ses concitoyens,

A M. Chaper, ancien préfet de la Côte-d'Or, que la reconnaissance des Dijonnais envoya plus tard comme député à l'.Assembléc législative.

Grâce à l’appui si actif et si (flairé de ces deux magistrats, toutes les difti-

IIISTOIHF. DF.S FOYPAnVES l’OUQUES DF TIIION. tV> FAUTIF.

culli'-sjiitliciairos et administratives que mms avons reneontrées ont été faoilenient et rapidement surmontées.

M. rtnmay citait quelquefois, en parlant des fonctions qu’il avait l'honneur de remplir, ces paroles de l'orateur romain ( Oe Repnblkâ, lib. 5): Vt guhernaiori nirsiis xecinidus, mcdico sains, impcralori l'ictoria, sic moderatori reipuhlicœ (civitalis), beala civiiim vila propnsita est.

r.es deux magistrats ont, dans leur carrière administrative, toujours obéi à la prescription de Cicéron.

Uu'il me soit permis de iirofitcr de ma qualité d'enfant de Ttijon pour leur rendre ce témoignage an nom de mes concitovens, qui ne me désavoueront pas.

Ou'il me soit permis enlin, au moment oii je termine ce long récit, de remercier les membres du Conseil municipal, qui ont toujours accordé avec empressi;ment les moyens d’accomplir les travaux que je viens de décrire. Peu d'entre eux font aujourd'hui partie des con.seils de la ville, mais je désire vivement que ce souvenir d'un ancien collègue aille les chercher dans leur retraite.

Les conseillers municipaux en exercice viennent de s'associer i\ leur tour, par un acte n-cent, il l'œuvre que leurs devanciers avaient patrnnée. Sur la proposition bienveillante de M. .\ndré, maire de Dijon, ils ont résolu d'encourager, par une souscription de deux ouits exemplaires, la présente publication; témoignant ainsi, par cette adhésion A une œuvre depuis longtemps terminée, de l'empre-ssement ipnls auraient apporté eux-mémes i\ l'entreprendre et à l'accomplir.

APPKNÏMCE.

L'Appondii'i' romprend les sept renvois A, ll.C, I), E. F,0, indiqués dans le cours de l'ouvraue.

Le renvoi A énumère les fontaines situées sur le territoire de Dijon.

Le renvoi II fait connaître le marché passé avec le sieur P. llelle, charpentier, et le procéslé à cmplover pour ramener son estimation au taux actuel de rarj?ent.

Le renvoi L donne des détails sur les fournitures d'eau de Londres, Paria, Itruxelles , Lyon . Bordeaux , Kantes, Besancon cl .Mmes.

Le renvoi D i-st relatif au fillraste des eaux. Celte note contient en outre des expérioncos concernant la loi de l'écoulement de l'eau h travers les sahles, et des considérations générales relatives aux sources.

Le renvoi E se rapporte aux procétlés employés pour les jaugeages de la fontaine du llosoir.

Le renvoi I" concerne les moyens à employer pour tirer uu volume constant d’un canal de dérivation à niveau variahlo.

l/e renvoi G est relatif aux épaisseurs é donner aux tuyaux do foute ; aux procédés de moulage et de coulage de ce.s derniers ; à la fabrication des tuyaux en plomb et à celle dos tuyaux en tôle et bitume.

On lit dans une nnlice histori(]iie sur l't'-lnblissoniriit dns Ibnlaincs puliliqtiis de Dijon, pur .M. Iluinay, anciéii maire de cetlo ville, ol dans la deuxième édition de CourtépiV, (|uatrièiuc volume, page tJGS: '

^'otice (le M. Duimiij. — « l.e territoire de Dijon, d'une superficie totale de A.032 liect. KG ares, renferme d’assez nomlireiises soitrees qui versent leurs eaux dans les trois bassins ou vallées île la Norges, de Sii/.mi et de rOiiclie, dont les deux premiers suivent la direetioii du nord au sud, et le troisième celle de fouest à l'est. Ce dernier et le préeédeiil, dans lesquels le niveau des eaux souterraines de puits est ii des profondeurs inégales, se prolongent dislinetement sotis le sol de la ville, qtioiipie la cliulne de moulagues qui les sépare s'aflaissc et disparaisst' à la surface près du jMtint où a été établi le réservoir des fontaines.

» Voici d après cette division naturidle, et en descendant chaque rivière successivement sur ses deux rives, à rexeeption de laNorges, la nunicnelature de ces diverses sources, dont totis les produits réunis seraient bien loin d'atteindre, en été, ctdiii de la seule fontaine du Itosoir.

HISTOIRE DES FOPfTAINES PUBLIQUES DE DUON.

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I” BASSIN DE I.A NORCES.

« 1" Fontaine Des Matipas, près du chemin vicinal de Ituffey.dans le fossi’’ duquel elle verse ses eaux peu abondantes (n“ 13, seclion F du plan cadastral de Dijon).

« 2° Du Saule, près de la limite des territoires de Dijon et de RulTey (185, F).

B 3” Du Pré BouUIqu, près de la rente d'Épirey (190, F).

« 1” Du chanin de Buffeij, sur le bord du chemin le plus au levant conduisant h cette commune ( 133, F); elle est peu abondante.

. « 5" Des Champs- Itenaud.aMpoini de jonction de ce chemin oriental deHufTey et de celui de la rente d'Epirey. En vendant h; pâquicr sur lequel elle est située, la ville s’est réservé une marc de 210 centiares, joignant de couchant ce dernier chemin (201, F).

«t)“ Des Friandes, h 140 mètres’ au nord du clos de Pouilly dans lequel elle entre ( n"' 580 et 025, sect. E).

B 7" De Pouilly: elle est dans le clos de cette métairie appartenant è M. Henri Weiss (012, E), Son cours, après avoir alimenté une vaste pièce d'eau, traverse le chemin de Ituffey; elle tarit l'été,

• 8“ Des Ebazoirs ou Fontaine Soyer, sur le cOté sud du chemin dcMontmusard à la rente de t'.romois, près du territoire de Saint-Apollinaire (100, K). Dans la loi du 0 octobre 1801, ce village est appelé Fontaine-Soyer.

« !)' Du Reposoir, sur le bord du petit chemin de Quetigny ( K, vis-à-vis le n-121),

B 10“ De ilirande; elle est dans le clos de la maison de M. f.ugnotet {218, K ). Pendant trois mois il n'y a point d’eau.

B 11“ Du Rois de Guy ton ou du Pàquier de la Bataille ou d‘ Arceau, sur le côté nord du chemin de C.hevigny à Mirande, près de ce hameau (2, N). Elle est abondante et ne tarit jamais; lu ville se l'est réservée avec un espace de 5 arcs autour, en vendant le pàquier le 27 avril 1814.

« 12“ De .Morveau. Elle remplit les l'o.ssés et alimente une pièce d’eau de la métairie de ce nom, ancien üef du célèbre chimiste Guyton (32 et 33, N).

Il” B.ASSI.V DE SUZüN, RIVE GAICHK OU EST,

a 13“ Du Pàquier de Dijon, au levant du chemin de Ituffey, sur un terrain communal; elle est couverte d'un petit monument en pierres de taille élevé par la ville en 1838 (F, 270 bis).

a 14“ De la Houdronnée, anciennement Ribottée. 11 existe trois sources, une dans l'intérieur de la métairie et les deux autres en dehors, dans des terrains que la ville s'est résenésen vendant, le 27 avril 1844, le surplus des pàquiers

APPENDICE. — NOTE A

silm^s au sud de celle renie (57, ïiS, lio. G). Elles sont assez abondantes et versent leurs eaux par un aqueduc dans le bras de Suzon, dit des Terreaux.

« 15* De la porte Suiitl-Skolas: elle est immédiatement en aval du pont, à rissue de l'aneienne porte de ce nom. sur ta rive gauche du bras de Suzon (|ui fait le tour de la ville ( ili), H), l’nc voûte la recouvre; on y descend par deux on trois marches.

« — Plus bas. dans le même lit, prés de la voûte construite en IKII pour la traverse de la roule de Gray, ou voit sourdre, même fort avant dans l’êlê, quelques petites sources qui ne paraisstmt êln; formées que par les eaux des fontaims de la lioudronni'e et de .Monlinusard, suivant souterrainement la tranchée au moyen de laquelle elles étaient amenées autrefois au Champ-Damas et sur la place de la Sainte-Chapelle.

« 10* De Montmuxard {Monn Musarum) ou de .Vaii/oii, dans rintérieur de ce closcré*' par le premier président F)'Ot de Lamarche ( 100, 101, 113, 131, G); la piew d'eau supérieure (ou petit étang) est alimeutée par d'autres sources qui y prennent naissance, ainsi que par l'eau venant du climat des Lochères, nu nordest et sortant du finage de Saint Apollinaire.

« 17° Du Foullei ou Foiiloi, actuellement dans le clos de la métairie deCliamp- Maillot (5, K), {Campus a Mallo) ; elle fut réparée en 1.584 et 1018 par la ville.

« 18” Des Suisses, autrefois rie Bcrfiis et de Champ- Maillot (18, K): a été couverte d'une voûte par la ville en 1.584, reconstruite en l'an X (1802'. — Son nom actuel lui vient du camp qu'établirent sur le plateau d'où elle sort les Suisses qui, au nombre de trente mille, sous les ordres de Jacques de Wattcville, assiégèrent Dijon du 8 au 13 septembre 151.3.

« 19" Du Creux d'Fnfer; a été ornée d'une grotte en rocailles en 1823;ellealimente le bassin dit Cnuix-d'Enfer, dont le tour a été planté à la mêmeépO(pic de fort beaux arbres ( 48, L).

« 20” Des Feiites-Uoches; elles sont dans des terrains qui ont été vendus pur la ville le 25 mai 1810, et où elles formaient de petits réservoirs ou mares ( 10, L, et 482, M).

■ 21° Des Cruches, près de la ruelle de ce nom, en remontant le chemin des Argentières ( 108, L); elle a trois sources suca’ssives, dont une seule, à environ .50 mètres du chemin, est pérenne; une délibération cl une sentence de la mairie de Dijon, des 9 juillet et 23 août 1755, condamnent un nommé Gaudelel à laisser de chaque côté un sentier de 4 pieds 1/2 de large ( 1 mètre 50 cent. ), et ordonnent diverses réparations en maçonnerie.

« 22" Des Péjuces, à 100 mètres au uord de la route d'Auxonne, sur le sentiercommunal qui y aboutit, dit Ruelle des Péjoces (331, M). En 1838, elle aété couverte, aux frais de la ville, d un jietil monument en pierres de taille. Elle est fort

HISTOIRE DES liXJNTAINES PliBUQDES DE DIJON.

nbondanli’, ctli* long de son cours on a fornn^ des jardins potagers à l’arrosement des(|iiels elle sert.

« De Mande, au nord et lï peu de distance d<‘ la route d'Auxonne, sur un chemin communal dit des Cailloux (51, 58, Ml ; elle est fort ahondante et a ét^, aux frais de la ville, couverte en 1S2S d'une vodte et pourvue d un bassin, le tout en pierres de taille.

M îi° Du Pâqnier de Bray, dans le pAquier appartenant à 1a ville, au sud et fort rapproi liie de la roule d'Auxonne, au point où cette route monte en dt'-vianl vers le nord (38, 0) ; elle est Irès-abondanle et une des jilus fortes du territoire.

« 25“ Du Piiui-ltnriraii, sur le bord septentrional de la nn'me route d'Auxonne, ù l'enlrtV du Chemin aux Vaches (1(>, N); elle est p<'‘renne, mais peu abondante. Kn vendant le 27 avril 18il le pAquier joignant le chemin, lu ville s’est réservé celte source avec un espace de terrain A l'entour.

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