SECOND TABLEAU
APPENDICE. — NOTE C
comme on le sait, approvisionnées par des aipieducs en maçonnerie.
mSTOlUE DES lONTAlNES PUBLIQUES DE DIJON.
MO
Kn ri^umé, il résult»^ tle.s documents précédents {jue, sur les 288,0.‘t7 maisons de Londres, IT.iâti seulement ne reçoivent pas d'eau ; qu'en divisant le nombre re|in*sentant 1a ipianlilii totale d’eau distribuée chaque jour par ces compagnies (2(ll,;t;t7 mètres cubes), par celui des maisons alimentées (i7D,.')8l ), on trouve que chacune d’elles, en moyenne, reçoit 7i5"' 10 par jour; d’où il faut déduin* ce (jui est consommé;
Pour le lavage et l'arrosage des rues. . 12''' li3.
Pour le nettoyage des égouts 8 27.
Pour l’extinction des incendies, ... 2 32.
Kniin, pour les manufactures 57 17.
Il reste donc sc-ulement. pour chaque maison, une recette moyenne de liriP'' il tl’eau en vingt-quatre heures. Ce chiffre représente une consommation île 'Jü litres par personne par jour. C’est encore à cechilfrc que doit s'élever aujourd'hui la quantité d’eau nécessaire, ainsi que le constate le rapport à la Heine mentionné à la page 7 1 .
Entrons maintenant dans quchpies détails sur les tarifs d'abonnement pour la distribution de l’eau dans cette ville. J'emprunte ces renseignements au rapport de MM. Houyau et Kluvier. la^s tarifs des compagnies sont peu différents, aussi je me bornerai à en citer un seul, pour montrer quelles charges énormes pèsent sur la popidation de Londres pour la consommation des eaux.
\ oici quels sont les tarifs de la compagnie de East-London :
Par an.
Cabine
de
chambre
.... 0 fr.
de
chambres ....
de
chambres ....
.Mai.sun
de
chambres ....
fr.
Id.
de
Id
Id.
(le
Id
bl.
de
Id
fr.
Id.
de
Id. . ....
Id.
do
Id
Id.
de
Id
Id.
de
Id
Id.
de
Id
.\u-dessous de dix chambres, on ajoute i\ ces chiffres 6 fr. 25 par appartement. — Il faut en outre payer un supplément pour le haut service (hight service), c’est-à-dire pour recevoir l’eau à tous les étages de la maison. Ce supplément est de 25 pour 100 du prix de rahonnement, si l’eau ne doit être élevée qu’à i", 25 au-dessus de sou niveau naturel, et de 50 pour 100, au delà de cette limite.
APPENDICE. — NOTE C
.Wl
Du tarif pi-dosstis ri'sulU: que la proportion du prix d'abonnement pour l'eau avec le prix de location des maisons, peut siHablir comme il suit :
Maisons dont le lover varie de 250 fr. à .500 fr. 7 1/2 pour 100.
— ‘ <ie .500 à l.OttO 7 pour 100.
— de 1,000 à 1..500 0 1/2 pour 100.
— de 1,.500 à 2,000 0 pour 100.
— de 2,000 à 2..500 5 1/2 pour 100.
Au-dessus de 2,500 » 5 pour 100.
Pour l'arrosafïe des mes, on estime qu'il faut environ 1,700 litres d'eau pour 1,000 mètres carrés de supcrücie; et cette compagnie demande |)ourarroser une fois par jour une superficie de 100 mètres, 1 fr. .50 par mois, ou 1,700 fr. par an pour 1 kilomètre de route.
La compagnie de New-Hiver fait payer aux bouchers, aux boulangers, etc., en ilehors de l'abonnement pour leur maison, un supplément variant de 7 fr. .50 A 25 fr. par an : pour chaque cheval ou vache, A fr. 25 ; pour une voiture à (juatre roues, ü fr. 05; pour un cab, 3 fr. 15.
Les compagnies de Chclsca, Southwark et Vauxhall, etc., ajouhmt au tarif d’abonnement d’une maison de 0 fr. 25 à 7 fr. .50, pour chaque waicr closci f[ui y existe.
Ainsi, la prise d’abonnement de l’eau est fixée, à Londres, d'après l’importance des maisons à alimenter, la hauteur A lacjuclle elles reçoivent 1 eau, le nombre de icaicr closcts et de baignoires qu elles reiiferracnt. Uuund on a tenu compte de tous cos éléments, on ne s'inquiète en aucune façon de la quantiU* d’eau consommée. Sous riiilluence de cette tarification beaucoup tro|> élevéïe, les compagnies des eaux de I.ondres réalisf;nt des bénéfices excessifs; les actionnaires de Lambeth compagnie ont, en trente-trois uns. deux fois décuplé leur capital, tout en se partageant des dividendes de .50 A 100 pour lUO. {Times, 20 décembre 1810. )
Cependant le Conseil général d'hygiène et de salubrité de Londres se |)!aint vivement, dans son rapport à la Heine, delà qualité des eaux distribuées, et il conclut que. celles de la Tamise, de N’ew-Hîver et de la rivière de Lf^e doivent cesser d’ètre distribuées, et qu’il faut leur substituer les eaux essentiellement ■douces et pures à recueillir sur les collines deSurrey, à Farnham et autres points voisins. Co projet exigerait une dépense d'environ 30 millions, et remlrail inutile une grande partie des travaux faits jusqu’à ce jour par les compagnii's. Aussi n'a-t-il pas encore été adopté par les Chambres. G;s dernières ont seulement imposé aux compagnies la condition absolue de filtrer leurs eaux et de couvrir leurs réservoirs. Il devait y avoir évidemment do grandes résistances, puisque les compagnies de Londres comptent plus de soixante voix dans la Chambre des
communes. Mais ces résistances intéressées ne manqueront pas de s’évanouir devant les révélations de la presse, et il n'est pas douteux que le projet présenté par le Conseil général d'iiygiènene reçoive avant peu d'années son exécution.
Fourailarci d'r«M de l*iirto.
On lit dans un document officiel publié en 1N54 sur les eaux de Paris, qu'en réunissant les quantités d'eau qui seront disponibles après la suppression de la pompe .Notre-Dame et de celle du Cro.s-Caillou ('), on trouve un total de 7,390 pouces fontainiers, savoir:
Canal de l'Ourcq 5,200i™*"
,, , . ( Pompe de Chaillot 2,000 )
tau de Seine. ^ ,0 j 2.010
.Vqueduc d'.Vrcueil 80
Puits artésien de Grenelle 15
Sources du Nord (eaux de Belleville et des Prés-Saint-Gervais). . 25
Total pareil 7,3901"""
ou par jour li7”'- 800, ce qui, par habitant, correspond au cbilTre de 148 lit.
.Mais la distribution n’absorbe guère que 2,000 pouces des eaux de l'Ourcq. Le
volume dépensé quotidiennement à Paris se réduit donc à 4,190 pouces ou
S:i,800 litres, d’où à peu près 84 litres par habitant.
Le même document présente le ri^umé suivant de la quantité d’eau nécessaire pour assurer la marche de tous les services actuels de la distribution. Il évalue en total cette quantité à 86,777 mètres cubes, savoir :
Fontaines monumentales 9,910"”’
— de puisage 4,630
Bornes-fontaines et bouches sous trottoirs 3.5,600
Poteaux et bottes d’arrosement, bouches d'incendic-, etc. .5,900
Ensemble .56,010 56,010
Services privés.
Fontaines marchandes 1,170
l’État 3,8 43 \
tau département 88jll,743
om< ssions municipaux 7,812;
laux particuliers 17,821
E.NSEMBLE 3tl,737 30,737
Résumé des deux catégories 86,777
Le produit do ces deux pompes est d'enviroD 200 ponces.
APPENDICE. — NOTE C
Voyons maintenant quelles doivent ôtro, toujours d'apri-s le même document, les exigences de l'avenir.
Les services publics consomment aujourd'hui ôü.OiO mètres cubes; on propose d élever at rbiffre à 1 10,000 mètres cubes.
Quant aux concessions, est-il ajouté, il non reste à faire qu’à bien peu d établissements de l'État, du département et de la ville; la distribution ne saurait s'étendre beaucoup do ce côté. Mais un cinquième au plus des habitations est desservi. En effet, le nombre des maisons de Paris est il'environ 31,.'»(M), d'après le dernier cadastre, et I on ne compte que 7,033 abonnements, applicables à 0,220 maisons.
Ix; service de ces abonnements absorbe 17,S2i mètres cubes, ainsi n'“pnrtis:
102 lavoirs 2,380'° ' j
137 établissements de bains. . 2,200 ( 8,701'*'’'
1,105 industries diverses. . . . 1,118 )
0,229 maisons d'habitation 9,120
EmFrBE ÉGAi. 17,821
Ixi consommation moyenne est donc de 23“ ,50 pour les lavoirs; de 10 mèl. pour les établissements de bains; 3" .50 pour les industries diverses, 1,111 lit. pour les maisons d'habitation.
Volume de la fourniture à affecter à Paris. — Pour arriver à ce chiffre, le document précité, prenant pour base 10,000 maisons à desservir et 1,-500 litres par maison, arrive d'abord à (>0,000 mètres cubes. En y ajoutant, pour la consommation des établissements industriels, qui est aujourdhui 8,701, le chiffre de 1.5,000; et pareille quantité pour celle des établissements de l'Etat, du département et delà ville, évalui'*e à 11,713, et peu su.sceptible d'augmentation, on trouve, comme maximum des besoins possibles des services privés, 90,000 mètres cubes.
La réunion de ces 90,000 mètres cubes aux 110,000 mètres cubes attribués à la dotation des services publics donne un total de 200,000 mètres cubes; c'està-dire, pour une population éventuelle de 1,200,000 âmes, attribuée à Paris dans le document, 170 litres par habitant, (k; chiffre ne me semble pas exagéré : il est conforme à celui que j’ai déterminé dans la première partie de cet ouvrage pour la fourniture d'eau des villes.
Il nous reste à dire par quels moyens on compte l'obtenir.
Services publics. — On propose d'attacher aux services publics les eaux de rOurcq, d’Arcueil, de Grenelle et des sources du nord, c'est-à-dire 5,3.50 pouces ou 107,000 mètres cubes, chiffre à très-peu près égal au maximum que leur consommation totale peut atteindre.
IIISTOmE DES FONTAINES PÜIîLinUES DF, DIJON.
Plus lies t]nalr»' cinquit'-mcs ilu sol de Paris seraient ainsi très-abondamment pounus; quant au dernier cinquième que les eaux de l'Oureq ne peuvent atteindre pur leur propre poids, et i|ue celles d’.Vrcneil, de Grenelle et des sources du nord ne suilisent point i\ desservir, on y porterait, à l’aide de machines à vapeur, soit la portion de ces eaux ipie n'absorberait pas le service du reste de la ville, soit de l'eau de Seine èlevile par les pompes de f.haillot, dont l'arroseinenl du bois do Boulogne et i'aliinentation de si's rivières n’utiliseraient pas A beaucoup près tonte la pui.ssance. Le jiarli A prendre serait déterminé par la quantité d’eau requise et par l'économie du combustible à dépenser.
Services prives. — Il serait pourvu A la consommation de tons les services privés en eau de sources dérivées suivant le projet de M. Belgrand, à moins que certains établissements industriels ne préférassent, par des raisons d’é-conoinie, ce qui est possible, se faire alimenter comme aujourd'hui en eau de l'Oureq.
Ce n'est pus dans une simple note que l'on peut discuter un pareil projet. Je me bornerai à donner les détails textuels que M. l'ingénieur en chef Belgrand a bien voulu me communiquer sur son projet. Ces détails présenteront un vif intérêt pour les ingénieurs chargés de l'étude de questions analogues.
M Sur la demande de M. le préfet do la Seine, m’écrit M. Belgrand, je me suis occupé en 1851 d'une classification générale des sources du bassin de la Seine qui peuvent être dérivées vers Paris.
« Voici dans quels termes le problème que j'avais à résoudre m’était posé ;
» Amener par dérivalimi, à Paris, à f ahilude de Hi) mètres, 100,000 mètres rniies environ, par vingt-<piatre heures, d'eau limpide, fraîche et aussi pure ait moins que l’eau de Seine puisée au pont d'Ivrij.
« Pour être limpide et fraîche, l'eau doit être prise aux sources mêmes, puisqu’il nest pas de ruisseau qui ne soit trouble ou au moins louche pimdant plusieurs mois de ranni'-e, et dont les eaux ne soirmt troj» froides l'hiver, trop chaudes l'été.
« On reconnaît facilement, en étudiant avec quelque attention les sources du bassin de la Seine, qu'elles sont presque toutes constamment limpides et fraîches.
« Pour arriver A une solution, il fallait donc faire une bonne classification dis sources et déterminer les points où elles sont assez élevé-es pour être amenées à Paris A l'altitude de 8Ü mètres , et où elles donnent des eaux aussi pures que celles de la Seine puisées au pont d'Ivry.
Il nispositions des sources dans le bassin de la Seine. — Pour qu’une source existe, il faut qu’un terrain pernu'rable aux eaux pluviales repose sur un terrain imperméable qui arrête les infdtralions.
« Considérons un bassin de quelque étendue, composé d'une vallée principale et d'un certain nombre de vallées secondaires; supposons que le plan supilrieur d’un terrain imperméable recouvert par un terrain perméable s’élève au-dessus
APPKiNDICE — NOTE C.
du fond de loiites ces valK'es, il est évident qu’il y aura à la ligne d'aflloiiretnenl, le long de tous les coteaux, des sources nombreuses et des ruissc*aux non moins nombreux ; si, au contraire, le terrain imperméable est situé au-dessous du fond de la vallée la plus profonde, c'est-à-dire si toute la surface du i>assin est perméable, les sources seront peu nombreuses et situées au fond des vallées principales, et les autres vallées resteront constamment sèclies.
« En fais<int abstraction des sources situées dans lu masse des terrains imperméables, qui, en général, sont très-nombreuses mais peu importantes, les sources peuvent donc se diviser en deux classes, celles qui se trouvent sur les lignes de contact de deux terrains perméable et inifH-rméable, 'et colles qui sont situées au fond <les vallées les plus jirofondos des tiTrains entièrement perméables; les premières sont très-nombreuses et très-diss«Wninées, les secondes sont bien plus rares, mais disposées par groupes et-souvent trf-s-importantes.
O Les eaux souterraines qui alimentent les sources du [iremier genre forment ce que les géologues appellent un niveau d'eau.
« La position des sources du deuxième genre n’a jamais, que je sache, été signalée par personne. Les eaux qui les alimentent n'appartiennent à aucune iiapp<! déterminée; elles forment ce que j'ai proposé d'appeler des réijiom de .wune.s, disséminées sans ordre régulier au fond des vallées principales d'une contré»; perméable.
« On trouvera ci-dessous un tableau dans lequel j’indique la succession des terrains perméables et imperim'ables du bassin de laSein»\
• Cette succession détermine les niveaux d'eau, ün verra d iin coup d'oûl que les plus importants, les seuls dont on doit s'occu|kt ici, sont au nombre de quatre.
« Comme je ne puis joindre un»; ixirte à cette note, j ai indiqué les noms des provinces de l'aucicnn»! France occupées par les diiïéreiUs terrains; les lintites de ces provinces étant aussi de véritables limites géologiques, on pourra (oinprendre aven: une carte quelconque bi classiücalion adoptée dans le lableati.
« On reconnaîtra d'un coup d’œil que les sources du premier niveau d'eau sont celles de la banlieue de Paris et des bords des vallées de la Brie; que le deuxième niveau donne les sources du Soissonnais et des bonis de la Brie du «;ôlé de la Champagne ; le troisième, les sources qui coulent »V la limite de la Champagne sèche et de la Champagne humide; le quatrième, les sources de l'.tuxois, de la partie du Nivernais qui avoisine le Morvan et d»; la baidicue de Langres.
« Il y a aussi (juatre grandc's régions de sources dans les terrains entièrement perméables. La première CK-cupe la partie île la Reauce comprise entre Nemours et Chartres; la deuxième, le Senlissois, le îanlenois et le Vexin; la troisième, la (ihampague pouilleuse, le Câlinais, les bassins dEure, d Epte et
mSTOlUE DES FONTAINES l’UBLlQÜES DE DIJON.
SJG
d Andf’Ile; la quatrième, les terrains secs de la Lorraine cl de la Bourgogne.
« On trouve dans toutes ces classes de sources des eaux abondantes, limpides, et qui peuvent être dérivées à Paris, à l'altitude de 80 mètres.
O Cherchons quelles sont celles qui remplissent la condition la plus importante, c'est-à-dire ()ui sont aussi pures que celles de la .Seine puisées au pont d'ivry, en amont de Paris.
O De toutes les substances qui altèrent la qualité des eaux, la plus mauvaise est la tourbe, parce quelle y introduit des principes organiques qui, rarement, sont assez abondants pour nuire à la santé, mais qui donnent toujours à l'eau un goût désagréable et la rendent souvent presque impotable.
n Pour que la tourbe se développe abondamment autour dt's sources d'une vallée, les trois conditions suivantes sont nécessaires:
« 1* Les versants du bassin doivent être {«rméables , ou du moins il ne doit point y exister une étendue de terrain imperméable assez grande pour produire des crues violentes qui balayeraient les tourbes;
« 2° l.a vallée doit être large ;
« 3* Elle doit n'avoir qu'une faible pente, ou, ce qui revient au même, la pente doit être effacée par de nombreux barrages.
K Quand la première condition n'est pas remplie, il n'y a jamais de tourbe dans la vallée. Quand les deux autres ne le sont pas, la tourbe ne s'y trouve qu'en quantité insignifiante.
« D'après cela, la tourbe ne se trouve jamais autour des sources des premier et quatrième niveaux d'eau, rarement dans le deuxième et le troisième, fréquemment, mais en petite quantité, dans la quatrième région de sources, trèsfréquemment et en abondance dans les trois autres, lorsqu'il n'existe pas en amont de grandes étendues de lorrains imperméables.
« Les sels qui altèrent habituellement la qualité des eaux du- bassin de la Seine sont le sulfate et 1e carbonate de chaux; les autres substances qui y sont contenues sont en quantité insignifiante, et, en général, innocentes.
n Le sulfaic de chaux ne se trouve en quantité notable qu'à 100 kilom. à l'est, et à 50 et 00 kil. au nord, à l'ouest et au sud de Paris.
« Le carbonate Je chaux se trouve dans toutes les eaux de sources du bassin de la Seine, mais en quantités très-variables.
« En 1851, j'ai fait faire un grand nombre d'analysesd'eau qui m’avaient conduit à une classification rationnelle des sourœs, par ordre de pureté ; les limites des classes correspondaient toujours à des limites géologiques.
« En 1855, j’ai entrepris un travail du même genre, mais sur des échantillons bien plus nombreux, au moyen de 1 hydrotimètre de M. Boudet.
APPENDICE. — NOTE C
« Je suis arrivi^ à la même elassification. Je donne dans le tableau les degrés maximum et minimum obtenus pour chaque classe de sources.
■ Pour bien comprendre celte partie de mon travail il faut savoir :
« (Jue chaque degré de l'hydrotimétre correspond à un poids de 100 grammes de savon neutralisé par les sels de chaux et de magnésie contenus dans un métré cube de l’eau essayé ;
R (Jue le degré bydrotimétrique de l'eau de Seine, à Paris, est très-variable, mais qu'en général, en basses eaux, il est compris entre 17 et 18;
« Que l'eau du canal de l'Ourc([, suivant .MM. Boutron et Boudet, donne 30°, et l'eau d'Arcueil 28”.
« On admet généralement <jue l'eau de Seine ne contient pas trop de sels de chaux en dissolution; les eaux d'Arcueil et du l'Ourcq sont au cuntrain> considérées comme dures; ces points de repères sufOroul à ceux qui voudront faire la cla.ssiücation des eaux d'a|>rès des observations hydrotimétriques; au delà de 30" l't'aii fait des caillots avec le savon, je la considère comme mauvaise.
« J'ai à peu près la certitude, d'ailleurs, (jue reau({ui marque plus de 30 degn^ gèle les dents; au moins, j'ai remarqué <jue toutes les populations qui buvaient de.l’eau formant des caillots avec de l’eau de savon avaient les dents mauvaises,
■> Les essais faits en 1855, comme les analyses de 1854, me conduisent è la classirication suivante des eaux du bassin de la Seine par ordre de pureté :
« 1° T.es eaux du granité;
« 2° Les catix des sables de l-'onlaincbleau cl des meulières de Brie;
« 3° Les eaux de la craie blanche de la Champagne ;
« 4* I.CS eaux du calcaire à entroques qui forme la bas<“ du système oolilhique et celles de la craie marneuse.
« 5“ Les eaux de la craie couronnée par les terrains tertiaires des bassins de la \anne, de I Eure, de 1 Epie et de rAudelle, cl celles des calcaires oolilhiqucs durs;
« fi° Les eaux des terrains tertiaires qui avoisinent la Brin ;
« 7" Les eaux des terrains jurassiques marneux;
« 8° Les eaux des terrains tertiaires des environs de Paris, dans un rayon de 50 à 100 kil., les plus mauvaises de toutes.
« Lti tableau suivant contient donc la classification de toutes les sources du bassin de la Seine, dans l'ordre géologique des terrains, et on y trouve tous hs éléments de leur clossilication daits l'ordre de pureli^ (|u'on vient d'indiquer ci-dessus.
I dndiSrraBU
HISTOIRE DES !T>NTA!NES Prm.IOîTRS DE DIJON
i»c(;rA I
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flES EàFl I
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AftjtU.t ^ mnt/i^rt!4 «les pUiitc» de SüUk)'. I
Prmi'di-ÿ grande reyfo»
de tmrefe.
' Sovrrr* trèfc- importJnm, ne rorre^pondjM à aurtin msr«« (I i-au, î" * ~ ‘ ‘ -
Eani
ratwti «fcire^ leair qualité U
Cttle^tire Inemtre de Beauce, orrupanl iou« le* pU- (('.tut romprK i-iiirr
le Lotitff ei l'Eun*.
AuA/ra de t'OHia*Hehlfau, formani le boM drt \ dr|al’-paureetilii|uiy«>l iiij re{M>ii, ilepuia Kenout* >ari le l.omc ]iiM|u*â liQ(xlan,j pri-.< VerMilies; Ruiiiirlna» en diffcrenit poiaU
au ftind de«
«aJlée* de } Ke«l. de I Ba- «nnue, de la Settie, r( de Tertfine des veUeru de I Onte, rvieiie et de U Blévre.
lour^.
(le la Une ci de |j banlHrue dr pam.
Aoerre* qui. en eeneral,
Kaai de trèsbonne qualité
meltieomiMW.
Koarres
On trouve dam ett levr.imi un reriain nombre de !pf-i(rv sources i|ui ueeur* rei|MMi<<rnt pas a un nheau d'eau rCKulier, et qui f>a-
Prewwf gratut niveau d'ratt s trè*-èirndo et très. |ai|M>rtanl. soit lorsque Irssablei de rootaiiielileau, »tm ilorw|oe les arfftWA avfulièrw reposent sur les marne* j
Aoarres de la banlieue de ' Paris.
Sources de» eoteaui de U Brie, vallees «I tères « du
««iirr» w trres« ou grand et du petit Mortn, elr<
Marne* ventes et
. - ... marne*'
’ da la banlicsM: dej la bric, etc.
Itenxiéme grande nghn
Idc aourecj.
Sources irè«-oombreu*e* cl tfèS'împortaoU’s, o# fji- II sont partie d’aurun niveau
d'eau regaficr. aiio'i-nUnt tenlissois.d Kr- la plupart des afBueiiH des boni* de d'Ourrq, de l’autonae, de la ■ Jlarne, etc. Nonetie. la lier, plusieurs rroiiicr dr la ruisseaut «lu tram, les ruis- >arw.det bords seaua de 1a plaine saint-
Baui de (nè‘ diarrrqualiiÉou tbfitie laaiival- MC. «rtaaipeèi
DeuU.
QuHqoes soornes près de I
Cellea da tti sourtui quiavoU
tant des toorras rousidcrables, notamment rrlln^ la Mieis, du Durtein «Idc la Voulue, eir. i
Paris, A Meudon, etc.
Sources de U Vlosne, do
fluent lacfctuK pagne donnent (les «ni dn bu»ne qualiië. P^
Saucteron.
du Soisionnata.
de la vallée de la Marne.
de la banlieue de ProviDs, trie.
O’MDBa
APPENDICE. — NOTE C. 539
TKKKA1R8
KUMCATIUN
DFCRE
bydrotitnvtTKior
»KS uct
(jCALITt nn L'BAD et
laramÉABUX
MmabAUi-ni.
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L’OTfWe pUutianê el If* miMs M*-
4< U «allé* 4c la ttnw.MMr» iicMt Ml^ar> MJ. «èa l^a <fe la Cban* MM, «Mra S^eran tl B<Mier«m , dc« borda de l'OfM etdolasdiie.
La tféie A/eerAe roaren- Me par iee frrraia« lertiairr* do SaMiB du Lolne, de la baelieoe de Sen« el de la (erdl d*(>ibe. du bae^n d* Eure, du Vetin Bormaitd. du paya de Cm.
Le crete hiatiek* de la CbafU|iasae pouilIcuK*.
TroûiVme grmjtde rdpkn deaourm.
Seereeff irée-nembreuaea et irè«*eonMdrrabks o'ap* parieiiant à aorun nkera d'eau, diiteminer» an fond dra ralldM de la Frane, da l’Eute ei de aea affloenu. de 1* Bpie H de aea afhienU, de t'Andrllr, ele.
bourrea du méBM pefire.
I»r«Mlai«anl loua Ica rHi«eeans de la <.han|Uij{nr rorTln, rArnuaaen. la (terbuitar, la Samme. la Soude, la Ceoie. la Te«k . la Suipfie.
ta Rcloarfle. la Souebo, ele.
ir.u
If
tr^ij
Km* qui *ont roMRanuBrat de bonne qualité quand rlin* ne •ont pee allefée* par la lourbo.
Haut etretlni' le* quand ellea ne «ont pa« aU lem*» par la loorbe.
troùltaM fraird ictrMa d ma i fr^«>Heado « lr»eriant fout l« de la Seine. dejKiix Toury. «rr«
Aaaerre, )iM^'au« Ardronaa. vera Verrma. üe iiheau «l'eao Mftaro u Cbamp.tffiie poalUroae de la \ hampaiHH' banide. Un k rcirourr aolour do {»)• de &raj.
Suurre* tr^<>-fiembrei)«ea, aliiueaunt le Tbolon . le Creauton. le* alOuriiU de ta n«e droite da rAinkance H de la n«c naurhe de i‘Al*ne, la serre ei te* aflornM, ek.
M*.se
Eaotde bonne qnalMé
Lacrak infinttàrt («rda Itrraiu
knt* IkDde de 1er* ralB argik'Mbteut iratef* MBI lottl le bwaiu de le SeiM.depQk Salot-ranean, pre* d*4uierr«, jam au Ardeooea.et fonaani llodle de la Ueursosoe el de la fliimfilim pafi de Sraj.
Lee lerreéiif rmlMkkqun Cra/eeiVe deFor</oMd, m«r.
mu de Kimmfridgt, r;«ieei Eue, OA/fifr# '.7dtir. \irandt mmutkt. fuUttt KtiPfA, ni/eatee d eNfrovMea), laree bande d« ealeairva irareraanl irai le hae«{n de la SelBe. drpvii Clamer y Jua* ^•^BM Ardeituea. «er« lllr- MU, el furnuni la Bourifo- CM el la Lorraine.
Qnemilnif grarndâ repfon de «wrra.
Source* lrè9>eonAldera« Me*. turirl*Mni au fond de« «alkee Ice plua nroloudra.
trllea que rHIro <fe t’Tonoe, de U Cure, du seraln, de rAtman^nn, de la Lalène, de la netne. de l'Aube, de l'Aulon. de la Suite, de la RUi«e, de in Saroe. de l'Ornain, de la nauii, da TAtre.
«Vs
■oui dea^ab rairr* don, de bonne o« d’aear* lionne qnalllé , trée*asrdaH«a é boire.
tant dre raimire* Riemra* de inAdtorir^nn lue . unoiqBe tréodtmpwea.
Qmtriimr preiirl «ireoa «Tasii i irde^iendu, toujoora puêe enire le raiealrf A rniro<p>es < i k liaa. au •ommet deeroleaut d'mte paiiiedaa beadlM d*TMM. de la Cure, du Seraln. de r.\riMnfoii, de feule là «aikede la Breaue, de la Hame, «era La&frra.
Srarree reritabfenwnl In- Dombrabk* au aommei de* eokaox dn baaain de fkrblfny, formant limile* de rAaiote el de la replon Ȏe|k rai l'entoure, dan* le hancin du Seratn et de rArmanfon.
Source* de la bBofteue de LADfre*.
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