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Eaot de bon* ne qoalM. ftée âETpibleeA boire
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Le Aoe, terrain orciints, fériMat le beeaiu de rerM* euy. A reueai du Sorvan, et ranuk A l'e»L Fond de la «allet de la Xamc , pcée ÜMcrea.
Le prendre, rorlii* rri«tal- Ime fnrvHnt la lefioa uiontBfcneuae deakuM aoua le ■omde MorraB.
On irourrqertqae* prilir* aonrrca aaaea peu Importan* te* daa* te» partie» raleatrr* (pale, âffrypbdaa ryiaibtiun etAfrjpbeéfoniuee*), et as eofltart «tn Na* et du ffranite.
Soortr* tré»* noinbf eu«e* Riei* en cCneral d'on faible iteb't. *orUot lira fimure* dn pranilc.
Bmi de mé* dlorre on mémr
dc^enralfequa
Ira eeui dn fniniiH Mint de braaeoap k* plu* pure* dn baM.de la Seine.
HLSTOIKE DES FONTAINES POBM()l'F*S DE DIJON.
« Les niveaux d’eau et les régions de sources indiqués dans le lableau qui précédé .sont disposés dans leur ordre géologique, et, par une circonslance toute fortuite, dans l’ordre de leur éloignement de Paris, c’est-à-dire que celles qui sont en tête du tableau sont les plus rapprochées de cett*; ville.
« Il serait donc très-avantageux de prendre les eaux destinées à Paris dans 1a première région de souiros, celle des sables de Fontainebleau, qui alimente n'vette, l’Orge, l’Essonne et la Juine; les eaux quelle fournit sont de bonne qualité.
« Mais j’ai constaté, en IS.*)!, que les sources supérieures de l’Orge et de l Yvctte étaient insuffisantes.
« T,a Juine et l’Essonne débitent, au contraire, bien plus d'eau qu'il n’en faut: mais on ne peut diminuer le débit de ces rivières sans toucher à des industries tellement importantes, qu'on doit renoncer à dériver leurs eaux, te eaux sont, d'ailleurs, très-fortement altérées par la présence de la tourbe.
« Les genres de sources n” 2 et 3 donnent des (-anx de bonne qualité, mais sont sans importance.
« Les sources des terrains tertiaires inférieurs', qui portent les n“ 4, .5ettt donnent, dans le voisinage de Paris, des eaux détestables, les plus mauvaises, sans contredit, du bassin de la Seine.
« Ce n’est que dans le voisinage de la Champagne qu’on y trouve de bonnes eaux; on y voit aussi de très-grandes sources qui correspondent au niveau d cau de l’argile plastique (sources n“ 6), mais très-tdoignées les unes des autres, et ne pouvant suffire séparément à l’alimentation d’une dérivation.
« .\insi, on trouve à ce niveau d’eau, dans le voisinage de Soissons, seiie à vin^t sources qui peuvent débiter ensemble 200 litres d’eau par seconde; dans la vallée de la Marne, entre Epernay et Chàtcau-Thierrj’, à l’origine de deux vallées secondaires de 10 à 15 kilomètres de longueur, les deux sources de Sourdon et de la Dhttts, qui débitent ensemble 2.50 à 300 litres ; en amont de Provins, dans les valléis de Durtein et de Voulzie, huit à dix grandes sources qui débitaient ensemble, au moment des plus basses eaux de cette année, environ 500 litres par seconde.
« te sources marquent à l'hydrotimètre de 20 à 26°; elles donnent des eaux très-agréables à boire.
O Les terrains tertiaires ne donnant que des eaux mauvaises ou des sources trop éloignées les unes des autres pour être réunies; on arrive naturellement aux sources n° 7, produites par la craie, couronnées par les terrains tertiaires.
« Là, on ne trouve plus que des eaux de bonne qualité et des sources assez abondantes pour produire des rivières tell es que la Vanne, l’Eure, l Epte et r.lndellc.
APPENDICE. — NOTE C
« Trois (l»‘rivatioiis sont possibles, celles de la Vf>fçre afÜutMil de rKim\ prise en amont de lloudnn, de la l.évrièrc et do 1 Aunollc afllucnLs de l'Kplc. ({ui coulent dans le voisinage de (iisurs, et enfin celle des sources de la banlieue de Sens.
» L'espace me niaiique pour taire Texposé de considérations qui m'ont fait donner la préférence à ces dernières sources, i[ui m'ont été signalées par M.M. les ingénieurs Lesguillier et llernoux.
« fx*s sources peuvent se diviser en deux groupes, celles du haut de la vallée de la Vanne, qui pourraient être amenées à Paris h l’altitude de NO mètres;
O Celles de la banlieue de Sens, qui pourraient être conduites à Tallitude de 7(1 mètres, sur la rive gauc-be de la Seine, vers Montrouge.
■ Le groupe supérieur comprend les sources de la partie la plus élevée de la vallée de la \ aune, celles des ruisseaux de la .Nosie, de (À^rilly et d'.Alaiii.
« Jaugés par ÎI. Lesguillier, du 17 au 23 octobre dernier, ces ruisseaux débitaient ensemble 2,080 litres.
« Mais exs jaugeages doivent être, suivant moi, diminués d'un ijuart environ, parce qu’à cette époque, le débit des sources commençait déjà à remonter. En outre, on ne peut priver complètement d'eau de gros bourgs tels quEstissac, Courgeney, Saint-Mards et Aix-cn-Othe.
M Je ne pense donc pas que ce groupe sujiéricur puisse fournir à une dérivation plus de 1,000 litres par .setxtnde. Pour arriver à Paris à l'altitude de 80 mètres, la déjtense serait considérable.
« Les sources du grou|>c inférieur sont, dans la vallée de la 1 aune, celles de Vareilles, Saint-Pbilibert, Theil , qui jaugeaient ensemble, à la même date , sui-
vant M. Lesguillier 53.5
« En y ajoutant les sources de l'Alain 330
les sources de l'Orcuse 2(M)
et quelques autres sources des environs “lüL
on a un total de 1.20.5 litres.
auquel on pourrait ajouter successivement, au fur et à mesure des liesoins, quelques-unes dc-s sources supérieures; de sorte que le débit de cette dérivation inférieure peut être, sans qu’il y ait de mécompte possible, fixé à 11 ou 1,2(X) litres par seconde.
« Les eaux de ces sources sont, du reste, de bonne i{ualité; leur degré liydrolimétrique varie de 18°, 25 à 20°; leur température est comprise entre 1 1* et 1 1° 00 centigrades.
« Li dépense serait bien moins grande, mais on n’arriverait à Paris iju à l'altitude de 70 mètres sur la rive gaucho de la Seine, et à 00 mètres sur la rive droite.
IIISTOÏKF. DES FONTAINES PDBUQÜES DE DIJON.
<■ M. Lesguillier fait en ce moment, sous ma direction, IVtude de cette dérivation.
8 Pour avoir des eaux ù l'altitude de 80 mètres sur la rive, droite, il vaut mieux prendre le genre de sources suivant, celles de la craie blanche de la r.hampagne.
« I.a rivière de cette contrée, dont les sources peuvent être dérivées avec le plus de facilité, est la Somme-Soude, affluent de la rive gauche de la Marne, compris entre Châlons et F.pernay.
« Jaugée avec beaucoup do soin par M. l'ingénieur Ed. Collignon, au moyen du tuh»! de Pitot, mudifié par M. Darcy, cette petite rivière débitait, le 7 octo-
bre dernier 1,081 litres.
« On |)cut y ajouter les eaux de la Coolo et de la Perle, soit
environ OtK) —
et celles des belles sources tertiaires du .Sourdon et de la Dhuis. 3tlO —
Total 1,081 litres.
« On peut donc compter qu'on pourrait prendn?, en toute saison, 1,100 litres d'eau par seconde dans ces localité-s.
« Ces eaux sont d'excellente qualité; elles seraient plus pures que celles de la Seine è Paris; en effet, le degré bydrotimétrique des eaux de Seine est, on l'a dit plus haut, compris entre 17 et 18". On prendrait 800 litres d'eau de la
Somme-Soude à 13“ 50, (jui donneraient 800x13, ,50= 1080"
et 300 litres d’eau tertiaire à 22”, 300 X 22 = (iliO
Total 1710"
le degré hydrotimétri(iuo moyen serait = 15“,8.
« Le projet de dérivation de la .Somme-Soude sera bientôt terminé. Les éludes sont faites, sous ma direction, pur MM. les ingénieurs Kozat do Mandres et Ed. Collignon.
« On étudie donc en cc moment deux projets de dérivation, qui pourront amener chacune à Paris 100,000 mètres cubes d'eau par vingt-(]uatre heures. Cx's dérivations se composent de deux j>arties distincte : lïatjueducs en maçonnerie de bcion déciment, partout où l’on pourra tracer une pente rt^gulièrc de 0"'10 par kilomètre sur le terrain ; de conduitea en fonte pour franchir les vallées et les dépressions du sol ; ces conduites auront une charge de 0” 00 par kilomètre. « La section mouillée de raquednc est de 2”' 3018; son périmètre mouillé de
l-ltll; la vitesse c,alculée au moyen de laformulede M. Üarcy V=03^/^ j^ -jyj
(Voir page 371) sera de 0"103; le débit de 1,107 liln.-s.
« I.CS conduites en fonte se composeront de deux tuyaux de 1“ à l^Où de
APPENDICE. — NOTE C
diamètre intérieur posés parallèlement; leur débit sera à peu près le même que celui de lu copduile en maçonnerie. .
« Dans la dérivation de la Vanne, la longueur de la conduite en maçonnerie .sera d'environ ISOkil.
« Celle des conduites en fonte ou des ponts-aqueducs destinés i\ franchir les vallées moins profondes sera de lô
« Longueur totaik 145 kil.
« La longueur de la dérivation de Somrae-Soudu .se décompose ainsi :
« Conduite en maçonnerie I'î5 kil.
« Conduites en fonte ou ponts-aqueducs 15 50
« Longueur totale 1110 kil. 50
« A ces longueurs, il faut ajouter celles des aqueducs de prise d'eau, destinés à conduire les eaux des sources dans l’aqueduc principal.
« Les dépenses seraient de 15 à 18 millions pour la dérivation de lu Vanne ; de 23,000,000 pour celle de la Somme-Soude.
« Ces chiffres pourront varier un peu, les dépenses n’étant pas encore arrêtées.
« Ces deux dérivations qui pourraient conduire à Paris 200,000 mètres cubes d'eau par vingt-quatre heurt's doivent, suivant moi , s’exécuter toutes doux, soit simultanément, en ne construisant pas d'abord certains travaux accessoires, qu’on peut évabier à 9,000,000 de francs, soit successivement, au fur et 4 mesure que les besoins de la ville l’exigeront. »
On voit que M. l'ingénieur en chef Bclgrand parle, dans la note précédente, d'un double tube de Pitot, qui lui sert à opérer les jaugeages des petits cours d'eau qu'il se propose d'amener à Paris. Je crois utile de donner ici la description de cet appareil. 't-t
Iaî plus simple instrument destiné à mesurer la vitesse d'un courant en un point quelconque de sa section , est, à coup sOr, le tube de Pitot. — On avait supposé , d'abord, que la hauteur, dont l'eau se relève dans la branche verticale étant h, la vitesse du filet, à l'action duquel l'extrémiU- de la branche horizontale était exfwséc, avait pour expression la relation V =1^ 2gh; il ne pouvait en être tout à fait ainsi, air il y a des forces perdues à la n;ncontrc du filet et de l’orifice du tube. — Ces portes de force, du reste , paraissent peu importantes. — On connaît la remarquable expérience de Bidone, laite avec un tube recourbé , dont il avançait plus ou moins la branche horizontale dans la nappe d'un déversoir.
5<4 m-STOIRF, DES FONTAINES PUBLIQUES DE DIJON.
Mais la question n'est point là : il s'a§;it seulement de savoir, si pour un instrument donné , le rapport ^ est sensiblement constant; s’il en est ainsi, on
n'aura plusqu à délenniner lu lare ou le coefücient de eorrection pour chaque instrument. Mais le peu d'usage que l'on a fait jusqu à ce jour du tiil» de Pitot a laiss*! , pour ainsi dire, cet instrument à l'état de principe.
Il soulève, en effet, au point de vue de l'application, de graves objections :
1° Comment mesurer la différence de niveau entre l'eau de l'inléricur du tube vertical et la surface agitée dans laquelle il est plongé.
2" Cette différence est parfois très-faible, et disparaît en présence des oscillations du li(|uidc contre les piirois et dans l’intérieur du tube.
On a vu, cependant, dans mon Mémoire sur récoulemenl de l’eau dans les tuyaux de conduite , avec quelle précision j’ai pu déterminer les vitesses avec un tube de Pitot. C'(>st ({ue dans ces expériences, les choses étaient naturellement disposées de manière à éviter les inconvénients précités.
r La pression de l’eau dans les tuyaux étant plus grande que ctdle de l'atmosphère, les niveaux des tubes manométriques et de Pitot étaient facilement comparables. Le clapotage qui , dans les rivières, a lieu autour du tube de Pitot, était complètement évité.
2'* On s’était aussi défendu contre les oscillations intérieures, en donnant aux tubes en verre, qui terminaient le manomètre! et le tube de Pilot, un diamètre considérable, tandis que les parties inférieures étaient d’une section trèsfaible, et munies en outre d'orifices plus faibles encore.
C'est dans ces circonstances que j’ai trouvé :
1" Ln plaçant l’orifice du tube contre le courant, la relation — = 18,36.
2" En plaçant dans le sens du courant la relation = 45.17. h’ est évidemment compté au-dessous du zéro du manomètre , et h au-dessus.
Si maintenant on ajoute les deux équations précédemment posées, on a la relation :
donc si, sans passer par le zéro du manomètre, ou par le niveau de l’eau d’une rivière, nous déterminons h-{-h', il est évident que nous pourrions déduin? V de l'expression ci-dessous :
Un voit que, pur ce procédé, on aurait le double avantage : 1* de supprimer l examen du niveau de l'eau, qu'il est presque impossible d’obtenir exacte-
APPENDICE. — WOTE C.
menl dans les rivières; 2* d'augmenter dans le rapport de h+ft k (‘) h, la hauteur à observer.
Voyons comment on pourrait, en pratique, trouver V sans passer par la constatation du niveau de l'eau. Il suftirait pour cela d'avoir deux tubes verticaux accolés, dont les branches horizontales expos<'‘es à l'action de l'eau courante fussent dirigées, l'une dans le sens du courant, l'autre en sens inverse. La différence de niveau de l'eau dans ces tubes donnera évidemment h+li. lo premièixi objection sera ainsi levée.
Pour mesurer h+h\ je ne propos('rai pas de recourir à des llotteurs; ce moyen est trop inexact, lorsqu'il s'agit surtout de faibles ditTérences.
Nous suppoærons donc que les deux tulM's, (jui renferment l'eau relevée on abaissée, communiquent entre eux au moyen d'une capacité fermée; en faisant nn vide(’) imparfait A leur sommet, on fera monter au-dessus de l'eau les niveaux du tluide dans les deux tubes , lesquels conserveront toujours entre eux la môme différence. On pourra ainsi o|)érer directement et sans cause d'erreur.
On comprend, d'ailleurs, que cette opération est seulement nécessaire pour rechercher s'il n'existe pas d oscillations trés-fortes, ou si les tubes renferment de l’air dont la présence altérerait les résultats ; car une fois l'instrument mis eu place, on peut, par la fermeture d'un robinet inférieur, conserver indéüniment les indications (pi’il doit offrir. Il suffit alors de tirer l'instrument de l’eau pour constater, A loisir, les différences A observer. Telle est, en substance, la description de l’appareil dont. A la suite de mes expériences sur U» tuyaux , j’avais soumis l'exécution A M. le ministre des travaux publics, espérant que cet appareil pourrait être utilement appliqué A la mesure de la vitesse de l’eau dans les riviôrt».
I.’élat de ma santé ne ni ayant point permis A cette époque de m'oci upcr de la construction de ce tube jaugeur, j’ai prié M. Itaumgarten, bien connu par Im perfectionnements ingénieux qu’il a introduifs dans le moulinet, de s'occuper de la réalisation de ma pensée. L'appareil, tel qu’il l'a ext«uté, est représenté pl. 23, lig. H : en voici d’ailleurs la desi’ription telle qu’il l’a envoyée, A M. l’inspecteur de l'Ecole des ponts et cliaussé'cs.
« Iæs deux tubes de verre sont mis en communication entre eux, A leur partie supérieure,au moyen d'une pièce de cuivre munie d'un mbinet qui permet d'ou-
(b l.'cx(M;ricnc« iii’a ilùnionlré (|uu ta hauteur à observer était plus considérable encore lorsigue , au lieu de placer la partie horizontale du tube do Pitot dans le sens du courant, on retournait fostrérnité normalement à ce courant. J’ai trouvé dans ce dernier cas ^ = 28,91.
P) J'avais d'abord pensé A obtenir ce vide au] moyen d'une |>efito pom|)o; l'cxivérienee a prouvé qu'une simple aspiration sutrisail.
HISTOIRE DES FONTAINES PtlBLIOOES DE DIJON.