INTRODUCTION
Lp but d'un sysU':me de distribulion d emi psl de porter dans les différents quartiers d'une ville la quantité d'eau nécessaire à leurs besoins.
Cette eau peut à la fois servir aux usantes variés de la vie domestique; concourir à l'assaiiii-ssenient de la cité par le lavage des rues ou des égouts; être utilisée par les établissements médicaux(') ou industriels quelle rencontre dans son parcours; elle peut enfin devenir un embellissement pour les places publiques ou les promenades, et les animer dune vie nouvelle, en jaillissant de fontaines monumentales, en s’élançant en gerbes, ou en retombant en cascades.
La nécessité d’une bonne fourniture d’eau est chose tellement reconnue au- Joiird Imi, qu on n a plus à la démontrer. Aussi voit-on presque tous les Conseils communaux se préowuper du soin d'établir dans les cités qu'ils n-présentent un large système de distribution.
Arago, lord Brougliam et M. Chevreul ont fait n-ssortir, à des points de vue différents, mais également saisissants, l utilité de Venu artificiellement distribuée.
Arago, à 1a séance de la Chambre des députés du 2 mars 1S16, s’exprimait ainsi :
« A Paris, la dépense moyenne en eau vendue est, dit-on, de sept litres par personne. Savez-vous ce qu'elle est dans les principales villes d’Angleterre? Soixante à soixante-dix litres. Il y a des personnes qui , par raison d'économie {il y a bien des pauvres!), sont obligis's de réduire ce chiffre déJA si petit... L'n pouœ d'eau, à cause du transport par porteurs, coûte, rendu à domicile, 33,000 francs... 11 y a peu de jours, un illustre orateur disait à cette tribune : Messieurs, voio)is la vie à bas prix'. Moi, je vous dis que vous sen;z entrés dans
i>) On a fait i Dijon une concession «tVau èi un établis-sement hydrothérapique.
niSTOmE DES FONTAINES PUBUQimS DE DIJON.
les vues philaïUhropûiuesdu M. de Liiiuurtine, lorsque vous aurez conduit dans l’huiuble rwluit du puuvn; de l'eau en abondance et à bas prix. Ji; vous en conjure. Messieurs, ne perdez pas odlc occasion de rendre à lu classe jxiuvre un si immense si-rvice.
a Je dois aussi vous jmrler de l’eau au point de vue de la sidubrité. Un grand écrivain, cVtait un Père de l’Église, appelait la propreté une vertu. Un voyageur célèbn> disait qu'il avait pu , presque partout , juger du degré de civilisation des peuples par leur propreté. Si vous introduisez de l'eau à bon marché dans la maiaondu pauvre, si vous la i'aites|>arveuirjusqu'auxétagessupérieursüù il réside etsoulTre, vous aurez rendu un service immenses à la population parisienne, A une partie de cette population qui doit plus particuliérement exciter votre intérêt.
a Examin«>ns la m^cessité de l’eau sous d'autres points de vue... Supposez que vous ayez une quantité d'eau sufflsante, qu'elle soit en charge dans les tuyaux do conduite, l’arrosage (du la voie publique) se fera rapidement cl avec facilité, à l’aide d'une simple lance de pompe , et sans porter d’entrave à lu circulation.
«..< n n’y a pas d’eau dans les hôpitaux, en proportion desbesoins;je citerai des hôpitaux où l’on n’a pas donné aux malades les bains ordonnés par les médecius , parce qu’on manquait d’eau.
« Los égouts sont une excellente chose, mais A la condition qu'ils soient lavés régulièrement. Vous êtes-vous arrêtés quelqucdois pur hasard, pendant l’été, sur les trottoirs, prés d’une houche d’égoulî Avez-vous remarqué quelle odeur nauséabonde s'en échappe? Vous savez d'où provient celto cause d'insalubrité.
«Quand la ville aura une quantité d'eau suffisante, elle pourra créer des lavoirs intérieurs, où la population pauvre trouvera le moyen de laver graluitemcat son linge et sans compromettre sa santé.
• On trouvera encore un très-utile emploi de l’eau pour les incendies. Remarquez que maintenant l'eau que lus bornes-fontaines fouroiweut ne s’élève pus , taudis quu si l’eau est en charge dans les tuyaux, il suffira d’ouvrir une clef..., il suffira d'un appareil très-simple pour projeter l'eau jusqu’au troisième éU§ed' une maison, mémo avant l'arrivée des pminpiers. Qui pourrait dédaigner de pareils avantages? . . ak.. ,
Quant à lord Brougham, ou lit dans son ouvrage tur les Machines et leurs résultats:
irmonucnoN.
« Sans la fonmitiire dVaii arlificifllo el los robinets établis dans tontes les maisons (il s'agit de Londres), cette eapitale n’aurait pu atteindre qu'une faible fraction de son (^tendue et de su population actuelles. On n’aurait pu nu>me songer à un approvisionnement tel que celui q\ii a lieu aujourd'hui ; car, pour aller puis<T aux fontaines el fournir à chaque maison 200 gallons d’eau par jour (environ 000 liln^s), il eût fallu deux cent quarante mille individus, c'esl- *-dire tous les hommes valides de la métropole, et leur sidaire se serait élevé A plus de 200 millions de francs par année.»
Je demande encore la permission de taire un emprunt à la brochure du célèbre chimiste (').
En effet, d’une part, les considérations développth's dans ce document rempli d'intérêt efjiistituent un véritable cours d'hygiène h l'usage des cités populeuses: d’autre part, comme M. Chevreul cite Dijon é l'appui de l’opinion qu'il manifeste, ses conseils ont un caractèn! local qui s'applique parfaitement à une histoire des fontaines publiques de cette ville.
Enfin , le suffrage qu’il veut bien accorder à l’utilité des travaux que j’ai eu le bonheur d'accomplir m’est trop précieux pour que je n’éprouve pas un peu le lu'soin de le placer, pour ainsi dire, en tète de cet ouvrage.
« |ji condition la plus favorable à la salubrité d une ville pavée avec trottoirs et ruisseaux des deux côtés d'une chaussée bombée, est sans contredit celle oi’i des bornes-fontaines nlimenlenl incessamment ces ruisseaux d’une eau pure dont la masse est considérable relativement à celle des eaux impures qu’elle reçoit à leur sortie immédiate des maisons, comme le mouvement en est assez rapide pour qu’elle ne croupisse jamais. Hors de celte double condition de grande masse et de mouvement continu de l'eau pure répandue, .sur la voie publique. il est bien difOcile d empêcher une certaine quantité de matières organiipies de s’y altérer, tandis qu’une autre portion, en pé-nétrant dans le sol, s’ajoute à celle qu’il reçoit toujours de nos habitations, quelque soin qu’on ajiporle d'ailleurs à prévenir toute infection.
« C’est surtout en comparant tes rues de Dijon , m’i coulent abondamment les eaux du Itosoir, aux rues des autres villes, où des bornes-fontaines ne versent
(') Mémoirt sur /i/usieurs réaclions chimiques qui intéresseni t hygiène des cités popufeusu, p*T M. Chevreul.
que durant quelques heures une petite quantiti^ d’eau dans les niisseaux qui bordent les trottoirs, et qui bien souvent exhalent l’odeur ammoniacale des urines décomposées ou l’odeur fétide des sulfures alcalins, que l’on acquiert la conviction qu’il n’y a de salubrité que là où, comme je l’ai dit, il se trouve une eau continuellement ou presque continuellement courante, et assez abondante pour entraîner les eaux impures au moment où elles s’y mêlent. Eh cerli's ! si les ruisseaux qui sont au bas des trottoirs ne devaient jamais rerevoir l’eau des bornes-fontaines d’une manière continue, le voisinage des maisons serait plus exposé à l’infection que lorsque les eaux s'écoulaient au milieu de la rue par une chaussée fendue.
O C'est donc un très-grand service que M. Darcy, ingénieur en chef du département de la Céle-d’Or, a rendu à Dijon en y amenant, par un aqueduc, souterrain en maeonnerie de 1 i20.û mètres de longueur, la source du Rosoir, qui sort du ealeaire jurassique, (’aîlte source donne à la ville, par minute, 12.'> hectolitres en hiver et 3.') eu été. L’eau en est excellentfî, ainsi que je l’ai vérifié moimême; elle a une température constante de dix degrés. Le chlorure de barium et l’azotate d’argent n'y dénotent pas la présence de l’acide sulfurique ni celle du chlore. Elle ne lais.se pour 1 ,000 parties que 0,242 millièmes de partie d’un résidu fixe, formé, dit-on, seulement de sous-carbonate de chaux et de traces de magnésie et de manganèse. J’indiquerai plus bas la proportion du résidu fixe que laissent un certain nombre d’eaux économiques.
O On prendra une idée de l’abondance de ces eaux quand on saura qu’elles représentent, par chaque habitant deDijon.dans les vingt-quatre heures, de 198 à 1)78 litres, tandis qu’à Londres on compte, depuis 1829, 9,5 litres par habitant, à Toulouse de 152 à 78 litres, et à Paris de 1 1 à 12 litres d’eau potable('). J'extrais c,es indications d’une excellente notice publiée en 1845 par M. Victor Dumay, maire de Dijon.
On lit encore plus loin :
« Les puits de Dijon peuvent être cités comme un exemple opposé à ceux des puits d’Angers, qui sont creusés dans le si;histe,et opposé à ceux de Paris, qui le
(') Ces 1 1 à 12 litres doivent concerner le chilïre moyen des concessions; car le volume total des eaux fournies à Paris est , suivant M. l'ingénieur en chef Dupait, d’environ 60 litres par individu.
WTRODOCriOI».
sont dans un sol pénétn* do. sulfate de chaux; mais ils ressemblent à ces derniers pur l'insalubriti’. de leurs eaux, résultant de la |ierméabililé aux matières organiques du terrain ofi ils se trouvent.
« Dès t7()2, le médecin Fournier appelait raltention sur ce. fait si grave pour le bien-être de la population de Dijon; il disait que les eaux des puits de certains quartiers de cette ville onl un goiU désagréable, qu'elles défjost'iit un //mon filandreux blanchâtre, des concrétions pierreuses, un sédiment (T une odeur forte, gui avancent promptement leur corruption. Enfin, elles conOi/wcnt, suivant lui, au gonflement des glandes du col dont les personnes du sexe sont attaquées daiui cette ville. Deux circonstances me paraisstmtconcourir puissamment à l infection du sol par les matières organiques : c'est, d’abord, la quantité d'eau qui s’y trouve en une proportion tellement faible, qu’un arrêté du 1" décembre 1723, de la chambre du Conseil, motivé sur le tarissement des puits, défend aux habitants d'y puiser de l'eau pour d'autres ttsages que leur boisson; c’est, en second lieu, le. peu de profondeur où se trouve la couche du terrain imperméable; on en peut juger par ce fait que, dans les puits de la place Saint-Michel et des environs, on pui.se l’eau de 9 mètres à au-dessous du pavé. D’après cela, ou conçoit combien le .sol doit être infecté depuis le temps que Dijon existe, comm«‘ cité populeuse limitée par des remparts. »
Voici les principales questions que doit résoudre l'ingénieur chargé d’établir une distribution d'eau :
1* On doit, en premier lieu, déterminer le volume d’eau nécessaire à l’alimentation de la ville;
2° En second lieu, il faut reconnaître, par des analyses exactes, la qualité de celles que l’on se propo.se d'employer('), soit que l'on veuille élever ou dériver les eaux d’une source ou d'une rivière.
Lorsqu’il s’agira d'une source, il y aura presque fi)ujours certitude de pouvoir saisir les eaux à leur point d’émergence, ù une température et à un degré de limpidité convenables. Il n’en sera plus ainsi lorsque l’on sera conduit par les circonstances A recourir à l’eau de rivière; il faudra, dans ce cas, chercher les moyens de la livrer, en tout»! saison, aux voies d’écoulement à la température et avec 1a limpidité désirables.
P) Je reconunasderai à cette occasion l'emploi de l'hydrolimètro de MM. Clegh et Dérocha.
mSTOIRE DES FONTAINES PCBUQDF-S DE DIJON
.V On devra s’occuper ensuite de la question de savoir si le d^hit du courant d’eau pourra suffire aux besoins de la localité.
r>e Ii\ , nécessité d’cfreclucr des jaugeages à l’époque de l'année ofi les sources ont le moindre débit;
4° On passera alors au choix du mode à employer pour faire arriver les eaux 4 une hauteur telle qu’elles puissent jaillir, avec un volume donné et sous une pression déterminée, des différents points oii doivent Cire placées les voies d’écuulement.
Ici deqx cas principaux peuvent se préstmter :
I” I.e niveau des eaux dont on dispose pourra être inférieur au point oii elles doivent être conduites;
Ce niveau, au contraire, pourra être assez élevé pour qu’il y ail possibilité d'établir une dérivation naturelle.
PRFMIER CAS. S’il s’ogit d’élever les eaux d’une rivière ou d'une source Irésabnudante; d’un débit tel. par exemple, qu’il permette, au moyen d’une chute disponible, de créer une force motrice suffisante pour porter h la hauteur voulue le volume d’eau nécessaire aux besoins de la cité; alors il faudra comparer le prix de revient d’un système mis on mouvement au moyen de roues hydrauliques h celui d’un appareil mené par une machine à vapeur.
.S'il s’agit, au contraire, d’une source dont le produit, déduction faite du volume nécessaire A la fourniture, ne conserverait jtasun débit suflLsant pour obtenir une force motrice capable d’élever A la hauteur voulue le nombre de mètres cubes ilemandés dans un temps donné, alors il ne peut plus y avoir d’incertitude et l'emploi de la machine e.st rigoureusement indiqué.
C’est en effet par exception seulement et pour des fouriiitun's de bien faible importance que l'on pourrait songer A recourir A l'emploi de moteurs animés.
DEUXIÈME C.X.S. Dans le. second cas, les eaux peuvent, sans l’intermédiaire de mai bines et par le secours de la gravité, être naturellement amenées à la hauteur jugée nécessaire. Mais ici une question demandera encore à être résolue.
Faudra-t-il les conduire dans un aqueduc sur le radier duquel elles couleront sous l’inlluencc de la pression atmosphérique?
Faudra-t-il, au contraire, employer des tuyaux qui se prêteront à tous les
urmoDecTiON.
•ccidents du sol et dont les parois intérieures subiront des pressions variables et dépeiulanl du son proLil luu^ilndinari
Dans quel cas enlin conviendrail-il du recourir à œs deux modes ù lu füis(')î
On aura parfois aussi ù s’adresser, pour amener dans une ville lu fournitun? d’eau qui lui est ms essiiire , aux deux moyens que je viens d'indiquer, savoir ;
1' A l’élévation nrlificielle des eaux au moyen d'appareils hydrauliques;
•jt” A la construction d'un aqueduc ou d'un londuit pour leur faire franchir le trajet qui, après leur usamsion, les sépare encore des points où elles doivent être versées.
En effet, le l>a$sin d’émergence de la source peut à lu fois être situé à une grande distance de la ville et présenter en même temps un niveau inférieur à celui que nécessiterait rétablissement d’une dérivation.
Alors, il faut procéder, en premier lieu, à l’élévation des eaux, soit au moyeu do la force motrice de la source même, soit à l’aide d’une machine à vapeur; ensuite on conduit à su destination , par un canal eu maçonnerie ou par des tuyaux, l’eau artiûciellemeul relevée i la hauteur nécessaire.
Je dis par un canal eu maçonnerie, car la nécessité d’obtenir de l’eau fraîche, limpide et pure, doit toujours faire écarter un projet de canal creusé eu pleine terre.
5* La résolution de la question précédente exige, indépendamment de la connaissance de la théorie et de la pratique des machines à vapeur, des roues hydrauliques et des pompes, celle des lois du mouvement de l’eau dans les canaux et dans les tuyaux de conduite.
Il existe des traités spéciaux sur toutes ces matières (^).
0) Voir troisième Partie, chapitre II, une circonstanco où j’ai cru devoir recourir à «0,1 deux modes.
Eu général, la solution de ces diverses questions sc trouve dans la l otnparaison <lc.s dépenses. En principe, on ne pont disconvenir que les aqueducs en maçonnerie no soient pniférables aux tuyaux : lorsi|u'il s'agit de grands volumes ù comluire, la question de principe et réconumie SB réunissent presque toujours peur conseiller l’emploi des aqueducs.
(*) L’Institut doit prochainement publier un mémoire que j'ai eu l'iionncurde lui .soumettre sur des recherches expérimeutales relatives aux lois qui président au mouvement de l'eau dans les tuyaux.
H IILSTOIME DES PüNTAINES POBIJQUES DK DIJON.
6* Supposons maintenant les eaui parvenues, dans la ville, à la hauteur convenable. On devra se demander s il convient d(î les abandonner sans intermédiaire aux dilTérentes ramiGcations chargées de les transmettre aux voies définitives décoiilement. ou S il faut, un contraire, les recueillir dans un réservoir qui deviendra le point de départ, l’origine de toute lu distribution intérieure.
Uns<;ul n'servüir suffira-t-il toujours? Et, dans le cas où fou jugerait utile d'en établir plusieurs, quelles positions relatives devra-t-oii leur faire ociaqicrT
L emplacement des ri-servoirs étant fixé, il y aura lieu de déterminer leurs dimensions, d’étudier leur mode de construction, de choisir pour leur remplissage et leur vidage un mécanisme tel qu(^ le dé*bit des bornes-fontaines ou des fontaines, que le serviex; des concessions soient aussi indépendants que possible des variations de hauteur présentées par les eaux d approvisionnement (').
7* On doit s’weupiïr ensuite de la distribution des eaux contenues dans les réservoirs entre les différents quartiers de la ville.
Ici les questions à résoudre semblent se multiplier encore davantage.
On aura ù calculer les diamètres de tous les tuyaux composant le réseau de la di.slribution générale;
A déterminer celles des conduites qui devront être placées sous galeries, et celles ipie I on pourra simplement jMiser en tranchées;
A indiquer les moyens d'unir entre eux les tuyaux dépendant d'une même conduite, et de rattacher les unes aux autres les conduites de divers diamètres qui rayonnent dans toutes les directions;
A présenter le moyen de faire communiquer entre elles ou d’isoler, au contraire, ù volonté, les diverses parties du réseau général; de telle sorte que des n'parations locales n’arrétent les effets de la distribution qu'aux environs des endroits où ces réparutions séxécutent;
A fixer le nombre, l’emplacement et le débit des bornes-fontaines ou points définitifs d(; dégorgement des eaux, eu égard à la triple fonction qu elles sont chargées de remplir ;
Alimentation des habitants;
Arrosage de la voie publique;
t'i J'ai cherché à obtenir ce résultat dans rélabli«<iemenl du mécanismeda réservoir de la porte Guillaume, à Dijon.
INTRODLOTON.
Service (J(>s pompes à incendie.
Enfin, «'tudicr les conditions iiuxipielles pourra (tim accordée, soit aux établissements publics, soit l'industrie, soit aux particidicrs, la concession d'nnc partie des eaux dont la ville est en possession, etc.
8" 11 ne suffit pas de pnMturerù une ville la quantité d'eau <(ui lui est néces- ^ saire pour ralinicntntion de .ses habitants, pour l'arrosage de sw rues, pour le service de ses usines, dit M. Parenl-nuclnUelet, il fatil encore;
« l.orsque celte eau s'est chargée de toutes les im[)un-tés (|iii nuis<>nt à notre S4uilé et à notre bien-être, nous en d('diarrass<’r; autn>raent elle deviendrait une cause d infection et rendrait iidiahitables les lieux où les hommes l'auraient amenée par leur art et leur industrie. ■
De li\, la nécessité des égouts chargés de leur procurer un écoulement .souterrain. .Sans un bon système d’égout, il n’existe pas de bon système de distribution d'eau, et telle est l'opinion de tous les ingénieurs anglais ou franvais qui se sont occupés de cette question.
L'apparition du choléra n’a que trop justifié cette opinion, et l'immense ^ intén't que présentent les égouts, pour l'assainissement des villes n'a plus bi'süin d'étre démontr»'' désormais.
Il convient donc de rechercher les principes qu'on doit suivre dans la coiLslruction des égouts et dans la détermination de leurs dimensions et de leurs pentes.
Tel est à pmi pn's le programme des questions que les ingénieurs chargés d'une distribution d'eau ont è étudier; elles peuvent se résumer ainsi ;
Fixation du volume néces.sain; à la fourniture d'eau;
Qualités que doivent présent(*r les eaux dérivées:
Jaugeage ou détermination de leur volume;
Travaux à faire pour les élever ou les dériver;
Théorie du mouvemement des eaux dans les canaux ou dans les tuyaux de conduite;
Ré.si'rvoirs;
Ouvrages à efi’iH.tuer pour as.sun‘r la distribution intérieure;
Egouts.
Il existe des livres où ces différentes questions sont débattues théorique-
HISTOIRE UES FONTAIMES PCBLIQUES DE DIJON.
ment ('), mais j'ai qu’à côt^ tii-s mivragos où sont diWeloppés les priucipes, une publication qui rendrait compte d’une grande distribution exécutée ne si'rait pas sans intérêt pour les ingénieurs.
DIVISION DE CET OUVRAtJE.
('.<‘1 ouvrage sera divisé en quatre parties.