‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 204 sur 211 · OI2S · texte numérisé non relu

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A la simple inspection de ce tableau, on peut juger de l'avantage qu’on obtient en coulant les tuyaux deftour. J’ajouterai que cet avantage n’est pas atténué par une augmentation sensible dans la dépense.

Je terminerai l’exposé des considérations relatives à I éjvaisseur à donner aux tuyaux de fonte par un tableau synoptique présentant la description exacte des tuyaux adoptés aujourd’hui dans la distribution des eaux de Paris :

(') Ce ronde était suivi depuis plus de cinquante ans dans les asines où fou fondait des tuyaux et cylindres destinés à supporter de fortes pressions : mais MM. Mary et Leforl eu ont tulqarisé l'usage.

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HISTOIRE DES FONTAINES fMDBUQOES DE DIJON

APPENDICE. — NOTE G

Pour éviter les percements, lorsque l’on h des branchemenls de concession à prelTer Sur les conduites, chaque tuyau porte sur le lilet de l'emboîtement ou sur celui de la bride un mamelon à face supérieure plane de 0”08 de diamètre, taraudé dans son centre, suivant un trou de 0"(M de diamètre. Ce taraudage est fait par les soins du fondeur, conformément au taraud-étalon qui lui est remis. Le trou est exactement percé d'équerre à la surface du tuyau, et la partie supérieure du mamelon légèrement fraisée, de manière à permettn* l’exacte appliiaition du collet des bouchons métalliques. (Àdte main-d'œuvre est comprise dans le prix du kilogramme de fonte.

Quant aux bouchons métallitjues destinés à l obturation de l’orifice, ils sont fabriqués àChaillot. Ils sont faits avec un alliage composa'^ de 1^7 de plomb, 3/7 de zinc et 1/7 d étain. Leur poids est moyennement de il grammes, et leur prix de revient est de i8 centimes, savoir : 38 cent, pour matière et 10 cent, pour la façon et la rondelle en cuii: du joint.

3j7 de plomb à 60 cent, le kilogramme 0' 2.571

3/7 de zinc à 70 cent, — 0 3000

1/7 d'étain à 2 fr, 50 cent. — 0 3-571

Phix du kilogramme de matière 0' 9142

L'n bouchon pesant Oi* 41, à 0'9142 0' 37482

Rondelle en cuir pour le joint 0 03088

Façon 0 00517

Charbon 0 01

Prix de revient d’un bouchon 0' 48

Iæs flg. 11, 1-5, 16 de la PI. 27 représentent l’élévation, la coupe et le plan du moule destiné à la fabrication des bouchons mécaniques.

Je dois encore faire remarquer que déjà l’on est arrivé à diminuer l'épaisseur adoptée pour les tuyaux employés à Paris.

Ainsi, à Lyon, les tuyaux qui viennent d'ôtre coulés présentent les épaisseurs suivantes :

DîiiinîHrt».

It|tiilss4iur8.

DiamètniA.

Lpaisseurt.

gn.ll

De plus, M. Jules Hochet, l'un des directeurs de Fourcharabault, m'a fait connaître que l'on a exiîcuté dans cette usine, pour la fourniture d'eau de Madrid, 1,000 mètres courants de tuyaux de fonte de 0“92 de diamètre, présentant chacun la longueur de 2“ 88(2“ 75 de longueur utile), et dont l'épaisseur n'est que de 10 et 18 millimètres.

Voilà sans doute de très-grands progrès, et l'art n’a pas dit sou dernier mot; seulement scs efforts seront limités par la crainte des coups de bélier.

Je Tais maintenant décrire les procédés employés pour la fabrication des tuyaux en fonte.

Moulage et coulage. — Les tuyaux se coulent de trois manières ; horizonUdement ou sur un plan incliné, et verticalement.

1* Tnyaux ooultis Miivanl rn ftUo borizonul ou ioclloé.

Le mode horizontal étant le moins favorable à la bonne exécution des tuyaux, par les raisons déjà présentées, a été généralement abandonné; il n’est plus employé que pour les tuyaux de descente qui ne doivent être soumis à aucune pression intérieure.

Les procédés de moulage sont, du reste, les mêmes que pour les tuyaux coulés sur un plan incliné.

On commence par exécuter en fonte un modèle exact du tuyau à fondre. Ce modèle est parfaitement tourné et poli. .Ses dimensions sont plus fortes que celles du tuyau à fondre de toute la quantité que perd la fonte par le retrait en se refroidissjint, soit à peu près un centimètre par mètre ('). Les extrémités du modèle sont prolongées à la grosseur du creux intérieur, pour résener dans le moule la place où doit se placer le noyau.

Pour opé'rer le moulage de la partie inférieure du châssis, on place le modèle sur un châssis en bois, dont les deux traverses supérieures adhèrent au modèle dans toute sa longueur et à la hauteur de son axe ; par-dessus le modèle on pose le châssis en fonte dans letiuel on tas.se du sable pour former le moule (PI. 27, fig, 1 et 2). Ou relie ensuite, au moyen de serre-joints, le châssis en fonte au châ.ssis en bois, et on retourne le moule pour établir le châssis inférieur sur une planche unie, à la place qu'il doit occuper pendant la coulée.

On enlève alors le châssis en bois qui avait servi à la première ojiération, on

(') Le retrait de la fonte tri's-ffrisc o-sl de 1 centimètre par mètre sur chacune de ses dimensious i la fonte blanche so retire davantage et quelquefois du do>ü)lc : eipérieiices faites à Chailiol par M. Chaper en 1826.

APPENDICE.— NOTE C

flîi't

dri;ssc i\ lu truelle lu surface du sable qui était eu contact avec le bois, et on la saupoudre de sable soc pour empêcher l'adhérence avec le sable que l'oii doit fouler dans le châssis .supérieur.

On place le (dulssis supérieur sur le clulssis inférieur, et on les réunit au moyen de boulons à clavettes qui .s'engagent dans des oreilles venues d<- fonte de chaque coté <les deux châssis (l’I. 27, fig. 3, 1, 7).

Ouand le sable est convenablement foulé, on enlève le châssis supérieur, on retire le modèle du moule, ou ré|)are avec soin ce qu'il peut y avoir d'imparfait dans rein|)reinte des deux châssis, puis on la saupoudre de charbon de bois pilé fin que l’on étend sur le sabje avec la truelle, pour prévenir l’adhérence du sable à la fonte.

C'est alors qu’on place dans le moule hî noyau qui représente le creux du tuyau à couler.

Pour fabri(|uer le noyau, on se .sert de tleux coquilles eu fonte réunies par des boulons â clavette, et qui forment ce qu'on ap|>elle la boîte à noyau (PI. 27, fig. 5 et (5). L’axe solide de ce noyau est une barre d<! fer ipii se plac»; au centre de la boite à noyau, et autour de laquelle on foule de la terre glaiM! détrempée et mélangée de foin menu. Cet axe porte deux rainures longitudinales dans chacune desquelles on fixe une tringle en fil de fer avant de l'engager dans la boite à noyau. Quand le noyau est terminé, on retire les deux tringles de fil de fer, et les deux vides (pii en résultent servent au dégagement di; la vapeur qui s'exhale du noyau au moment de la coulée.

Lorsque le noyau est posé dans le moule à la place convenable, et avant de mettre en place le châssis supérieur, on y pratiipie un trou vertical à une extrémité du tuyau; ce trou sert à fains pénétrer dans le moule la fonte liquide, et se nomme le jet.

Pour les tuyaux de plus grande dimension, on fait sécher dans l'étuve le.s d(uix parties du moule et le noyau avant de faire la coulée.

Les boulons à clavette dont il a été parlé servent de guides cl de repèns pour replacer les deux châssis.run sur l'autre.

Les tuyaux coulés sur un plan incliné se moulent absolument de la manii^re qui vient d être décrite pour les tuyaux rouh^s horizontalcineiit. Seulement, aprf’s avoir réuni les deux châssis, on place sur le châssis supérieur une planche drewée que l’on rattache fortement à celle du dessous, au moyen de serre-joints. Ce procédé a pour effet d’empécher la fonte de soulever, par l'action de la pesanteur, le sable du châssis supérieur.

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Fi;;iir«s 1, 7, 3. i et 7.

A. Chl-isie en boie sur lequel on pUee le châssis inférieur du moule, pour commencer le

moulante.

B. Châssis inférieur du moule.

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