CHAPITRE in. — PUITS ARTÉSIENS
filtration des eaux à travers les couches sablonneuses; diminution qui seule au* rait pour conw’quence raccroisscnu'iit de hauteur de la colonne piézoïnélrique.
A quoi donc attribuer le fait anormal que je viens de signaler? J'ai dit qu il SC pa'scuitait le plus souvent dans les puits forés non tubés. dette remarque donne rexplication attendue. On la trouve, en elTet, dans les pertes dues aux filtrations qui ont lieu dans la hauteur <lu forage; par suite de ces filtrations, l’eau qui fshiétre dans l emboui hure du puits fon^en vertu de la pression exercée par la veine aquifère se |)erd en partie dans le trajet qui sépare cette embouchure des points de dégorgements successifs, et les pertc;s sont évidemment de plus en plus grandes, au fur et à me.sure (|ue l’on élève le point de dégorgement : d’oi'i la conséquence ([u’en abaissant successivement le point de dégorgement, le volume débité doit grandir comme si l’on rencontrait des sources nouvelles, et son accroissement peut notablement dépasser lu lui parabulitjue, limite nécessaire des augmentations de débit des puits où il n'existe de filtrations ni à travers le tubage, ni entre la paroi extérieure de ce tubage et le terrain, par suite d’un mauvais raccordement du tuyau avec la couche aquifère.
Des filtrations ont souvent lieu è raison de la nun-élauchéité de ce (Hiiiit de suture, et c’est pourquoi la circonstance anormale dont je viens de parler se prés(3nte parfois même dans les jmits forés revêtus d’un tubage.
Du reste, celte discussion montre ruvautage d’abaisser le point de dégorgement des eaux débitées par un puits foré, si l’on veut augmenter leur voluunr aux dépens des filtrations (|ui s’opèrent lorstjue b' tubage n’a pas été exécuté avec des précautions sufli.sanli's.
•Si l’on ne connaissait pas le diamètre du puits artésien, ou si ce diamètre \ariail suivant des lois inconnues, comme dans b“s fontaines artésiennes natundles, il serait encore possible de reconnaître les jiropriélis caractéristiques t|ue je viens de signaler.
On a, pour la vabuir d'un volume q, passant pur un tube de longueur/, avec une perle île charge (’,,
.Si, au lieu d’un siml tube artésien, on en avait plusieurs juxtaposés, de rayons variables mais connus, savoir: R, sur la longueur l, : H, sur lu longueur
J44 HISTOIRE DES FONTAINES PDBUQUES DE DUON. — i» PARTIE.
U: R, sur la lon«ueur Z,; li + ii + li l'-gaux à Z, la furaïule sérail restée la ménie; seiilemenl il aurait fallu prendre pour le rayon du tubage;
r.ela résulte évidemment de l'équation ipi oii obtient en égalant la somme des pertes de eliarge dans les tuyaux de rayons R,, Rj, R, à la perte de charge du tuyau équivahmt de rayon R.
Mais il faut pour rela démontrer, comme je l'ai fait dans mon Mémoire sur l' écoulement de l'eau dans les tuyaux de conduite, que l’on peut en géni'-ral employer la formule Ri=Z/iv’, ii rexcliisioti de celle Ri = ac +hv’. 11 faut, de plus, admettre que les rayons di*s tuyaux ne ditlérenl pas assez entre eux pour qu'il soit nécessaire de modifier le coefllcienl constant Z/: si celle dernière condition n était pas remplie, la valeur du rayon R serait
et les valeurs de b, b,, Z>,, Z», seraient prises dans le tableau de la troisième partie de cet ouvrage , chapitre II.
Maintenant si, comme dans le cas que je vais examiner, les longueurs II, h. h cl les rayons correspondants sont inconnus, on fera
quantité constante inconnue qui devra être éliminée au moyen des données expérimentales, et il viendra
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