‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 42 sur 211 · OI6..T · texte numérisé non relu

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CHAWTHR III. — PÜITS ARTÏ^SIENS IGl

Les difft'*rentes colonnes de ce Inblcaii |KTiuctlent de faire plusieurs observations intéressantes :

1“ Lu colonne 7 apprend (pu: les hauteurs piézométriques vont sans cesse en dimimuiiit et très-notablement pour chaque atxroissement de volume.

Donc les accroissements de débit obtenus à l'air libre par les abaissements des orifices d’écoulement ne peuvent être ni'uligés vis-à-vis le volume souterrain qui afllue à travers les sables à l’orifice inférieur du tube, en raison d*' la periiu’-abilité des couches sablonneuses.

â‘ Li colonne qui indique, les raj>ports entre les accroissements de volume obtenus et les accroissements de charge auxquels sont dues ces augmentations de volume donne pour ces rapports des chifl'rt's coustaiiLs (').

Donc, si l'on élève une verticale de 31” I l égale à la plus grande hauteur piézométrique, et qu'aux diverses hauteurs piézométriques on mène à cette verticale des perpendiculaires offrant une longueur égale au nombre d'unités qui représente le volume écoulé, toutes les extrémités de ces perpendiculaires seront en ligne droite : et le point où cette ligne inclinée couperait la verticale serait très-vTaisemblableraent celui où l'eau du puits artésien monterait. .si son débit était nul.

(Je point serait placé à 57" 10 au-dessus de celui où il di-verse aujourd'hui, c'est-à-dire à 128" l(j au-dessus du niveau de la mer (^.

Je ferai remarquer, comme corollaire, que les jK:rtes de charges, qui ajoutées au-dessus des orifices d iH-ouleraeut constituent les hauteurs piézométri(jues, étant |jeu considérables, on doit encore obtenir sensiblement une ligne droite en élevant à la hauteur des voies d'écendement des perpendiculaires à la verticale qui représentent hors de terre le puits artésien, et eu joignant l’extrémité de ces perpendiculaires par une ligne. C'est, en effet, ce qui arrive (’).

Je clH'rcherai maintenant à résoudre une dernière question à l'aide des considérations théori(pies précédeinmeut développ<'‘es.

Si l'on augmentait le diamètre du tubage du puits de Grenelle, en résulterait-il un accroissement sensible dans le volume qu'il débite? La solution de »«tte question se trouve dans la résolution de l'équation

p q Ce double fait expérimental paraît être imo justification des prévisions de la page 15(3.

(*) Voir la note de la page 158. ’

IIISTtlIRK DES FONTAIMES PUBLKitîF^ I* DliOÎI. — I" PARTIE.

diiiis laqurllc, uuiiunc on l'a vu,

r reprosiüile lu diamôlrc iniliul;

(/, le volume à la hauteur donnée;

K le rayon agrandi; a l'augmenlatiou de volume ;

ç(a) rabaissement de la (-olounc piézomélrique pourraccroisseraenl «.

Or, dans le puiLs de Grenelle, on verra, lmi se reportant au tableau précédent, que ;

que, de plus, à la hauteur de 33”,10, et pour le volume ^,=0” ,01244 par secondes, la perte de charge pour le tubage actuel, ou ;

L’équation c.i-dessus posée devient donc :

Dans l'hypothèse où le rayon serait assez grand pour que l'on pùt considérer

comme nulle la perte de charge :

il viendrait pour l'augmentation * à la hauteur de. ,33",10, a = 0,t)0<),3 A peu près (').

ou environ : 1/3 de litre par seconde.

En supposant même que les tuyaux soient hdlement rugueux que la résistance (ou le Iroltement) soit deux fois, trois fois plus grande que celle indiquée par les formules, ou arriverait tout au plus pour le débit A un accrois,s*-menl d'un litn! j)ar .seconde.

(') La seconde formule aurait donné dans lo cas do H = x y=c (IL — /), or r = 0,000,2il et H„ — /r= 57,40, d’où Q = ü, 01269 on environ 0,0000 d'augmentation .sur lu volume débité par le premier tube à la hauteur de 33'*,10 au-dessus du sol.

CH AWTllE III. — PUITS ARTtSIEîJS IM

liiulilc Jom; d ussayer «les diaiiièlres de O" 30, (r'iO ou friHl; ils ne procureraient aucune amélioration sf'iisihle.

Du reste, l'expérienwi viiuit <le cxnifiriiUT ce résultat de lu formule d'une manière tout à fait positive.

Le rayon é(|uivalcnt aux divers rayons du lulMipe, auquel se rapportent les expériences ei-dessus relatées, serait :

'' = 1/ TlïïT4~~7W~7ilîâTïr~^^ '31705"

= tr072l.

Or, on a vu qu'en février IKU, après In pose des tuyaux galvanis»>s dont les diamètres successifs sont ci-dc.ssus rapportés, le produit du puits artésien était de 5r> j)ouces ou 12 litres, 44 par sta-ondes à 33“ 10 au-dessus du sol, ou à 7 1 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Mais, en janvier ISltl, ce produit s'était réduit à . . 42 pouces

Kn janvier IS.'VO, à 31 »

En février et mars 1851, à 22 »

On rechercha les cau.ses d une aussi notable diminution et l'on reconnut qu'a 51 i mètres de profondeur au-«lessous du .s«)l le tubage s'était beaucoup iuflw lii ; on pensa que celle inflexion, qui n'avait pas dit s'opérer sans aplatissement du tubage, s'opposait sans doute ;i l'inlroduction des eaux ; oetle inflexion d'ailleurs devait favoriser l'accu mulalioii des rognons dargile dans la portion courbée du tubage.

Ou lit descendre la sonde et l'on eomim'iH.'a par percer la paroi de l ancien tube au point de courbure, puis on en descendit un second intérieurement au pn-mier jusqu'à la profondeur de 517 mètres au-dessous du sol. Pour fixer son extrémih' inférieure et l'enqMlcher île se eourlM-r de nouveau, M. l'ingénieur en chef, directeur du service municipal, invita M. Mulot à le terminer par une lige qiiadrangulairc à nervures, laquelle est engagée sur une Imuteur de 3“ 10 dans la couebe de sable.

La partie inférieure du tube est d'ailleurs trouée comme une l'cumoire et (•est par ces orifices que l'eau s'y introduit aujourd hui.

Quant au (ulwge, son diamètre moyen n'est guère que de 10 ciiiitimètres et l'épaisseur inoyemu- de sa paroi de 0'"0I .

HISTOIRE DES FON l AINES PCBUQIIES DE DIJON. — !'• PARTIE.

Plarrconwulrifpirmoul à l'anciori, le nouvcflii tubf. ([iii lais.se un espare annulaire libre entre sa surface extérieure et la surface intérieure de l'ancien tuliage, s'élève jusqu'à la cuvette pour y verser ses eaux.

De son côté, l’espace annulaire fournit un certain débit.

L’opération a parfaitement réussi.

Le volume débité par le tube intérieur et 1 l’spaee. annulaire a été :

Eu décembre 1S.Â1 de -Lt”")! ;

En novembre de 17‘(il;

En décembre lH,vi de 51"79.

Quant à la proportion exi.staut entre le volume versé par le tube et l’espace annulaire, elle résulte des cbitfres suivants :

Volume ilébitépar le tulx; A\ pouces.

Par l’espace aiuuilaire b »

Total ,'iO jwuces.

Je suppose que Ton ferme l’espace annulaire, il est évident que le produit du tube central subirait un accrois.sement. En effet, s’il donnait le même produit de il" il en n'sulterait cette conséquence absurde qu'une augmentation dans la charge n’augmente pas le [troduil. Or, il y aurait augmentation dans la charge, puis<|ue la colonne piézométrique doit croître lorsapie Ton tire un moindre volume de la nappe souterraine.

Mais je suppose, pour que les n'‘sullats auxquels je vais parvenir ne puissent être contestés, que le produit de H pouces ne grandisse pas. Si les volumes étaient entre eux comme les racines carrées des puissances cinquièmes des rayons des tubes ascensionnels, ce qui arriverait dans le cas où le niveau de la colonne piézométrique resterait invariable, on aurait pour le débit du tube actuel.

Mais l'expérience donn»? au moins -H pouces, malgré la difCculté qu’ils doivent avoir à s’introduire par les orifices percés dans la paroi verticale du tube; ce résultat me paraît une confirmation expérimentale positive des assertions précédemment émises.

Je dois m’empresser d’ajouter qu’un très-habile sondeur allemand vient de donner à ces considérations une sorte de démenti. 11 s’est engagé, m’a-t-ou dit,

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