‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 46 sur 211 · DÉDIT · texte numérisé non relu

DÉDIT

PAR MlIiaTI-

ORSERYAT105S.

l'*Ville-»ux-Danics.

3*Saint-Avertin...

i" viiundnr

Leccinipte.

IJ

M. (le Riclicmont.

llainguerlot.

Duchesse de Dino.

ti»- .VO lU IJ8

4C0 au niveau du sol.

.V.V0U au niveau du sol.

ÏUOUiî* au-dessus du sol

:<UO litres.

DUmèlre da farngr, fAit motiToir drat bé'im b«dratilii|ur« mop>

Ipm IVia AU HiitBAB.

En jetant les yeux sur les tableaux précédents, on remarquera la faible in- (luenc<^ que les diamètres des sondages paraissent avoir sur les produits : on se convaincra qu’il s'agit, avant toutes choses, d'aller chercher les couches' aquifères à des profondeurs convenables.

Ainsi, le premier {»uils de la Tour Charlemagne, avec un diamètre de 0"088, ne produisait que (>0 litres par minute nu niveau du sol. Le forage fut repris plus tard, avec diamètre de 0"‘2Ü, mais l'on n'obtint, à 2"29 au-dessus du sol, un produit égal à 1 i4 litres qu'en donnant au forage une profondeur de 159 au lieu de llï^SO.

A la profondi'ur de 128“.50, avec diamètre de 0“135, le puits n" 3 a donné 173 litres par minute.

A la même profondeur, avec diamètre deO^lO.'), le puils n” i a donné 1110''S58.

A la profondeur de 138 mètres, avec diamètre du0"10, le puils n" 7 a fourni 1300 litres par minute.

A la profondeur de 15i mètres, avec diamètre de 0"135, le puits n” 8 n'a donné que 990 litres.

A lOü^GO le puits n* 11. avec diamètre de 0”20, 2500 litres par minute.

Les puils de la Ville-aux-I)ames donnent, avec des diamètres égaux de 0"14, l'un 400 litres, l'autre 3,.5Ü0, au niveau du sol.

Le puils de .M. llainguerlot, avec diamètre de 0"2i, ne débite que 1750 litres.

Inutile de faire des rapprochements nouveaux : l'influence des diamètres ne semble devoir intervenir que dans les limites que j'ai cherché è signaler.

CHAPn'HB III. — PUITS ARTÉSIENS 175

J arrive maintenant au puits de Villaines-en-I)up.sniois (Cùle-d Ur). Si je trois devoir donner encore quelques rmiseigneineiits sur ce puits foré, c'est «ju'ils permettront :

1* Do prouver expi’-rimenlaltunent (|ue la hauteur hydrostatique et h; débit d'un puils varient parfois suivant la saison : ce qui u'u pas la-soin de recevoir d'explications ;

2’ De montrer un exemple où le débit d'un puits croit par degrés plus rapides que ceux résultant de la loi parabolique. L’explication de cette apparente anomalie a été donnée page HIL

lin puits artésien a éU- établi à Villaines. par les soins de M. Lambert, maire de cette commune.

Ce puits a rencontré la nappe artésienne à la profondeur de 78” 33 (') audessous du bord supérieur du puils circulaire maçonné qui le recouvre ; ce puits

(') Le pails est creusé dans la grande oolile, la terre à foulon, le calcaire à cnlroqucs,

La grande oolile s'étend depuis U surface du sol jusqu'à un point que l'on n'a pa.s noti':; elle se compose, dans cette partie, d’un calcaire argileux extrêmement fendillé, et par cun$éi/umt très-perméable.

La terre à foulon, qui pouvait avoir de 15 à âO mètres d'épaisseur, se compose à sa partie supérieure de calcairc-s marneux cl de marnes grises a.s.sei perméables ilans lesquelles on trouve de grosses pholadomies; au milieu se trouvent des calcaires mous, en assises minces, exploités quelquefois pour faire de la lave: à la base, le calcaire manieux reparaît avec des marnes tieaucoup plus argileuses que celles du haut, quoiqu'elles soient rarement asser imperméables pour faire niveau d'eau le long d'un coteau. C'est cependant celle couche de marne qui maintient l’eau artésienne. C'est aussi daus celte couche marneuse cl daiu les calcaires placés audessus que se trouvent les pholadomies.

Au-dessous do la terre à foulon .sc trouve le calcaire à cnlroqucs et qui .s'étend ju.squ'au lias sur une hauteur de 20 mètres environ. C'est dans ce calcaire que so trouve renfermée l’eau du puils artésien.

Le puils n'avant pas été complètement tul>é, il devait se perdre beaucoup d'eau, soit dans les couches fendillées de la grande oolite, soit daus les dernières assises de la terre .i foulon.

Nous verrons la trace do ces pertes dans les oxpèricnces (jui vont suivre.

oirre le diamèlre de 1“29. Le tubage descend à 21“ 25 en contre-bas du n'père pnWdent ; son diamètre intérieur ist de 0"015. Le diamètre du trou de sonde est de ü“0ô()(). J’ai fait souder è l’extrémité supérieure du tubage un tube en fer-blanc de 0"(I75 de diamètre intérieur que j’avais, eu outre, fait garnir île 7 ajutages riHîtangulairement placés de 0"015 de diamètre; tous ces ajutages oQraient entre eux la distance de 0“(»ü.

Le premier était placé à

3“Ü0 en contre-bas du repère

Le deuxième, par conséquent, est à. .

Le troisième, — . .

Le quatrième, — . .

Le cinquième, — . •

1/C sixième. — . .

Le septième, — . .

Les différents volumes ijui sortaient des oriflees étaient très-exactement jaugés dans le puits de 1“2‘J, où ils étaient recueillis.

Voici maintenant les expériences auxiiuelles a été soumis le puits de Villaines.

rrcmlérv •érIe'd'espérIeBCMi «|«ii •ni etmweaeé le i# •efAetnkre

Tous les ajutages du tube d’expérience ayant été hermétiquement fermés, Veau s est élevé-e, en vingt-quatre heures, dans ce tube à 2“ 89 en contre-bas du repère (bord du puits); celte ascension s’est faite de la manière suivante: en deux minutes l’eau a atteint le deuxième ajutage (à 3" 06 en contre-bas du repère): au bout de douze heures elle était à 2“ 89; entre la vingtième et la vingt-quatrième heure elle n’a pas changé de niveau.

Le premier ajutage (à 3” 00 en contre-bas du repère) après un écoulement continu de vingtH|uatre heures, a donné pour débit réglé une hauteur d'eau dans le puits de 0"(ti8 par heure, soit 02'“ 88.

Trois jaugeages faits de trois heures en trois heures, à partir du moment de 1 ouverture de l’orifice, avaient donné 0“08; 0“Ü5; 0“018.

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