‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 56 sur 211 · AS · texte numérisé non relu

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Total pareil aux précédents . . . 12,694 80

Voici d'ailleurs les motifs des modificaliot»s apportées au profil de laqucduc aux points ci-de.ssus indiqués: je rappellerai seulement leurs i»uméros d'ordre.

1” Celte |«>rtioi» d'aip»educ étant placée sous la petite rivière de Suzon, et par conséquent inaccessible de l’extérieur, il était naturel de lui donner la plus grande larget»r possible, afin (pic Ton ]iùt s’y iulrod»iire aisément si des réparations étaient i»é‘cessaires.

2" On a porté, dans celle partie, la hauteur de l'aqueduc à 1” 30. J'avais remarqué, au moment des fouilles, plusieurs courants d'eau souterrains qu’il pouvait être utile d'introduire dans le conduit: des prises deau que je décrirai plus lard avaient été résenV'cs à cet ctTet; je devais donc donner à l'aqueduc des dimensions telles cpi'il fût aisé de le visiter.

(jiAi’iTiîK I — A<)i:Enii(; nu kosoik.

3“ Il exislc, ü la suiti; <U‘» ponts-oqui'ducs du llosuir, du ^ullllmx al il Ahiiy des rluites verlinilos de «".'jO, 1”00 el O” 50: de plus, lu peiilc du nmdiiil qui, sur ces pouls, Hatc passade aux eaux est épale à 0"00o02. Ou pouvail ainsi compter sur une grande vitesse, du Iluide el par consi'‘(pieul réduire Iiolablemeiil la sin:lion dans riutérèt de la légèreté des lonslruetioiis A effectuer pour la traversée de Suzoïi. Il iiy avait d ailleurs aucun iucuiiveiiient A ce qiiuii homme ne piU parcourir ces petites fractions de laqueduc, puisqu'il suffit de lever quelques dalles pour les visiter. Ou comprend encore pourquoi je devais augmenter la jiente dans ces (tarlies, cost quelles ne sont point recouvertes de terre, et qu'il importait que leau passât avec rapidité pour que sa température ne subit pas les variations de la tein|HTature atmosphérique.

\° Ici on n’a réduit la hauteur qu'alin de jmuvoir établir laqueduc sans être obligé de changer le niveau des propriétés traversis:s. I.a hauteur de son radier était déterminée par la condition de laisser aux viaducs établis sur lu cours de Suzon une hauteur suffisante pour récoulemenl des eaux de ce torrent. C'est encore pour ce motif que les jH^ntes aux abords des viaducs ont été n'“duiles A Ü^OOI par mètre. Si, plus lard, la ville acquérait les propriétés sur la surface desquelles elle a obtenu de placer l aqueduc, elle pourrait el elle devrait lui rendre sa hauteur habituelle.

5* Celti! diminution de la hauteur de raqueduc a été nécessitée par le niveau de la route.

0* On aurait pu donner sans doute nu conduit porté par ce viaduc la hauteur de 0”t>0, mais la construction qui en serait résultée aurait présmité un aspect dépourvu de toute légèreté. G‘lle modification était d'ailleurs sans inconvénient, A raison de la multiplicité des n'gards établis dans ix'lle partie.

Après avoir motivé les modifications peu nombreuses que la section généralement adoptée pour l'aqueduc présente en quelques points, je prouverai sommairement que Iq profil de 0"(>0 sur fi"".ll( répondait à tous les besoins.

J'avais d'abord , dans un intérêt d'économie , [wnsi* que l'on pouvait sc borner A adopter une section pn'*scntaiit une largeur moyenne de Ü”'A7, sur la hauteur de 0".50. Cette section aurait été suffisante pour le débit du vo-

luiuc iu,TPs.sairc à 1 aliiufiitatioii de lu ville de Dijon; mais, dans une conduite de celte étendue, il l'st m eessairc de. sc ménapT des moyens faciles de vérification; or la section précitéx* nuurait point permis à un homme de s’ii»troduirc dans ratiueduc.

Cette obsenalion a été ajijirouvée par le Conseil municipal de Dijon, qui na pas craint de voter le supplément de dépense nécessaire à l oblention d’une section plus considérable, et le Conseil général des ponts et chaussées n'a point hésité de son coté à décider, sur ma proposition définitive, quil y avait lieu de construin: faquedue suivant les dimensions quil présente. Une largeur de et une hauteur de U'“‘.KI donnent le moven de cir-

culer assez facilement; des motifs d’économie m'ont interdit de dépasser ce qui était strictement néces.saire. Si l'on avait voulu qu’un homme pill parcourir 1 aqueduc sans sc courber, il aurait fallu qu il pn’smitiU une hauteur de 1“80, et raecroisscmenl de dépense qui serait résulté de cette augmentation dans le cube des ma^'onneries aurait été vraiment inutile, puisque tous les enduits ont été faits aprex la conxirttciinn de V aqueduc , et par des maçons qui jamais n'ont considéré ce travail comme un travail de sujétion, bien que les regards par lesquels ils descendaient fussent placés à une distance moyenne de 100 mètres. Lorsque, enfin, l’ouvrage a été terminé et qu'il a fallu le nettoyer, enlever les sables ou les pierres qui restaient sur le radier, des manœuvres ont facilement exécuté ce travail. On ne peut donc conserver aucun doute sur lu suffisance du profil intérieur adopté.

Quant à son profil extériimr, j'ai cherché à l'établir de manière à n’employer que le plus faible cube de maçonnerie possible.

.Ainsi, le radier n’a que l'épaisseur de 0”30.

Les pieds-droits ne j)résentent que celle de 0"*A0.

Knfin, la longueur de la clef de la voûte est seulement de 0"25.

Je ne me suis écarté de ces dimensions que dans quatre circonstances:

1" la*s pieds-droits du j>etit tunnel sous Suzon ont reçu l'épaisseur de 1“ 25 et ces pied.s-droits reposent sur une couche de béton de 0"'70. Knfin. le radier du conduit est formé de dalles parfaitement cimentées entre elles.

2' L'épaisseur des culées de l'aqueduc, à 1a suite du second pavillon, aqueduc dont la hauteur sous clef est de l"30, a été portée ù 0®C0, se réduisant à l)’"50 aux naissances. La grande quantité d’eau i|ue le terrain renfermait a

aiAPITRE I. — AQllîDl’C DU ROSOIK.

ntVPssiU^ cpU(' aiigmcnlatioii au moyt*n du laquelle nulle iiiriltralion n'a lieu de l'exU^rieur l iiilérieur. Le radier, dans relie parlie, a t'-lé cxéeulé en dalles sur la longueur de 50 luèlres et les pieds-ilroUs reposent sur une couehe de béton de 0'“50 j\ fl" 30 d'i'-paissiuir.

3" Les murs de l'aquedue sous la route ont été construits avec une épaisseur de fl"f.fl.

f Kniin, 1 épaisseur du radier a été gi'néralement augmentée, mais sur une IM'lile longueur, à l'aval des grandes ehuU's verticales ipii suivent les pontsacpieducs.

J ai dit plus haut que le radier et les pii-ds-droils avaient été recouverts d'un enduit. J en donnerai plus tard la composition. Il me suftira de dire maiiitenanl que l'épaisseur calculée, pour cet enduit était de trOi, hupielle se réduisait en général i\ 0"03 ù raison de rintroduclion de la matière dans les joints. La Imule.ur verticale de cet enduit était :

1” Ihî fl" 30 pour toutes les pentes au-dessus d un millimètre;

i" m- 0".'>fl ou de toute la hauteur des parois verlicides du conduit rei'tangulairc qui précède les trois viaducs sur Suzon ;

3“ De tr.lfl dans la partit; de Taqueduc dont la jieiite est de fl'OOOStj;

I" De toute la hauteur des parois verticales «le la cuvette ilii viaduc de la porte Guillaume.

Cet enduit était arrondi auv angles suivant un arc de cercle de fl”(M.

Il est bon de remarquer tjiie l'épaisseur des enduiLs étant de (r03, la largeur du conduit, apn'>s leur pose, était réduite à frol.

Ouanl leur Inuitcur, on ne devra pas pt'rdre de vue que c'élait à partir tle la surface supérieure de l'enduit que les fl" flfl ont été comptés. La hauteur des pii'ils-droils en maçonnerie était donc en réalité de (t“ 03.

Après cette description générale de l'a(pieduc, je dois maintenant revenir sur mes pas, donner des détails (ârconstanciés et motiver les constructions ou appareils que l'on rencontre sur son parcours.

Ces constructions ou appareils sont :

Le hAliment recouvrant h; bassin de la source;

l.es prises d'eau destinées à faire entrer dans l'afjueduc. si l'on en reconnaît lu nécessité, différentes nappes souterraim's ;

Les regards di' service sur les chutes et les regards onlinaires;

HISTOIRE DES FONTAINF-S l'i m.lOl ES l>G DIJON. — II' PARTIE.

Ij’s ponls-iiqiii'iliics;

Li's îippart'ils ilo jiiiijîc ol iJc dislrihiitiuii ilt-stiiirs à alimeiiUT Ifs communes (le Messipiiv, VanUiux et Aliiiy:

Le viuduc de lit porte Giiilluuine.

TROISIÉnS SECTION.

a.tTllfKVT aECOtH-Bk^T I.E BtMI.E nC I.E MIIBCE.

.Avant de constniire renreiiiR* ('ii maismnorie (IM. M) qui environn(‘ la source, on a déldayi' son Ixassiii de 1 nuMre .‘vO eentimèlres A 2 nu'Mres, de niani(Sr(( A luellre A nu les niehers ijui le bordent et a|qmVier aussi exactement (pie po.ssible les points d où sur^'is,sent les eaux.

Onarriv(‘ ais(;‘meiit A cette derni(''re connaissance en n'pandant de la fleur de son A la surfac<> de la irnpjw fluide. En efTet, si elle est n'pouss(s> dans tous l(’s sens, suivant des cercles concentriques, on conclut que le point de jaillissement correspond au centre de ces c(!rcles, Iwpiel re|m-nd le premier sa Iransparence. Si, au contraire, la pous-sièn^ suit une diretlion rectiligne, on peut (également en conclure lu diretMion du courant horizontal suivant lequel sont amem-es les eaux. On voit sur la planche 3 le n'-sullat de cette t‘preuve, en ce qui concerne ralimeulation de la .sounv du Kosoir.

Apn'“s mètre ainsi assure' des points pr(k'is d’où jaillissaient les soun'es, j'ai fait tracer !e,s fondations de telle sorte (pie les maçonneries ne |mssent en aucune façon altérer leur d('*bit. I>a ligne Altf.D repn'>s<!nle la bordure naturelle du bassin que les dragages avaient mi.se à nu, et c’est sur ce banc calcaire et en retraite d'une cinquanlnim' de centiin('tn's que la prciuM're assise de l'enceinte a été établie.

Elle a, dans o'uvre, la largeur de .î"20 (H la longueur de 11” 10.

Du côté de lu montagne cette enceinte est terminée par un demi-cen’le de 2"'WI de rayon.

Les murs latéraux et postérieurs qui l'envvloppent pn'senlent l’épaisseur de 2”0.â, la(|uclle se n'duit A l™10, suivant Taxe du bassin et du côté du demi-cercle qui le termine.

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