CHAPITRE I. — AQLEDCC Dü ROSOIR
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SCPTIÉHE SECTION.
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Le premier paragraphe de l'url. 1" de l'ordonnanee du 19 septembre 1898(’), relative aux prises d’eau des communes de Messigny, Vanloux et Ahuy, est ainsi conçu :
« L’aqueduc à construire pour amener à Dijon les eaux de la source du Rosoirsera interrompu près de chacune des communes de Messigny, Vantoux et Ahuy par un bassin carré de 1“ (Kl de côté. Ce bassin sera pt;r(u5 de deux ouvertures : la première établira une communication avec l'aqueduc destiné à conduire eaux à Dijon; la seconde, avec le conduit de la commune à alimenter.
« Le rapport entre les ouvertures des bassins sera, savoir :
A Messigny 1
A Vantoux ~
ri.
Je vais maintenant décrire les dispositions adoptées pour arriver ô ce résultat.
fo rriM HeMlsar.
Cette prise d eau, ainsi que nous l'avons déjà vu, est recouverte d'un pavillon (voir 1a planche 5).
Le bassin de distribution qu'il recouvre a, dans le sens de l’aqueduc, la longueur de 1" 80, et, perpendiculairement à .sa direction, 1“60.
Il est divisé en trois parties égales dans le sens de sa longueur.
Le compartiment d'amont est séparé de celui du milieu par une toile métallique, dont le but est d'empècher les corps étrangers d'arriver aux appareils de distribution.
(') Je présenterai, dans la quatrième partie, tous les détails relatifs à ce règlement d'administration publique ; je vais me borner ici à indiquer scs prescriptions et la manière dont elles ont été accomplies.
*0« HISTOIRE DES FONTAINES PUBLIOFES DE DIJON. — Il' PARTIE.
Une plaque en cuivre, offrant la lofipnienr totale de 1” iO."), la hauteur de répaissf'tir de 0” 015, est placée parallèlement à la toile métallique et, comme elle, enrustrée dans des rainures pratiquées dans des pierres de taille saillantes.
Celte plaque est |wrcée de vingt-cinq fentes verticales de ü“025 de largeur, qui descendent de son arête supérieimj jusqu’à la hauteur de ü" 10 aud(;ssus du mur de chute sur lequel elle est placée; ce mur de chute a la hauteur de 0"2,5. C’est par les fentes verticales de la placjue précitée que passe le volume d’eau attribué à Dijon.
L’orifice qui donne l'eau à Messigny est placé sur le cdté gauche du compartiment central. Il est fermé par une plaque en cuivre, percée d une ouverture verticale de dimensions égales à celles de la grande plaque de Dijon (‘).
Les eaux, à la sortie de la plaque de Messigny, sont nrucs dans un réservoir en pierre de taille, cl présentant une sup<;rficie de 1 mètre carré. Li fond de ce réservoir est à 0”50 en contre-bas du radier de l’aqucduc. Au fond de ce réservoir se trouve une soupape, au moyen de lu(juclle il peut se vider : un puits perdu permet, d’ailleurs, aux eaux de disparaître immédiatement. L’utilité de ce réservoir est facile h comprendre : il donne la possibilité de jauger avec une grande exactitude les eaux qui vont à Messigny, et, par suite, de déterminer le volume qui se rend à Dijon par une simple multiplication. Les tuyaux qui conduisent l’eau à Messigny sont encastrés dans le fond de ce réservoir.
Je terminerai par une. remarque relative aux appareils de division des eaux.
On conçoit qu’il était bien préférable, pour l’exactitude de l’oja'îration, de percer dans la plaque de Dijon vingt-cinq fentes égales à celle de Messigny.
En effet, si l’on s’était borné pour Dijon à une seule ouverture d'une largeur telle quelle livrât passage à un volume vingt-cinq fois plus considiV rable, il aurait pu arriver qu’au bout d'un certain nombre d'années le rapport réglementaire cessât d’exister. L's frottements, par exemple, qui auraient augmenté de 1 millimètre la largeur de la fente de la plaque de Messigny, auraient accru celle largeur dans le rapport de 1 à 25.
Or, les mêmes frottements, dans le cas d’une ouverture unique pour Dijon, n’auraient augmenté cette dernière que dans le rapport de 1 à 25 x 25, si celte ouverture avait été vingt-cinq fois plus grande que celle de Messigny.
(') Je ilonncrai dans la note F les dilïérenls prcH^édés auxuueU on peut recourir pour obtenir, d'une prise d’eau, un volume constant, malgré les variatioiM de ré^jime du canal alimentaire.