CHAPITRE 1. — AQL'EDfC Dt ROSOIH
Les proportions <1« la répartition auraient été modifiées à l'avantage de la commune de Messigiiy. Il n’en saurait être ainsi par le procédé adopté.
t* PrU« 4’ron 4c Van<«iis.
On sait que la quantité d'eau attribuée à cette commune n'était que le 1/Hl' de celle qui devait continuer sou cours juscju'à Dijon.
On a cru devoir renoncer au moyeu ejnployé à Messigny pour la répartition des eaux. Ce moyen aurait exigé l’ouverture d’une trop grande quantité de fentes verticales dons la plaque, de Dijon : on s'est borné, sans rencontrer au reste d’opposition de la part de la commune de Vantoux, à pratiquer, dans une plaque en cuivre pincée à 0"’ Kl au-dessus du niveau du rudi(;r de l’aq\ieduc, dans la partie recouverte par le pavillon situé à l'amont du pont aqueduc de Vantoux, un orifice circulaire de 0” (111 de diamètre. Cet orifice a été calculé de manière i donner h la commune, A la hauteur convenue et lorsque le niveau des eaux de l'a({ueduc est le plus bas possible, le Ij'l 11* du volume de la source.
De plus, la ville ayant, par un traité notarié du 17 décembre 1K39, consenti à perpétuité au propriétain^ du chiUeau de \'antoui, pour prix des droits qu'il accordait dans un vaste clos traversé par l'afpieduc, un volume de 4 poucos d’eau, la commune et ce propriétaire se sont entendus pour obtenir leur concession nu moyen d'un même orifice et du môme tuyau (acte notarié en date du 22 juillet 1843 J.
La plaque en cuivre, dans laquelle est percé l’orifice, est fixée dans une dalle de 0"47 de hauteur, de 1”00 de largeur et de 0"'20 d’épais.seur. Elle est en retraite de ü"2ü sur le parement de l'aqueduc: un grillage est placé dans le prolongement de ce parement.
L'eau, eu s’échappant de l'orifice, tombe dans un réservoir disposé comme celui de la pri.se d’eau de Messigny et servant au môme usage. Le tuyau alimentaire de la commune de Vantoux <ist également mis en charge par le réservoir.
S" Prise 4*ea« 4*Akey.
Elle est en tous points conforme pour la disposition des maçonneries à celle de Messigny; seulement on s’est borné, du consentement de la commune
d Ahuy, à lui livrer l eau par un oriOce circulaire de 0"04 de diamètre, et dont le centre est placé à la hauteur de 0'“li au-dessus du radier. Cet orifice, dans les eaux les plus basses, doit livrer passage, comme on l'a dit plus haut, au 1/37 du produit de la source. Ce mode de jouissance, accepté par les habitants dAhuy, a dispensé d'établir pour Dijon une plaque analogue à celle existant à la prise d'eau de Messigny.
Telles sont les dispositions adoptées pour les prises d'eau des trois communes dont il vient d'étre question.
Sans doute c’est uniquement dans le désir d’être utile aux communes précitées que le Conseil municipal de Dijon a proposé de leur attribuer une partie de leau de la source du Ilosoir; mais, d'autre part, le puissant intérêt que ces communes, placées le long de l'aqueduc, ont aujourd'hui à sa conservation, est pour la ville la plus sûre garantie qu’il n'y sera causé aucun dommage ni commis aucune dégradation.
IIITTIÈME SECTIOM.
▼VASVe P«aTB
La longueur de ce viaduc est de 148 mètres, mesurés dans oeuvre, entre les pavillons situés aux extrémités (voir la planche 7).
11 est formé de cinquante-neuf arcades en plein cintre, portant la cuvette dans laquelle s’écoulent les eaux.
Ces arcades ont 2 mètres de largeur chacune et pour les cinquante-
neuf 118"
Leurs piles ont l’épaisseur de (r50, d’où pour les cinquante-huit. . . 29
Les culées contre les pavillons ont ensemble 1
Total pareil au précédent 148“
Les voûtes à leur naissance reposent sur des pieds-droits de 0“60 et d’une hauteur de (T'iG; leur épaisseur à la clef est de 0"30; elle sont couronnées par une plinthe de ü”20 d'épaisseur, faisant saillie de 0”15. Cette saillie présente 1 inclinaison de 0'”0.") .sur O^lâ; le radier de l’aqneduc est arasé au niveau de cette plinthe. •
CHAPITKF. I. — AQI'F.ÜIC 1)1' RO.yHK.
Sur la plinlhe roposeiil les deux murs lati'-raux du conduit ('). lis oirrcnl chacun l'épaisseur de 0“55 et la hauteur de 0" 70, non compris une nouvelle plinthe supérieure qui les recouvre et dont la hauteur intérieure est d(‘ fl" 2fl, lacpielle se réduit à fl” 15 suivant le parement extérieur, ('.'est sur cette plinthe que sont placé'es, avec encBstrement de 9 ccntiintMres , les pierres de taille formant le toit du conduit. .Ainsi la hauteur dans œuvre de ce conduit est de 0"79; sa largeur dans œuvre étant de fl” lit), sa largeur hors d’ouivreesl 1" 7fl, d'après l'épaisseur adoptée pour les murs latéraux.
L'intérieur de Taqueduc est entièrement revêtu d'enduit, ainsi qu il a déjà été expliqué.
Chaque pavillon des extn'-mités est percé de deux portes situées dans l'axe du viaduc; elles renferment l'une et l'autre, et sur le coté droit, un petit déversoir formé par une dalle verticale de fl”SI) de largeur, de frtifl de hauteur et de fl" 15 d'épaisseur.
Le superflu des eaux descend dans une petite chambre de fl"8fl de longueur et de fl* 15 de largeur; de là il s'échappe par un orifice placé dans la base du* pavillon et terminé par une gargouille de fl” .5(1 de largeur et de fl” 15 de profondeur, faisant saillie de fl" 15 sur la paroi.
Des rainures placées dans le pavillon d'aval permettent en outre de se débarrasser, au moyen d'une vanne, de la totalité des eaux avant leur arrivée dans le puits cpii précède le réservoir.
Le nombre des regards entre les deux pavillons est de six. Ils sont formés de blocs de pierre ayant la longueur et la largeur de 0"54; ils recouvrent des orifices présentant une section de 0" 5(1 au carré.
Le viaduc, à part les pavillons et les plinthes, a été complètement exécuté en moellon smillé, et bien que la hauteur du conduit ne soit cpie fl" 75, les enduits ont été exécutés par des maçons qui n ont opéré qu'après le pincement du dallage supérieur.
(•) Ces murs laissent échapper beaucoup d'eau en hiver, à raison du retrait des maçonneries; on doit remédier à cet inconvénient par l'application d'un enduit en bitume.
HISTOIRE DES l'ONTAINES PlîBLIQl.ES DE DIJON. — Il* PARTIE.
^EOVIEHE SECTIOK.
■■nUTioa DK« TBAVADz BB b'avobbvc.
Il paraîtra sans doute utile que je fass«î suivre la description de l'aqueduc et des constructions t'tahlies sur son parcours d'une estimation gém'rale des dispenses (juils ont on-asioiinfe. Ile plus, cette estimation, pour être convenalilemcnl ajiprécii'e , devra fttre aci-onipagiK'c :
1° D'une analyse succincte des éléments de prix sur lesquels elle est basée;
2' Du résumé des principales conditions d art auxquelles étaient astreints les enln>preneurs;
3" Du détail de quelques expériences qu'il m'a été permis de recueillir sur les résultats de la main d'œuvre ; toutefois, je siirai Irés-circonspeclà cet égard, et ne présmiterai dans cet ouvrage (jue les expériences sur l'exactitude desquelles je n'ai conservé aucun doute.
Les travaux «le l'aqueduc du Rosoir avaient été partagi's en trois lots pour l'adjudication.
Le premier lot s*; composait du n'-sen'oir de la porte (îiiillaume et de tout l'intervalle compris entre ce ré.servoir et un point placé à 180 métrés en aval de la chute n" 19; sa longueur était de 3791" .üO; il a été adjugé le 19 juillet 1838 moyennant un rabais de 1 fr. 05 pour DMI l'r.
Le deuxième lot s'appliquait à l'intervalle compris entre la limite du premier lot et un point situé à 80 mètres en aval du pont-aqueduc du moulin de Vantoux; sa longueur était de 5182" .50; il a été adjugé le 19 juillet 1838 moyennant un rabais de 3 fr. 50 pour 100 fr.
Kniin, le troisième lot se composait de tout le reste de l atpieduc, y compris le bétiment recouvrant la source; sa longueur était de 3720” 80 ; il a été adjugé le 19 juillet 1838 moyennant un rabais de 1 fr. 00 pour 100 fr. Les entrepreneurs des deux premiers lots ont mené leurs travaux à bonne fin; l'eiitrepreneur du troisième lot a abandonné ses chantiers lorsqu'il était A peu près arrivé au tiers de sa besogne : on a terminé son ceuvre en régie.
Je déiluirai du jiremier loi, dans les estimations qui vont suivre, le réservoir précité; je m'occuperai de ce travail en même temps que de celui de la distribution des eaux dans l'intérieur de Dijon. Je ferai observer, du resU;, que toutes
OUPITRE I — AQUEDUC DU ROSOIR. îll
lüs estimations sont extraites des procès-verbanx de réception définitive acceptés par les entrepreneurs.
PrrMier loi-
F,e viaduc de la porte (îuillauine et les parties d'atpiednc souterrain à l'aval et à l’amont de ce viaduc, dans tout rintervalle compris entre le imreinent extérieur du résenoir et la route de Trojes, sur 1a longueur totale de lîOi"' '>0, ont coilté,
dé<luction faite du rabais 20,7711 f. 15
L’aqueduc souterrain à la suite, d’une longueur de 3180 mètres, a coûté, déduction faite du rabais I17,tl83 (il
Total 03,150 70
lot.
L'aqueduc souterrain, d’une longueur égale à 5102'" 00, a coûté, rabais dé*-
duit 88,110 f. 87
Le pont-aqueduc du moulin d’Ahuy a coûté, rabais déduit. . . A, 311 00
Total 02,701 77
L’aqueduc souterrain, d’une longueur égale à 30.50” 50, a coûté, rabais dt^
duil 77,121 f. 12
Ponts-aqueducs de Vanloux et du moulin du Rosoir, ensemble. 8,823 30
Ils ont coûté chacun la môme somme.
Tunnel sous Suzou, pavillons, voûte recouvrant 1a source. . . . 12,200 11
Total 08,213 83
Ainsi, la dépense totale a été de 281,135 39
Cette somme se répartit de la manière suivante:
Aqueduc souterrain d’une longueur de 12308“ 10 2.33,257 f. 03
V iaduc de la porte Guillaume ; longueur, coin [iris les portions
de voûtes souterraines, 302'° .50 25,770 15
Ponts-a([uediics d'Ahuy, de Vantoux et du Rosoir 13,i;V> 20
Tunnel sous Suzon, biUiment recouvrant la source 12,200 11
Total pareil 281,135 39
IIISTOmr. DUS FONTAINES PPUMOUES DE DIJON. — Il' PARTIE.
Report
K «’ctlc somme, il convient encore d'ajouter, pour avoir la di'*pense totale:
1“ l ue indemnité de 8,000 fr. à l'entrepreneur du premier lot.
Savoir:
pour l'aqueduc souterrain 5,Ufif.
Pour le r(!-servüir 2,.‘Ul(i
pour le viaduc de la porte (luillaume <8S
Totai 8,000
-Nous ne porterons en ligne que 1 article premier, nousrésenanl de tenir compte, plus tard, des autres fractions de riiidemiiité,
ci 5,H0f. "t
i" I ne indemnité de ü.OOO fr. A l'entrepreneur du j
deuxième lot .'j.CiOO >
3' l ue indemnité de .Â, 200 fr. A l entrepreneur du 1
troisième lot .ô,200 /
I.es motifs des indemnités dont il vient d'étre question sont relatés dans uiiedéliliération diidonst'il municipal, en date du 13 février 1810. il y <>st établi ;
r One le cube de mortier qui. d après le devis, devait être 0" 33 par mètre eidie. a été de 0".‘J7 eu réalité ;
2“ Uu'en plusieurs points ou a renconln', dans les tranchées, des rocbcs d'une extrême dureté, qui ont cédé seulement A l'action de la mine: 2 fr. ont été accordés par chaque mètre cube non employé dans la maçonnerie;
3“ (jue la plus grande profondeur A laquelle ont été descendues les fouilles du premier lot, et l'emploi presque exclusif de la pioche monloise dans les terrassements, justinaienl une augmentation de 0 f. 10 par chaque mètre cube;
1“ Que la difficulté du transport A travers les vigiu's, au milieu ilesipielles l'aqueduc était tracé, mVessituit aussi une augmentation, pour chaque mètre cube de piern', deO f. 10;
A reporter