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CHAPITRE I. — AQÜEDÜC DU ROSOIR

•* MA^Buerle.

Le prix de la pierre rendue sur place pour lu eonstruction de l'aqueduc avait été estimé, pour le premier lot, l fr. 70; pour le deuxième, 1 fr. 60; pour le troisième, 1 fr. 50. ün a vu, aux tableaux généraux, que ces prix avaient dO être un peu augmentés è raison de lu diflieulté du transport dans les vignes.

l,a main-d'onivre des inaeonnerii’s était coni[»lée, le mètiv! cube, bardage eompris, 2 fr. 15. On avait admis qu’il n’entrerait qut^ 0" 33 de mortier par mètre cube; des expt’riences positives ont démontré que ee cliilFn^ devait être porté à 0“ 37. l’ne indemnité a été allouée pour ce fait aux entrepreneurs.

L'opération du cintrement était évaluée séparément : on allouait pour ce travail, 0 fr. 25 par mètre courant aux entrepreneurs; quant aux cintres longs de i mètres ('), ils n'exigeaient qu'une dépense de 23 fr. l un, et comme on n’en a employé que quinze environ pour les trois entreprises réunies, ou avait compris cette dépense dans les faux frais.

11 est entendu que le 1/20 pour faux frais et le UlO pour bénéfice doivent être ajouté's aux prix préa'-dents.

On avait imposé aux entrepreneurs l obligntion de fabriquer pour l aqueduc tous les mortiers au pilon cl sous de petites tentt^s mobiles, pour éviter qu’ils fussent délayt^ par la pluie ou desséchés par le soleil. Les pierres (jui composaient l aqueduc étaient soigneusement arrangées de manière à former de.s liaisons dans tous les sens; elles étaient battues pour être tass(>es jusepi'à ce que le mortier refluât dans les joints; de plus, on garnissait les vides qu'elles laissaient entre elles par des éclats chassés avec fon.r. Cette maçonnerie formait un véritable béton. — .\vant la pose- des enduits, les joints étaient profondément dégradés, de manière que le mortier pût s’attacher intimement au purement. II est inutile d'ajouter qu'on avait le soin d’arroser les pierres avant leur emploi. Enfin, pour bien s’assurer de la qualité des maçonueries, on remplissait d'eau certaines fractions d'aqueduc avant la pose des enduits, et on les faisait démolir si elles ne lu conscn’aicnt point. Les mortiers avts: les<juels s’exécutaient les enduits présentaient beaucoup de consistance; ils étaient lissés avec

f') Dan.s les courbes on les réduisait à ta longueur de 3 met., 2 mèl. et mémo 1" 30.

Jîî HISTOIRE DES FONTAINES PUBLIQUES DE DIJON. — II* PARTIE.

soin après la pose. — Les enduits étaient arrondis dans les angles suivant un rayon de 0"0-4.

«XpJlBlBnCBa ■» LA IfAIÜ-D'OniVrU.

J’ai pu arriver, par le dépouillement des journaui des piqueurs chargés de surveiller les travaux de maçonnerie, à des renseignements exacts, savoir: Sur la niain-d æiivre exigée par les maçonneries:

Sur celle demandée par les enduits intérieurs.

Dans le relevé de ces journaux, on ii'a tenu compte que des journées où les maçons avaient été exclusivement occupés ù la l■onfprlion des maçonneries, et de celles où ils avaient été uniquement employés aux enduits.

On a trouvé que dans le second lot 980 " ' 75 de maçonnerie (radier, piedsdroits, voûtes) avaient exigé l'emploi de 574 journées de maçon et de 284 j. 75 de manœuvre.

D où il résulte ; 1” que l’exécution de 100 ' de maçonnerie exigeait l'em-

ploi de :

58 journées de maçon, 29 journées de mannuivrc;

2° Qu’un maçon faisait moyennement, par journée, 1" ' 72 de maçonnerie.

Dans le troisième lot, des recherches analogues ont conduit au résultat suivant ;

2077 ^ ' 93 de maçonnerie (radier, pieds-ilroits, voûtes), ont exigé l'emploi de 1,005 j. 50 de maçon, et 1,189 j. 25 de manœuvre.

D'où il résulte : 1° que l exécution de 100 ^ * de maçonnerie demandait l’emploi de :

00 journées de maçon , 4 1 journées de manœuvre ;

2° Qu'un maçon faisait moyennement, par jour, 1 ^ • 67 de maçonnerie.

CBAPITRE I.— AQUEDCC DU ROSOIR

ai

BMialto lal^rlrara.

4084“ 60 (l'enduits intérieurs ont été exécutés dans 426 journées d ouvriers, savoir :

142 journées de maître maçon,

142 — do maçon broyant le mortier,

1 42 — de manœuvre transportant 1a matière dans l'aqueduc.

Il D'sulte de là qu'un maçon, servi comme il vient d'ôtre dit, pouvait enduire dans sa journée 2S” 7.5 et que, pour faim KK) mètn's d'enduits, il fallait trois jours et demi de maître maçon et autant d un maçon broyeur et d'un manœuvre. L(> m(>me nombre d'ouvriers pouvait poser une superficie de chape sur les voûtes, égale à moitié en sus du cbiffn; pnicédeiumenl trouvé, ou de 42 mètres.

Je vais maintenant comparer le prix de revient qui résulte des éléments précédents aux sou.s-détails dont j’ai pn'simté plus haut l’analyse.

tn cumulant les ré.sultats fournis par le deuxième et le troisième lot, on reconnaît que, pour exécuter .‘Ulli7 “ ' tiS, il a fallu emphjyer 2,171(, 50 journées de maçon, et 1,474 journées de mammivrc.

2,179,.50 journées de maçon à 3 fr. font 6,5381.50

1,474,50 — de servant à 2 — 2,048

Totai 9,486 50

La main-d'œuvre du mètre cube revenait donc moyenn(>ment à. . . 2 f. 59

Or, ou allouait pour ce travail :

1“ .Hain-d'œuvre de la maçonnerie 2 f. 15

2” Celle du mortier, 0'” 37 à 1 fr. 50 le mètre 0 41

3* Celle du cintrement par mètre courant, 0 fr. 25, ou par mètre cube. 0 18

Total 2 74

A quoi l'on ajoutait encore 3/20 pour faux frais et bénéfice de l'entrepreneur 0 41

Total 3 15

Il est vrai d ajouter que le transport de l'eau sur la ligne exigeait une d»‘pense qui pouvait s tdcverjustpi à 0 fr. 10 par mètre cube de maçonnerie, mais les entrepreneurs auraient pu 1 atténuer notablement par I établissement de puits bien disposés; — quant aux cintres, on a vu, page 221, qu'ils n’avaient coûté ensemble que 345 fr., d'où 0 fr. 02 par mètre cube.

En fait, les entrepreneurs ont toujours trouvé des maçons qui se chargeaient de la main-d œuvre pour le prix des sous-détails, déduction faite du r.ibais, eten laissant les 3/20 à rentrepreneur pour faux frais et Wnéfice.

KwIulU Intéffteun».

Les expériences ont porté sur 408 4" 00 d enduit.

Il a fallu pour ce travail :

1" 142 journées de maître maçon à 4 fr 568 fr.

2" 142 — de maçon ordinaire à 2 fr. 50 3,55

3° 142 — de manœuvre à 2 fr 284

Total. 12B7 fr.

Le mètre carré- revient donc à 0 30

Or, on allouait pour ce travail :

Façon et pose par mètre carrt* 0 35

Façon du mortier (prix de revient par mètre carré d’enduit) 0 04

Total 0 39

Mon compris le 1/10' de bénéfice.

Quant à la chape, elle était largement payée: on en avait porté la maind’œuvre au môme prix que celle des enduits intérieurs, et elle ne devait être évaluée qu’à 0 fr. 25; à ce prix, les maçons gagnaient encore de Irè.vfortes jonrné-es. L'entrepreneur du premier lot allouait en elTct 0 fr.25 par chaque mètre de chape, fabrication de mortier comprise; cette dernière coûtait Ifr. 5üpar mètre, cube, il restait pour l application de la chape, 0 fr. 19;

auPiTiiE I. — .ujcEmir, dü nrtsoni.

Or, un mnrnn avec son aide en faisait jusqu'il 50 mètres par jour; le. maçon et son aide gagnaient donc, au prix de 0 fr. 25, par jour 9 fr. 50.

Je n’ai point présenté d'exjiérience pour le premier lot parce que, dans les états tenus par les piqueurs, je n'ai pas trouvé de maçons exclusivement occupés à chaque nature d'ouvrage. Mais il est facile, maintenant que les prix de revient dus enduits viennent d'ôtre établis, de déterminer celui de la inaind'oeuvre de 1a maçonnerie du premier lot; celte opération nous servira de vériücation.

Sur le premier lot on a exécuté, au moyeu de S02.75 journées de maç.on et 052,75 de manœuvre;

1* 12S2.90 mètres cubes de maçonnerie;

2“ 101,80 mètres superficiels d enduits intérieurs ;

3” 1128,00 mètres su()urficiels de chape; or,

802,75 journées de maçon, à 3 fr. donnent. . . 2, 108 f. 25 ^

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