‹ Les forces éternellesChapitre 110 sur 223 · LE VOYAGE · texte numérisé non relu

LE VOYAGE

Quand les jours sont pareils sur un même horizon, Et que le paysage étend sa même fresque, Je songe à vous, voyage ! adieux à la maison, Espoir de nouveaux ciels, de cinquième saison, Projets dansants ainsi qu'une longue arabesque...

— Ah ! que vous me plaisiez, suave déraison. Chapeaux de Walter Scott, plumage romanesque, Les livres de Musset pris au dernier moment, Les manteaux à carreaux, l'odeur de la valise. L'ombrelle et l'éventail, et l'emmitouflement, Comme si le climat qui transit ou qui grise Commençait dans les trains ! Puis ce pressentiment Vague, présomptueux, clandestin, créateur,

De trouver un loyal et rassurant bonheur Au rendez-vous donné par la ville étrangère...

— Lorsque tu t'en allais pour quitter ton ennui, Chère âme, à cette époque heureuse et mensongère De la jeunesse, à qui nulle douleur ne nuit

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