‹ Les forces éternellesChapitre 113 sur 223 · RÊVERIE, LE SOIR · texte numérisé non relu

RÊVERIE, LE SOIR

Et je ne sais quoi d'immolé

Fait qu'en nous plus rien ne résiste

A la faiblesse d'être triste ;

0 langueur du cœur et des mains !

— Et je songe, parmi ce dolent examen, A Tenfance joyeuse où tout est lendemain, A cette certitude exacte et sans limite D'être un hôte espéré, que tout l'espace invite. Qui met, en respirant, le monde dans son cœur! Je songe à la maison de campagne, amicale. Dont les corridors sont des méandres d'odeurs, le songe à la gaîté d'une chambre en percale, A. cet éclatement de bonheur au réveil ! \ux rideaux contenant le poids d'or du soleil, fe songe, en ce soir triste où j'ai l'âme épuisée, iu jardin qui rejoint l'enfant par la croisée, \ cette immensité de soi-même, pourtant ylodeste, où l'on se sent le serviteur content 3'un Destin vague encor, mais radieux et sage, 3ont nos gestes fervents vont former le visage...

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