‹ Les forces éternellesChapitre 117 sur 223 · TOI SEUL ES VRAI · texte numérisé non relu

TOI SEUL ES VRAI

En cette nuât d'été, savante, ample, naïve.

Et qui calme un cœur inquiet, Je songe à vous, Destin, à tout ce qui arrive

Et console de ce qui est !

J'entends vos chants d'accueil, vos vœux de bienvenue, Lois des cieux constellés, sagesse de la nue,

Vous en qui plus rien ne me nuit !

Qu'importent les cœurs sourds et les âmes sans rêve, L'inéluctable en vous se berce et se soulève,

0 respiration des nuits !

Puissé-je, pour qu'enfin mon cœur de moi s'élance,

Confier le pouvoir de mon songe zélé

A l'affirmation de ce ciel étoile,

Et transmuer ma voix en ce divin silence!...

Il EST DES MORTS VIVANTS...

Il est des morts vivants, patients, qui survivent A la morte jeunesse, honneur divin du corps, Et leur àme, qui n'est ni sombre ni plaintive, Contemple l'univers et s'y retient encor.

Ils marchent dans un pâle et modéré vertige, Étrangers aux saisons, exemptés de leurs lois. L'été, tout hors de lui et pressurant, n'exige Plus rien de ces yeux secs et de ces cœurs étroits.

Car la Nature dit à l'homme rêvant d'elle :

« Je n'ai pas le besoin de ton mystique amour,

« Le plaisir contribue à ma vie éternelle,

« J'aimais ton turbulent et Iano:oureux concours.

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