L'UNIVERS N'EST PAS
L'univers n'est pas ton domaine; Malgré ton regard ébloui Ni lui de toi ni toi de lui,
— 0 pauvre âme qui te surmènes Afin d'égaler les étés, —
Vous ne pouvez vous contenter!
Cesse ton orgueilleuse audace, Ame liée au faible corps !
L'éclatant azur te menace D'ennui, de vieillesse et de mort.
— Mais si le doux destin amène Un tendre amant à tes côtés, Goûte bien la chaleur humaine, Sa charitable parenté,
C'est là l'unique éternité
Que les pauvres êtres comprennent.