‹ Les forces éternellesChapitre 167 sur 223 · LIBERATION · texte numérisé non relu

LIBERATION

La nuit par sa tiédeur vient prolonger la chambre,

La fenêtre est ouverte, et l'on se sent uni

A. ce scintillement chuchotant, infini,

Des étoiles d'argent et de la lune d'ambre.

J'ai détourné de vous, tumultueux ami,

Après cet esclavage où tout l'être a frémi.

Mon esprit attiré par la beauté des choses.

— Tandis que votre front contre mon bras repose.

Mon cœur, libre de vous, de soi-même dispose.

Je renoue avec l'air ma noble parenté :

Le silence savant, les cieux, l'éternité

Me conquièrent avec un verbe énigmatique.

La nuit me parle ainsi qu'à son enfant unique.

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