‹ Les forces éternellesChapitre 197 sur 223 · SEPARATION · texte numérisé non relu

SEPARATION

La nuit a son odeur céleste et forestière,

Un vent froid et tranchant l'anime et la parcourt ;

Son vif méandre ainsi qu'une fine frontière

Semble écarter ma main de tes doigts pleins d'amour.

— Je ne peux pas répondre à ta douceur plaintive;

La nuit ce sont les cieux et les arbres qui vivent ;

Nos deux rêves humains se sentent chacun seul,

Je ne t'écoute pas, j'écoute le tilleul

Exhaler dans l'éther ses langueurs expansives.

L'immensité nocturne a fasciné mon cœur.

Le silence est un dieu qui voudrait qu'on le suive.

Il flotte dans la nuit des tisanes d'odeurs...

Page 1