‹ Les forces éternellesChapitre 210 sur 223 · L'ATTRAIT · texte numérisé non relu

L'ATTRAIT

Même sans la suave, insistante saison, Qui me torture, hélas, de toutes ses essences, Pourrais-je, mon amour, repousser ta présence, Je suis la maladie et toi la guérison.

Un équilibre doux, tranquille, sur et sage S'empare de ma vie à te voir respirer ; En tous lieux je suffoque, et c'est ton seul visage Qui me semble aéré !

Je suis le desservant et toi le tabernacle. Tu me parais unique autant qu'universel. Se peut-il que l'amour, étant un tel miracle, De tous les grands bonheurs soit le seul naturel!

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