‹ Les forces éternellesChapitre 216 sur 223 · CEUX QUI ONT ACCUEILLI · texte numérisé non relu

CEUX QUI ONT ACCUEILLI

Ceux qui ont accueilli le bonheur puissamment, Sachant que c'est un dieu et qu'il faut qu'on le brave, Ont dans l'enfer humain connu la part suave, Et sans crainte goûté l'infini du moment.

Ils ont, dans leur joyeuse et subite ignorance. Ramassé sur leur cœur la brève éternité; Scintillants et profonds comme les nuits d'été, Ils ont, par la prodigue et trompeuse espérance, Éprouvé leur puissance et leur immensité.

Qu'importe si les pleurs, les regrets, les tortures Assaillent cet îlot que leur plaisir formait; ,

Ce qui fut est divin et ne périt jamais ; i

Châtiez ces vainqueurs, implacable Nature !

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