LES BORDS DE LA MARNE
La Marne, lente et molle, en glissant accompagne ;, Un paysage ouvert, éventé, spacieux.
On voit dans l'herbe éclore, ainsi qu'un- astre aux cieux, Les villages légers et dormants de Champagne.
La Nature a repris son rêve négligent.
Attaché à la herse un blanc cheval travaille. Les vignobles jaspés ont des teintes d'écaillé A travers quoi l'on voit rôder de vieilles gens.
Un automnal buisson porte encor quelques rases. Une chèvre s'enlace au roncier qu'elle mord. Les raisins sont cueillis, le coteau se- repose, Rien ne témoigne plus d'un surhumain effort Qu'un tertre soulevé par la forme d'un corps.