‹ Les forces éternellesChapitre 3 sur 223 · LES BORDS DE LA MARNE · texte numérisé non relu

LES BORDS DE LA MARNE

La Marne, lente et molle, en glissant accompagne ;, Un paysage ouvert, éventé, spacieux.

On voit dans l'herbe éclore, ainsi qu'un- astre aux cieux, Les villages légers et dormants de Champagne.

La Nature a repris son rêve négligent.

Attaché à la herse un blanc cheval travaille. Les vignobles jaspés ont des teintes d'écaillé A travers quoi l'on voit rôder de vieilles gens.

Un automnal buisson porte encor quelques rases. Une chèvre s'enlace au roncier qu'elle mord. Les raisins sont cueillis, le coteau se- repose, Rien ne témoigne plus d'un surhumain effort Qu'un tertre soulevé par la forme d'un corps.

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