‹ Les forces éternellesChapitre 46 sur 223 · LE CIEL EST D UN BLEU · texte numérisé non relu

LE CIEL EST D UN BLEU

Sans qu'elle me promette tout, L'amour seulement, c'est-à-dire, Mais l'amour par qui l'on respire Et sans qui rien n'a plus de goût.

L'amour plus sûr que la science Qui rêve et qui découvre enfin, L'amour plus fiévreux que la faim, Plus rusé que la patience.

L'amour hardi comme un vaisseau Où, sur les flots que le vent mêle, L'odeur du goudron bat des ailes Et fustige les matelots !

— Amour, tâche pure et certaine, Acte joyeux et sans remords, Le seul combat contre la mort, La seule arme proche et lointaine Dont dispose, en sa pauvreté, L'être hanté d'éternité !

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