‹ Les forces éternellesChapitre 47 sur 223 · MATIN DE PRINTEMPS · texte numérisé non relu

MATIN DE PRINTEMPS

La pluie, enveloppante, ombrage L'espace, les bois, la prairie, Et forme sur le paysage Une cage en verroterie.

C'est la pluie allègre d'avril, Elle est mince, dansante et lâche Comme des perles sur un fil.

Elle est joyeuse ! C'est sa tâche De descendre en jets allongés, De se glisser, de se loger Dans les fentes et les entailles Des bourgeons aux vertes écailles, Acérés comme un dur métal.

— Soudain la voici qui s'arrête Et qui suspend ses gouttelettes Comme une glycine en cristal.

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