‹ Les forces éternellesChapitre 5 sur 223 · VERDUN · texte numérisé non relu

VERDUN

Le silence revêt le plus grand nom du monde ; Un lendemain sans borne enveloppe Verdun. Là, les hommes français sont venus un à un. Pas à pas, jour par jour, seconde par seconde Témoigner du plus fier et plus stoïque amour.

Ils se sont endormis dans la funèbre épreuve.

Verdun, leur immortelle et pantelante veuve.

Comme pour implorer leur céleste retour,

Tient levés les deux bras de ses deux hautes tours.

— Passant, ne cherche pas à donner de louanges A la cité qui fut couverte par des anges Jaillis de tous les points du sol français : le sang Est si nombreux ici que nulle voix humaine

Page 1