‹ Les forces éternellesChapitre 57 sur 223 · SCINTILLEMENT · texte numérisé non relu

SCINTILLEMENT

Le frais printemps est revenu,

Sa tiède atmosphère ébahie

Répand ce plaisir vif, ténu,

Qui semble toujours inconnu.

Les bois sont imbibés de pluie ;

Les lourds bourgeons gonflés, mouillés,

Scintillent d'eau et de lumière.

— 0 verte éponge printanière,

Tu fais ruisseler sur le cœur

La joie humide des odeurs !

Comme des elfes invisibles

Tous ces petits parfums contents

S'en vont s'insinuant, sautant,

Sous les fins herbages flexibles :

Frais piétinement clandestin

Qui rend la Nature attentive !

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