‹ Les forces éternellesChapitre 84 sur 223 · L'AUBE POINT FAIBLEMENT · texte numérisé non relu

L'AUBE POINT FAIBLEMENT

L'aube point faiblement, tous les coqs ont chanté ;

Le bourgeon bleu du jour éclôt de tous côtés,

La nature a sa grâce intime et reposée.

Un vent léger transporte un parfum vif, amer.

Le jour, tout ruisselant d'éclat et de rosée,

Est frais comme un poisson qu'on arrache à la mer!

Le monde a revêtu la faible teinte verte

Qui semble un vol léger butinant la forêt,

A chaque instant on voit ce verdoyant secret

Enfler et chuchoter sur le branchage inerte ;

Et le montant soleil a posé sur mon cou

Sa belle main forte et cuisante, On entend dans les bois, — comme un cœur dont les coups

Ont une langueur hésitante, —

Le charmant hoquet du coucou.

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